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la Mathématique est ce que n'est pas la Pensée Unique

Raymond RICHA

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9/2/2009

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SOMMAIRE

 

Pour la Sixième

 

bien rédiger, c'est d'abord bien raisonner

 

La médiatrice d'un segment de droite et ses propriétés

 

Les symboles mathématiques

 

Repérage - Abscisse d'un point

 

Points - Droites - Segments de droite - Plan

 

géométrie de la droite

 

Angles intérieurs d'un triangle

 

une propriété des milieux de segments de droite

 

Opérations avec les nombres sexagésimaux

 

Divisibilité - Partage et proportion - Opérations sur les unités de temps

 

Symétrie axiale - Propriétés du losange et du cercle

 

La multiplication arabe

 

Constructions géométriques avec l'équerre, le rapporteur et le compas

 

Machines et chaînes - Applications

 

Le périmètre du cercle

 

 

Pour la Cinquième

 

Il existe un triangle pour lequel, l'orthocentre, le centre du cercle qui lui est circonscrit, le centre du cercle qui lui est inscrit, le centre de gravité sont tous confondus

 

Triangles équivalents (en surface)

 

Capacité et Débits : l'exemple d'un  bassin

 

Attention aux données d'une équation à résoudre !

 

angles alternes, correspondants, intérieurs

 

Proportionnalité

 

comment résoudre une équation ?

 

comment construire avec mon compas un rectangle équivalent (en surface) à un triangle ?

 

Application des propriétés d'un triangle isocèle

 

comment construire avec mon compas un cercle passant par trois points non alignés ?

 

 

Pour la Quatrième

 

Puissances d'un nombre - Opérations sur les puissances

 

Développement et Factorisation

 

Parallélisme et proportionnalité - Théorème de Thalès

 

Le théorème de Pythagore et sa réciproque - Applications

 

Une application concrète du théorème de Pythagore

 

Constructions géométriques et une application du théorème de Thalès

 

Propriété des bissectrices intérieure et extérieure dans un triangle

 

Le cosinus de la mesure d'un angle aigu

 

Applications de la notion de cosinus de la mesure d'un angle aigu

 

 

Pour la Troisième

 

Equations - Systèmes d'équations

 

Inéquations

 

Applications du théorème de Thalès

 

Le théorème de Thalès : outil pour le partage d'un segment de droite dont la longueur
est un nombre irrationnel

 

La Tangente de la mesure d'un angle aigu

 

Une méthode pour trouver rapidement les fonctions trigonométriques des mesures d'angles remarquables

 

Applications affine et linéaire

 

Equation d'une droite - Positions relatives de deux droites

 

Le théorème de Pythagore dans un repère orthonormal - Distance de deux points

 

Application du théorème de Pythagore dans une construction géométrique

 

Coordonnées d'un vecteur - Applications sur la Translation

 

Un lieu géométrique important : l'arc capable

 

comment construire avec mon compas un carré équivalent (en surface) à un triangle ?

 

Les identités remarquables : des outils très efficaces pour résoudre une équation à une inconnue, du second degré

 

Les transformations ponctuelles : symétries, translation et rotation

 

La Translation : produit de deux symétries centrales

 

Les angles - Position relative d'un angle par rapport à un cercle

 

Pyramide et cône

 

Une erreur à éviter

 

Ce qu'il ne faut jamais écrire ou faire au brevet

   

ELEVES PREPARANT LE BREVET, CLIQUEZ CI-DESSOUS :

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Pour la Seconde

 

Droite orthogonale à un plan

 

Droites orthogonales - projection orthogonale d'un angle droit

 

Droites orthogonales à un plan - Recherche de lieux géométriques

 

Identités remarquables - Equations - Systèmes d'équations

 

Colinéarité de deux vecteurs

 

Orthogonalité de deux vecteurs

 

Fonctions - généralités

 

Encadrement d'une racine d'une équation

 

Une application de la similitude des triangles : des propriétés dans deux triangles semblables

 

Des relations métriques dans les triangles rectangles

 

Comment démontrer l'existence des racines d'une équation sans les calculer ?

 

 

Pour la Première S

 

Tangente de la somme de mesures de deux angles - Application

 

Existence et signes des racines d'une équation à une inconnue du second degré

 

Etude du signe du trinôme du second degré à une inconnue

 

Géométrie vectorielle - Notion de barycentre

 

Géométrie analytique dans l'espace

 

Produit scalaire - Relations métriques dans le triangle

 

L'asymptote oblique

 

Comment déterminer le maximum d'une quantité variable ?

 

 

Pour la Terminale S

 

Notions élémentaires de Logique Formelle

 

Théorie des Ensembles et Topologie

 

Fonction numérique - Généralités

 

Comment démontrer la continuité (respectivement la discontinuité) d'une fonction numérique en un point

 

a et m étant deux réels, comment démontrer qu'une fonction numérique admet pour limite m, lorsque x tend vers a ?

 

Dérivabilité et notion de différentielle d'une fonction numérique

 

Intégrabilité d'une fonction numérique - Applications

 

Fonctions logarithme népérien et exponentielle de base e

 

Fonctions logarithme et exponentielle de base a

 

Les nombres complexes - Application à la Géométrie

 

Un problème : Nombres complexes - Transformation ponctuelle - Géométrie Vectorielle

 

L'intégration par parties  

 

Application de l'intégrale à la Géométrie

 

Résolution des équations différentielles

 

Cinématique du point

 

Application des équations différentielles à la Géométrie et à la Physique

 

Coniques

 

ELEVES DE TERMINALES SCIENTIFIQUES ET CANDIDATS A DES CONCOURS DE TECHNICIENS SUPERIEURS,
CLIQUEZ CI-DESSOUS :

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Pour les Terminales

 

Formules usuelles du calcul intégral

 

Ce qu'il ne faut jamais écrire ou faire au bac

 

 

 

 A vos maths

 

Idées reçues : être fort...être faible en Maths

 

Tout est Chaos...

 

Tu as dit Topologie ?

 

Vercors mon amour

 

Un espace et une géométrie qui désobéissent à Euclide

 

Une étrange égaité; pourtant elle est vraie

 

Clin d'oeil : continue, non dérivable

 

Scalène et propriétés communes des triangles remarquables

10/14/2006

Coniques - 2ème Partie

 

VII- Critère de décomposition de la forme générale  de l’équation à deux inconnues, du second degré par  rapport à ces inconnues

 

Soit dans ce repère, l’équation :

A, B, C, D, E et F étant des coefficients réels quelconques.

On admettra sans démonstration le critère suivant :

Le premier membre de l’équation (1) se décompose en un produit de facteurs du premier degré par rapport à x ou y, si et seulement si, le déterminant du troisième ordre :

 

Exemple

Soit dans un repère orthonormal l’équation suivante :

On a :

Par conséquent, le premier membre de l’équation donnée se décompose en un produit de facteurs du premier degré par rapport à x ou y.

La transformation en deux étapes, décrite plus haut, donnera :

Soient les deux droites réelles d et d’ telles que :

d et d’, ayant leurs coefficients directeurs égaux à 1, sont  parallèles.

L’équation donnée a pour solution l’ensemble :

 

VIII- Invariants de l’équation à deux inconnues, du second degré par rapport à ces inconnues

On admettra sans démonstration la propriété suivante :

L’équation :

A, B, C, D, E et F étant des coefficients réels quelconques  admet trois invariants, par passage d’un repère orthonormal à un autre.

Ces invariants sont :

 

IX- Trois genres de courbes

Soit dans ce repère, l’équation :

A, B, C, D, E et F étant des coefficients réels quelconques.

 

Soit (G) sa courbe représentative dans le repère donné.

On admettra les résultats suivants :

 

Exemples

Dans tous les exemples donnés ci-dessous, le repère est  orthonormal.

1-

Soit l’équation :

Soit (G) sa courbe représentative.

On calcule le discriminant :

On a :

Soient les deux droites d et d’ d’équations respectives :

et

 

L’équation donnée est donc représentée par :

 

2-

Soit l’équation :

Soit (G) sa courbe représentative.

On calcule le discriminant :

On a :

Soient les deux droites d et d’ d’équations respectives :

et

d et d’ ont leurs coefficients directeurs égaux à 1 ; donc elles sont parallèles.

 

L’équation donnée est donc représentée par :

 

3-

Soit l’équation :

Soit (G) sa courbe représentative.

On démontre que (G) est du genre parabole et que l’équation est représentée par
une droite réelle.

Je te laisse démontrer ces résultats.

 

4-

Soit l’équation :

Soit (G) sa courbe représentative.

On calcule le discriminant :

On a :

Soient les deux droites d et d’ d’équations respectives :

et

d et d’ sont deux droites imaginaires dont l’intersection est l’origine O(0,0) du repère.

L’équation donnée est donc représentée par :

Elle admet une solution réelle :

O(0,0)

 

5-

Soit l’équation :

Soit (G) sa courbe représentative.

Le premier membre ne pouvant pas être égal à un réel strictement  positif, 1, l’équation donnée est donc celle d’une ellipse imaginaire.

 

6-

Soit l’équation :

Soit (G) sa courbe représentative.

Je te laisse démontrer que la courbe représentative de cette  équation est du genre parabole et que, le premier membre de  l’équation pouvant se décomposer en un produit de facteurs du  premier degré par rapport à x ou y, la solution est l’ensemble :

d et d’ sont deux droites imaginaires parallèles.

 

7-

Soit l’équation :

Soit (G) sa courbe représentative.

Je te laisse trouver, par une rotation suivie d’une translation  du repère, l'équation canonique de cette parabole.

 

X- Conique à centre

L’ellipse, l’hyperbole et l’union de deux droites concourantes  possèdent, chacune, un centre de symétrie.

Chacune d’elles est dite conique à centre unique.

Les coniques du genre parabole n’ont pas de centre ou en  possèdent une infinité.

 

Soit dans ce repère, l’équation :

A, B, C, D, E et F étant des coefficients réels quelconques.

On suppose que cette équation représente une conique (G) à centre.

On admettra la propriété suivante :

Les coordonnées du centre W de la conique vérifient le système  d’équations :

Etant donné que la conique est à centre unique, on a donc la  condition suivante remplie :

Le système (1) admet donc une solution unique (x0 , y0) telle que :

 

Conclusion

Pour trouver les coordonnées d’une conique à centre il suffit de  résoudre le système d’équations (1).

 

Exemple

Dans un repère orthonormal , on donne la conique d’équation :

a)   Démontre que cette conique est une conique à centre unique

b)   Trouve les coordonnées de ce centre.

Solution

a)

b)

Le premier membre de l’équation peut donc se décomposer en un produit de facteurs du premier degré par rapport à x ou y.

La conique est l’union deux droites.

Les coordonnées de W vérifient le système :

Sa solution (x0 , y0) est telle que :

 

   

Exercices

 

1-

Dans un repère orthonormal , on donne l’ensemble (E) des points  M du plan vérifiant l’équation :

On demande de trouver le genre et une équation simplifiée de (E).

(E) est du genre parabole et on doit trouver comme équation  simplifiée de (E), l’équation :

 

2-

Dans un repère orthonormal , on donne l’ensemble (D) des points  M du plan vérifiant l’équation :

On demande d’expliciter (D).

On doit trouver que (D) est l’union de deux droites concourantes  (d) et (d’) d’équations respectives :

 

3-

Dans un repère orthonormal , on donne l’ensemble (F) des points  M du plan vérifiant l’équation :

On demande d’expliciter (F).

On doit trouver que (F) est l’union de deux droites (d) et (d’)  d’équations respectives :

 

4-

Dans l’exemple donné au paragraphe V-2, on a trouvé que, dans  un repère orthonormal, le genre de la courbe (E) représentative de  l’équation :

était une ellipse.

Trouve les coordonnées de son centre.

Si I est ce centre, on doit trouver :

 

5-

Dans un repère orthonormal, on donne l’ensemble (G) des points M du plan vérifiant l’équation :

Démontre que (G) est une parabole et trouve, par un changement  de repère, son équation réduite.

On doit trouver :

comme équation réduite.

 

6-

Dans un repère orthonormal, on donne l’ensemble (F) des points M  du plan vérifiant l’équation :

Démontre que (F) est une ellipse et trouve, par un changement de  repère, son équation réduite.

On doit trouver :

comme équation réduite.

 

7-

a)

On donne dans l’espace un cylindre droit dont la base est un cercle  de rayon r.

Ce cylindre est coupé par un plan qui fait un angle a avec la base.

On note (E) l’intersection de ce plan avec ce cylindre.

Explicite (E).

b)

Dans ce même espace, le plan précédent rencontre un cône  circulaire ; l’intersection est notée (I).

Ce plan est parallèle à deux génératrices distinctes du cône.

Donne la nature de (I).

 

Applications affine et linéaire - 2ème Partie

 

V- Positions relatives de deux droites du plan

V-1

Droites parallèles

1er cas : le plan P est muni d’un repère orthonormal.

Soit une application affine f définie comme suit :

Son graphe est la droite d.

 

 

Pour x nulle, y est égale à b ; d passe donc par le point A  d’abscisse nulle et d’ordonnée à l’origine égale à b.

Soit la droite d’ passant par A et parallèle à l’axe des abscisses.

Soit la demi-droite [Ot) dont la direction est parallèle à d.

Soit M un point quelconque de d, d’abscisse non nulle.

d’ rencontre la droite perpendiculaire à l’axe des abscisses abaissée  de M au point H.

Le triangle (AHM) est donc un triangle rectangle en H.

Dans ce triangle, on a :

A et H appartenant à la droite d’ parallèle à l’axes des abscisses ont  leurs ordonnées égales ; donc :

M et H appartenant à la droite (HM) parallèle à l’axes des  ordonnées ont leurs abscisses égales; donc :

En remplaçant dans l’égalité (1), les coordonnées de H par leurs  égales ainsi trouvées on obtient :

Or, on a :

Donc,

On obtient finalement :

Comme l’abscisse x de M est non nulle, on peut simplifier par :

D’où le résultat :

 

 

Dans un repère orthonormal, le graphe d’une application affine  dont les coefficients sont différents de 0, est une droite formant  avec l’axe des abscisses un angle aigu dont la tangente est égale à  la valeur absolue du coefficient directeur.

Ce coefficient directeur est souvent appelé pente de la droite  représentative de l’application affine.

Un cas particulier

De cette propriété, on déduit immédiatement que si a est nul,  alors :

d devient donc parallèle à l’axe des abscisses.

 

Soit une seconde application affine g définie comme suit :

Soit D son graphe.

D’après la propriété démontrée ci-dessus, si f et g ont leurs  coefficients directeurs égaux, alors leurs graphes sont parallèles.

Réciproquement, soient dans un plan muni d’un repère  orthonormal, deux droites d et D telles que :

D et d différentes de l’axe des ordonnées et non parallèles à cet axe

D et d parallèles

Alors, les coefficients directeurs des applications affines que  représentent D et d sont égaux.

 

 

Conclusion

Dans un plan muni d’un repère orthonormal, pour que deux  droites différentes de l’axe des ordonnées et non parallèles à cet  axe soient parallèles il faut et il suffit que leurs pentes soient  égales.

 

2ème cas : le plan P est muni d’un repère quelconque.

La propriété ci-dessus reste valable, puisque l’une quelconque des  deux droites se déduit de l’autre par une translation.

 

 

Dans tout ce qui suit le plan sera muni d’un repère  orthonormal

 

V-2

Droites perpendiculaires

Préalable

Soit un triangle rectangle (ABC) quelconque, rectangle en A.

Abaissons la hauteur [AH] relative à l’hypoténuse.

 

 

Parmi les propriétés métriques d’un triangle rectangle, on a :

La longueur h de la hauteur, est moyenne proportionnelle aux  longueurs des projetés orthogonaux des deux côtés de l’angle droit  sur l’hypoténuse.

Ainsi :

 

 

Propriété

Soient dans un plan P muni d’un repère orthonormal, deux droites  perpendiculaires d et D représentatives respectivement des  applications affines f et g définies comme suit :

d et D ayant respectivement pour coefficients directeurs a et a’,  leurs angles aigus avec l’axe des abscisses sont respectivement :

 

 

Soit le cercle (C) de centre l’origine O du repère et de rayon égal à  la longueur commune, égale à 1u.l des deux vecteurs unitaires de  ce même repère
(u.l étant l’unité de longueur choisie pour
 
ce repère ; u.l peut être le
centimètre, par exemple).

Soit H l’intersection de ce cercle et de l’axe des abscisses.

De O, menons les droites d’ et D’ respectivement parallèles à d  et D.

 

 

On obtient ainsi un triangle rectangle (OPQ), rectangle en O, avec :

 

 

Dans ce triangle rectangle, on a :

 

 

Ce qui donne :

 

 

Donc,

 

 

P et Q sont de part et d’autre de l’axe des abscisses ; donc on peut  écrire :

 

 

D’après la propriété métrique dans un triangle rectangle, rappelée  en préalable, on a :

 

 

Finalement, on obtient :

 

 

Dans un plan muni d’un repère orthonormal, deux droites  distinctes des axes du repère, non parallèles à ces axes et  perpendiculaires, ont le produit de leurs pentes égale à – 1.

Réciproquement, dans un plan muni d’un repère orthonormal,  deux applications affines de coefficients directeurs a et a’ différents  de zéro et tels que a.a’ égal à – 1 ont leurs graphes  perpendiculaires.

Cette réciproque est facile à démontrer puisque tout triangle  vérifiant la propriété rappelée ci-dessus en préalable est un triangle  rectangle.

 

Conclusion

Dans un plan muni d’un repère orthonormal, pour que deux  droites, distinctes des axes de ce repère et non parallèles à ces  axes, soient perpendiculaires, il faut et il suffit que le produit  des coefficients directeurs des applications affines qu’elles

représentent soit égale à – 1.

 

 

Récapitulation générale

Le plan est muni d’un repère quelconque

 

L’axe des abscisses a pour équation :

On dit que l’ensemble des points du plan  d’ordonnées nulles est l’axe des abscisses.

 

L’axe des ordonnées a pour équation :

On dit que l’ensemble des points du plan d’abscisses  nulles est l’axe des ordonnées.

 

L’équation de toute droite parallèle à l’axe des  ordonnées est de la forme :

On dit que l’ensemble des points du plan d’abscisses  constantes est une droite parallèle à l’axe des  ordonnées.

 

L’équation de toute droite parallèle à l’axe des  abscisses est de la forme :

On dit que l’ensemble des points du plan  d’ordonnées constantes est une droite parallèle à  l’axe des abscisses.

 

L’équation de toute droite distincte des axes du  repère et non parallèle à ces axes est de la forme :

 

Deux droites d et d’ représentatives des deux  applications affines f et g définies comme suit :

-        sont concourantes si et seulement si a et a’ sont  distincts

-        sont parallèles si et seulement si a et a’ sont égaux  et b et b’ sont distincts

-        sont confondues si et seulement si a et a’ sont  égaux et b et b’ sont égaux

 

Le plan est muni d’un repère orthonormal

 

Les conclusions ci-dessus sont encore valables.

 De plus, pour que deux droites distinctes des axes du  repère et non parallèles à ces axes soient  perpendiculaires, il faut et il suffit que le produit des  coefficients directeurs des applications affines

qu’elles représentent soit égal à – 1.

 

3ème Partie

Transformations ponctuelles - 2ème Partie

 

Exercices

1)

Solution

On sait que :

Donc,

Deux vecteurs sont égaux (on dit aussi équipollents) si et seulement si leurs  composantes scalaires de même nom sont égales ; donc :

Ces deux égalités impliquent :

 

2)

Solution

On sait que la symétrie centrale de centre O, origine du repère, transforme un point  M(x,y) en un
point M’(– x , – y).

En posant SO, on obtient :

On sait que la symétrie axiale d’axe, l’axe des abscisses, transforme un point M (x,y)  en un point
M’(x , – y).

En posant Sx’x, on obtient :

On sait que la symétrie axiale d’axe, l’axe des ordonnées, transforme un point M (x,y) en un point
M’(– x , y).

En posant Sy’y, on obtient :

 

3)

Dans le plan, on donne un triangle quelconque (ABC).

Soit A’ le symétrique de A par rapport à la droite (BC).

Démontre que l’aire du triangle (A’BC) est égale à celle du triangle (ABC).

Solution

Les triangles (ABC) et (A’BC) sont symétriques dans la symétrie axiale d’axe (BC).

Or, on sait que la symétrie axiale conserve les aires, donc les triangles (ABC)  et (A’BC) ont même aire.

 

4)

Dans le plan, on donne le parallélogramme (ABCD) de centre O (O est donc

l’intersection de ses diagonales).

a-

Démontre que les triangles (ABD) et (CDB) ont même aire. Que peux-tu en  conclure ?

b-

D’un point quelconque K appartenant à (BD), on mène une droite parallèle à (AB)  qui rencontre
(BC) et (AD) respectivement en G et H.

Toujours de K, on mène une droite parallèle à (BC) qui rencontre (AB) et (DC)
respectivement en E et F.

Démontre que les aires des parallélogrammes (KGCF) et (AEKH) sont égales.

Solution

a-

Soit SO la symétrie centrale de centre O.

On sait que dans un parallélogramme, l’intersection des diagonales est le milieu de  ces dernières.

Par conséquent :


Ainsi,

Or, on sait que la symétrie centrale conserve les aires ; donc les triangles (ABD) et  (CDB), étant
symétriques dans la symétrie centrale SO, ont
même aire.

Conclusion :

une diagonale d’un parallélogramme partage ce dernier en deux triangles de même  aire.

b-

Pour simplifier les écritures, l’aire d’une figure F se notera :

a(F).

D’après la conclusion ci-dessus, on a :

[BD] étant une diagonale du parallélogramme (ABCD), a(ABD) est égale à a(BCD)

[BK] étant une diagonale du parallélogramme (EBGK), a(EBK) est égale à a(BGK)

[KD] étant une diagonale du parallélogramme (KFDH), a(KHD) est égale à a(KFD)

Or, on a :

Deux quantités égales à une même troisième sont égales ; donc les  parallélogrammes (AEKH) et (KGCF)
ont même aire
.

 

5)

Solution

Il s’agit là d’une construction géométrique.

 

 

Si A’ est l’image de A par la rotation Rot(O,30°), alors :

Je trace donc le cercle de centre O et de rayon OA.

Le point A’ sera l’intersection de ce cercle et de la demi-droite [Ox) faisant avec  [OA) un angle balayé dans le sens contraire des aiguilles d’une montre et égal à  30°.

Si B’ est l’image de B par la rotation Rot(O,30°), alors :

Je trace donc le cercle de centre O et de rayon OB.

Le point B’ sera l’intersection de ce cercle et de la demi-droite [Oy) faisant avec  [OB) un angle balayé dans le sens contraire des aiguilles d’une montre et égal à  30°.

 

6)

Solution

On sait que la pente 2 de la droite d est la tangente de l’angle aigu que forme d  avec l’axe des abscisses.

L’image du support (x’x) de l’axe des abscisses par cette rotation est donc la droite  D passant par O et de pente 2.

 

7)

Solution

La méthode : on calcule d’abord les coordonnées des images A’ et B’ de A et B par  la translation donnée ; puis on applique les formules donnant les coordonnées de  M’ milieu de [A’B’].

On sait que si M’(x’,y’) est milieu de [A’B’], alors :

Donc,

 

8)

Solution

Dans le repère donné, on place les points A, B, C, D, E et F.

a)

Il en sera de même pour les deux autres questions de 1) ; je te laisse donc  démontrer que l’on a :

b)

c)

Par ailleurs, on a :

Finalement, on obtient :

 

9)

Solution

Soit :

l’équation de d’.

La translation transformant une droite en une droite qui lui est parallèle, la pente  de d’ devra donc être
égale à celle de d.

L’équation de d’ prend la forme :

d rencontre l’axe des ordonnées au point B(0,– 1).

Or, B’ appartient à d’ ; ces coordonnées vérifient l’équation de d’.

On a donc :

L’équation de d’ est finalement :

7/10/2006

Géométrie analytique dans l'espace - 1ère partie

Auteur : Raymond RICHA
 
 
Géométrie analytique dans l'espace
 
 

1- Base et repère de l’espace – Vecteurs dans un repère de l’espace

 

On note :

 

Propriétés

 

Soit O un point quelconque de cet espace.

Ce repère possède un des deux sens : direct ou indirect.

 

Lorsque le repère est donné sans aucune indication quant à sons sens, ce dernier est supposé direct.


Quatre types de repère peuvent se présenter à nous :

 

Repère orthonormal

 

Remarques

Toute propriété satisfaite dans un repère quelconque l’est également dans tout repère particulier.

Si la nature du repère n’est pas explicitement précisée, alors on considèrera qu’il est un repère direct et quelconque.

 

 

Dans ce repère, on retrouve les mêmes propriétés citées en début de ce chapitre :

Soient, dans ce repère, deux points quelconques et distincts A(x,y,z) et B(x’,y’,z’).

D’après la relation de Chasles, on peut écrire :

Or,

Par conséquent,

La première composante est la différence entre l’abscisse de l’extrémité  du vecteur considéré et celle de son origine.

La seconde composante est la différence entre l’ordonnée de l’extrémité  du vecteur considéré et celle de son origine.

La troisième composante est la différence entre la cote de l’extrémité  du vecteur considéré et celle de son origine.

 

2- Parallélisme

Dans un repère, deux vecteurs non nuls ont leurs directions ou supports parallèles si et seulement si leurs composantes scalaires de même nom sont proportionnelles.

Ce théorème est logiquement équivalent au suivant :

Dans un repère, deux vecteurs non nuls  sont colinéaires si et seulement si leurs composantes scalaires de même nom sont proportionnelles.

 

d // d’

 

 

3- Vecteurs orthogonaux - Produit scalaire

Il est évident que si deux vecteurs sont orthogonaux, alors deux vecteurs qui leur sont respectivement colinéaires sont également orthogonaux.

 

d et d’ sont orthogonales

 


Produit scalaire

 

 

Propriétés

1-

Comme la multiplication dans R, ensemble des nombres réels, est commutative et comme deux angles orientés opposés ont même cosinus, il est alors évident que le produit scalaire des vecteurs est également commutatif.

On écrit :

2-

3-

 

Théorème

Démonstration

 

Expression analytique du produit scalaire dans un repère de l’espace

C’est l’expression analytique générale du produit scalaire de deux vecteurs de l’espace muni
d’un repère quelconque
.

Si le repère est normal, avec :

alors,

Si le repère est orthogonal, alors :

De plus, sachant que le produit scalaire est commutatif, l’expression devient :

Si le repère est orthonormal, alors :

et

Dans ces conditions, l’expression analytique du produit scalaire se
réduit à :

D’après ce qui a été dit et démontré précédemment, on a le théorème important suivant :

Dans l’espace muni d’un repère orthonormal, deux vecteurs sont orthogonaux si et seulement si l’expression analytique de leur produit scalaire est nulle.

 

Une application directe du produit scalaire dans l’espace muni d’un repère orthonormal

Si de plus, ce vecteur est différent du vecteur nul, alors :

De la même manière, on établit les deux autres relations :



 

Cette relation est l’expression analytique du théorème de Pythagore.

Dans un repère orthonormal de l’espace, le produit scalaire permet ainsi de calculer la distance entre deux points ou encore la longueur d’un segment de cet espace.

 

 

4- Equations de la droite, du plan et de quelques figures ou solides remarquables de l’espace muni d’un repère orthonormal

Equation d’un plan passant par un point donné et orthogonal à un vecteur non nul donné

 

 

Démonstration

Conclusion :

Dans l’espace muni d’un repère orthonormal, l’équation d’un plan est de la forme générale :


Coordonnées des points d’intersection d’un plan avec les trois axes  du repère


Parallélisme et orthogonalité de deux plans

Théorème

Dans l’espace, muni d’un repère orthonormal, deux plans distincts sont parallèles si seulement si deux de leurs vecteurs normaux respectifs sont colinéaires.

Démonstration

On suppose que P et Q sont parallèles et on démontre que leurs vecteurs normaux respectifs :

sont colinéaires.

P et Q étant parallèles, toute droite orthogonale à l’un est orthogonale à l’autre.

Réciproque

On suppose que P et Q sont tels que :

On démontre que P et Q sont parallèles.

Les deux vecteurs précités étant colinéaires, ont même direction.

P et Q étant orthogonaux à ces deux vecteurs, sont orthogonaux à cette direction, donc ils
sont parallèles.

 

Conséquence

Si de plus α, β et γ sont différents de 0, alors cette condition nécessaire et suffisante peut s’écrire :

Cette conséquence sert souvent à démontrer le parallélisme de deux plans inclus dans un espace muni d’un repère orthonormal.

Remarque :


Théorème

Dans l’espace, muni d’un repère orthonormal, deux plans distincts sont orthogonaux si et seulement si deux de leurs vecteurs normaux respectifs sont orthogonaux.

Démonstration

Les vecteurs :

leur sont respectivement normaux.

On suppose que P et Q sont orthogonaux et on démontre que ces deux vecteurs sont orthogonaux.

 

P et Q étant distincts, se coupent selon la droite D.

Soit A un point quelconque de D.

Dans P, on élève de A une droite d perpendiculaire à D. Dans Q, on élève de A une droite d’ perpendiculaire à D.

P et Q étant orthogonaux, l’angle dièdre (d, d’) est droit.

d et d’ sont donc respectivement orthogonales à Q et à P.


Réciproque

On suppose que P et Q sont tels que :

On démontre que P et Q sont orthogonaux.

L’angle (d,d’) est droit.

Soit (xx’) l’intersection des plans P et Q.

Le plan (d,d’) rencontre (xx’) au point H.

La droite d rencontre P au point F et la droite d’ rencontre Q au point G.

(HF) étant parallèle à d’ et d’ étant orthogonale à Q, (HF) l’est également ; par conséquent (HF) est orthogonale à toute droite de Q et en particulier à (x’x) ; de même, (HG) étant parallèle à d et d étant orthogonale à P, (HG) l’est également ; par conséquent (HG) est orthogonale à toute droite de P et en particulier à (x’x).

Par conséquent P et Q sont orthogonaux.

 

Conséquence

Soient, dans un espace muni d’un repère orthonormal, deux plans définis comme suit :

Cette conséquence sert souvent à démontrer l’orthogonalité de deux plans inclus dans un espace muni d’un repère orthonormal.

 

Plan passant par trois points, deux à deux distincts, non alignés, donnés

On sait que de tels points définissent entièrement un plan que l’on désigne par P.

Connaissant les coordonnées de ces points, il s’agit de trouver l’équation cartésienne (E) de P dont la forme générale est :

Chacun de ces trois points appartenant à P a ses coordonnées vérifiant (E).

On obtient ainsi un système de trois équations à quatre inconnues :

En prenant ces équations deux à deux, et en soustrayant membre à membre, on élimine δ.

(1) et (2) donnent :

(1) et (3) donnent :

(2) et (3) donnent

Finalement, on obtient un système de trois équations à trois inconnues
α, β et γ 
:

Comme trois points deux à deux distincts et non alignés déterminent un plan, ce système doit admettre au moins une solution.

Par ailleurs, le déterminant de Cramer étant nul, il admet donc une infinité de solutions.

On fixe donc une des inconnues, par exemple α, en la supposant différente de zéro et on calcule les deux autres, β et γ, en fonction de α.

Pour déterminer δ en fonction de α, il suffit d’utiliser une des trois équations (1), (2) et (3).

Revenant à la forme générale de l’équation (E), et en remplaçant les trois inconnues calculées en fonction de α, on obtient  une équation de la forme :

Comme α est non nulle, on peut simplifier et ainsi obtenir l’équation recherchée :

Exemple

Ces trois points étant deux à deux distincts et non alignés définissent donc un plan.

Soit P ce plan.

A, B et C appartenant à P, leurs coordonnées respectives doivent vérifier cette équation ; on a donc :

En soustrayant les deux membres des deux premières équations, on obtient :

En soustrayant les deux membres des deux dernières équations, on obtient :

En soustrayant les deux membres de la première et troisième équation, on obtient :

On obtient finalement le système :

Ce système dont le discriminant de Cramer est nul, admet une infinité de solutions, du fait que
le plan P existe.

On fixe la composante α en la supposant non nulle.

Les deux dernières équations donnent, par addition membre à membre, une relation entre α et β :

La première équation donne γ en fonction de α et β :

La première équation du premier système donne :

(E) devient :

D’où l’équation de P :

 

Plan passant par un point donné et orthogonal à une droite donnée

On demande de trouver l’équation (E) du plan P passant par A et orthogonale à d.

A appartenant à P, ses coordonnées doivent vérifier (E) ; en remplaçant dans (E), x, y et z
par ces coordonnées, on déduit δ
.

Exemple

A appartenant à P, ses coordonnées doivent vérifier (E) ; en remplaçant dans (E), x, y et z
par ces coordonnées, on déduit δ.

L’équation (E) est finalement :

 

Plan passant par deux points distincts donnés et parallèle à une droite donnée, les deux points étant tels que la droite qu’ils définissent et celle donnée sont non coplanaires

On demande de trouver l’équation (E) du plan P contenant [AB] et parallèle à d.

Un de ses vecteurs normaux est :

On a donc :

A appartenant à P, ses coordonnées doivent vérifier (E) ; en remplaçant dans (E), x, y et z
par ces coordonnées, on obtient :

B appartenant à P, ses coordonnées doivent vérifier (E) ; en remplaçant dans (E), x, y et z
par ces coordonnées, on obtient :

On obtient ainsi un système de quatre équations à quatre inconnues u, v, w et δ.

Son discriminant étant nul, il admet donc une infinité de solutions.

En fixant une des quatre inconnues, par exemple u, et en la supposant non nulle, on calcule les trois autres en fonction de celle-ci.

Revenant à la forme générale de l’équation (E), et en remplaçant les trois inconnues calculées
en fonction de u, on obtient  une équation de la forme :

Comme u est non nulle, on peut simplifier et ainsi obtenir l’équation recherchée :

Exemple

Trouve l’équation du plan P passant par les points A(1,1,1) et B(2,3,4) et parallèle à l’axe des cotes z’z.

Un de ses vecteurs normaux est :

On a donc :

A appartenant à P, ses coordonnées doivent vérifier (E) ; en remplaçant dans (E), x, y et z
par ces coordonnées, on obtient :

B appartenant à P, ses coordonnées doivent vérifier (E) ; en remplaçant dans (E), x, y et z
par ces coordonnées, on obtient :

D’où le système :

Le discriminant de Cramer du système étant nul, ce dernier admet une infinité de solutions.

En fixant la composante u, supposée non nulle, on calcule δ et v en fonction de celle-ci.

Les deux dernières équations permettent de calculer v en fonction de u ; on obtient :

La deuxième équation permet de calculer δ en fonction de u ; on obtient :

En simplifiant par u, non nulle, on obtient finalement :

 

2ème partie

 
 
 

Géométrie analytique dans l'espace - 2ème partie

Auteur : Raymond RICHA
 
 

 

Géométrie analytique dans l'espace
suite

 

Distance d’un point à un plan

On abaisse de A la droite d orthogonale à P qui rencontre ce dernier au point H.

Par définition, AH est la distance du point A au plan P.

On a donc :

Donc,

 

Equations d’une droite dont un des vecteurs directeurs est donné
et passant par un point donné

Un point M(x,y,z) de cet espace appartient à d si et seulement s’il existe un réel λ et un  seul tel que :

Ce sont là les équations paramétriques de la droite d.

Si de plus d n’est parallèle à aucun des axes du repère et n’est confondue  avec aucun de ces axes, alors cette condition nécessaire et suffisante s’écrit sous la forme d’une situation de proportionnalité :

Réciproquement, tout système de la forme :

définit les équations paramétriques d’une droite passant par le point de  coordonnées a, b et c et ayant pour vecteur directeur de composantes scalaires α, β et γ.

 

Pour tout point M(x , y, z) de la droite d, il existe un réel λ et un seul tel que :

Réciproquement, pour tout réel λ, le système :

définit un point M(x , y, z) unique appartenant à la droite d.

Lorsque le paramètre réel λ parcourt l’ensemble des nombres réels, le point  M(x , y , z) parcourt la droite d.

 

Intersection de deux plans

On sait que s’il existe au moins un réel non nul λ tel que :

alors P et Q sont parallèles.

 

Dans le cas contraire, c’est-à-dire si les coefficients réels u, v et w ne sont pas respectivement proportionnels aux coefficients réels u’, v’ et w’,

alors P et Q, étant distincts, ne sont pas parallèles et se coupent selon une droite d. d est ainsi l’intersection de ces deux plans.


Tout point M(x, y, z) appartenant à d appartient simultanément à P et Q et  ses coordonnées doivent vérifier le système de deux équations :

Réciproquement, tout système de deux équations de la forme :

et tel que les coefficients réels u, v et w ne sont pas respectivement proportionnels aux coefficients réels u’, v’ et w’ représente une droite qui est intersection des plans d’équations respectives :


Le système :

est appelé système d’équations représentant la droite d.

 

Passage du système d’équations représentant une droite aux

équations paramétriques de cette droite

Une droite d est donnée par un système de deux équations de la forme :

On se propose de trouver ses équations paramétriques.

On prend deux points distincts A et B arbitraires  tels que leurs coordonnées  respectives vérifient le système donné.

Pour tout point M(x, y, z) appartenant à d, il existe au moins un réel λ et un  seul tel que :

Si de plus m, n et p sont différents de 0, on peut écrire la situation de  proportionnalité :

 

Exemple

On demande de trouver les équations canoniques de cette droite.

Si l’on prend une valeur arbitraire pour x, par exemple 0, on constate que le système :

n’admet aucune solution.

On verra par la suite pourquoi on ne peut donner à x une valeur arbitraire.

Soit z égale à 0 ; le système devient :

Le discriminant est égal à :

Ce discriminant étant différent de zéro, le système admet une solution  unique dans R2.

 

Cette solution est :

Soit y égale à 0 ; le système devient :

Le discriminant est égal à :

Ce discriminant étant différent de zéro, le système admet une solution unique dans R2.

Cette solution est :


 

M(x , y, z) étant un point quelconque de cet espace, on a donc la suite des  équivalences logiques suivante :

 

 

Parallélisme et orthogonalité de deux droites dont les équations  sont données

d et d’ont pour vecteurs directeurs :

Théorème

d et d’ sont parallèles si et seulement si les directions ou supports de ces  vecteurs directeurs sont parallèles.

Ce qui se traduit par :

Théorème

d et d’ sont orthogonales si et seulement si le produit scalaire des mêmes  vecteurs directeurs
est nul.

Ce qui se traduit par :

 

 

Distance d’un point à une droite dont les équations sont données

 

 

On demande de calculer la distance de A à d.

On mène de A le plan P orthogonale à d qui rencontre cette dernière au  point H.

Comme d est orthogonale à P, elle est orthogonale à toute droite incluse  dans P et en particulier
à (AH)
.

Par définition, AH est la distance de A à d.

 

La méthode pour calculer AH

1-   On cherche l’équation du plan P

2-   On calcule les coordonnées de H

3-   Connaissant les coordonnées de A et de H, on applique le théorème de  Pythagore

 

Exemple

(L’unité de mesure des longueurs prise dans le repère est le centimètre)

On demande calculer la distance de A à d au dixième près par défaut.

On mène de A le plan P orthogonale à d qui rencontre cette dernière au  point H.

Equation de P

La forme générale de l’équation de P est :

d étant orthogonale à P, tout vecteur directeur de d est un vecteur normal  de P.

A appartenant à P, ses coordonnées vérifient donc l’équation de P et on a :

Finalement, l’équation de P est :

Coordonnées de H

H étant l’intersection de d et de P, ses coordonnées vérifient le système :

On a donc :

La situation de proportionnalité permet de calculer l’ordonnée et la cote de  H en fonction de
son abscisse ; on a :

Par conséquent,

Calcul de AH

Le théorème de Pythagore appliqué dans cet espace donne :

 

 

5- Coordonnées du barycentre d’un système de points pondérés de  l’espace muni d’un repère orthonormal

Ce sont là les relations donnant les coordonnées du barycentre G en  fonction des coordonnées
des points pondérés composant le système
.

Exemples

1-

 

2-

 

 

6- Equations cartésiennes de solides remarquables pris dans un  espace muni d’un repère orthonormal

 

6-1 La sphère

L’ensemble des points M(x , y, z) de cet espace tels que AM est égale à r  est appelée sphère de centre A et de rayon r.

Cet ensemble sera noté S(A,r).

Le théorème de Pythagore permet d’écrire :

On obtient ainsi l’équation de la sphère de centre A et de rayon r.

 

Si A est confondu avec l’origine O du repère, alors l’équation de la sphère  de centre O et de rayon r s’écrit :

 

Si r est nul, alors la sphère S(A,0) se réduit à l’ensemble {A}.

 

Positions relatives d’une sphère et d’un plan

 

On mène de A la droite D orthogonale au plan P ; elle coupe  ce dernier au  point H.

Par définition, AH est la distance de la sphère S(A,r) au plan P et on écrit :

On a les résultats évidents suivants :

 

Intersection d’un plan et d’une sphère

 

On suppose que P est sécant à S(A,r).

Si la droite passant par A et orthogonale à P coupe ce dernier au point H,  alors :

Soit (E) l’intersection de S(A,r) et de P.

(E) est représenté par le système :

On demande de trouver la nature de (E).

Soit M(x , y , z) un point quelconque de (E).

(AHM) étant un triangle rectangle en H, on peut lui appliquer le théorème  de Pythagore qui donnera AM :

Or A et P étant fixes, la droite passant par A et orthogonale à P et son  intersection H avec P le sont également.

Par conséquent, la quantité AH est constante.

(E) est donc le cercle de centre H et de rayon égal à :

 

Connaissant r, u, v, w et d, on peut trouver ce rayon.

 

La méthode

1-

On calcule la distance AH (distance d’un point à un plan). Elle est égale à :

2-

 

Exemples

1-

Démontre que P est sécant à S(A,4) et calcule le rayon du cercle –  intersection.

(L’unité de mesure des longueurs est le centimètre)


Soit D la droite passant par A et orthogonale à P ; elle coupe ce dernier au point H.

P est donc sécant à S(A,4).

L’intersection est un cercle de centre H et de rayon r’ égal à :

 

2-

Démontre que Q est sécant à S(O,2) et calcule le rayon du cercle –  intersection.

(L’unité de mesure des longueurs est le centimètre)

 

Soit D la droite passant par O et orthogonale à Q ; elle coupe ce dernier au  point F.

P est donc sécant à S(O,2).

L’intersection est un cercle de centre F et de rayon r' égal à :

 

Equation du plan tangent à une sphère en un point de tangence  donné

On demande de trouver l’équation du plan P tangent à S(A,r) au point de  tangence R.

Soit M(x , y , z) un point quelconque de cet espace.

Cette dernière équation est donc celle du plan P ; en la développant, on  pourra la mettre sous la forme :

 

Exemple

On demande de trouver l’équation du plan P tangent à S(O,2) au point de  tangence R.

Soit M(x , y , z) un point quelconque de cet espace.

P est le plan parallèle au plan (xOy) du repère et passant par R.

 

6-2 Le cylindre de révolution

Définition

Soit une direction quelconque D de l’espace muni d’un repère orthonormal

R.

On appelle surface cylindrique de révolution, celle engendrée, par la  rotation autour de D, d’une droite d parallèle à D.

d est appelée génératrice de cette surface et D, son axe de révolution.

Soit S cette surface.

Soient dans ce même espace, deux plans P et Q distincts, parallèles et  orthogonaux à D.

L’intersection de chacun de ces plans avec S est un cercle. Les deux  cercles, ainsi définis, ont leurs centres appartenant à l’axe D et ont même rayon r.

P et Q délimite ainsi une portion de S appelée cylindre de révolution, droit.

D et d sont respectivement l’axe et la génératrice de ce cylindre.

L’un quelconque des deux cercles définis précédemment est appelé  directrice ou base de ce cylindre.

 

Equations du cylindre de révolution, droit

Soit S cette surface.

L’intersection de S et du plan (xOy) est le cercle (C) de centre A et de rayon  r.

L’équation de (C) est donc :

Soient M(x , y , z) un point quelconque de S et m, sa projection orthogonale  dans le plan (xOy).

Par conséquent m appartient au cercle (C).

On a donc :

Or, m appartenant à (C), on obtient :

Par conséquent, l’abscisse et l’ordonnée de M vérifient l’équation :

Le système d’équations représentant la surface S est donc :

 

Soit un plan P parallèle à (xOy) et d’équation :

Il coupera S selon un cercle (C’) de même rayon que (C) ; son centre  appartient à l’axe D.

La portion de S délimitée par le plan (xOy) et P est un cylindre de  révolution, droit, d’axe D, de directrice (C) et de génératrice d.

Le système d’équations représentant ce cylindre est l’un ou l’autre des deux  systèmes suivants (selon que h est positif ou négatif) :

 

Généralisation

La portion de S délimitée par deux plans distincts P et Q, parallèles au plan  (xOy), d’équations respectives :

est un cylindre de révolution, droit.

Le système le représentant est :

 

6-3 Le cône de révolution

Définition

Soit une direction quelconque D de l’espace muni d’un repère orthonormal

R.

 

Soit d une droite quelconque sécante à D au point A.

On appelle surface conique de révolution, celle engendrée, par la rotation  de la droite d
autour de D
.

A est appelé sommet de cette surface conique de révolution.

L’angle (D,d) est appelé angle de rotation de cette surface conique de  révolution.

d est appelée génératrice de cette surface et D, son axe de révolution.


Soit S cette surface conique de révolution.

Soit dans ce même espace, un plan P tel que :

-         A n’appartient pas à P

-         D est orthogonale à P

Dans ces conditions, P est sécant à S et l’intersection est un cercle (C) dont le centre appartient
à D.

La portion de S comprise entre le sommet A et le plan P est appelée cône  de révolution, droit d’axe D, de génératrice d.

(C) sera appelé directrice ou base de ce cône.

 

Equations du cône de révolution, droit

Soit S cette surface.

Soient M(x , y , z) un point quelconque de S et P le plan passant par M et  parallèle au plan (xOy).

P rencontre D au point H, projeté orthogonal de M sur D.

L’intersection de P et de S est donc un cercle inclus dans P, de centre H et  de rayon HM.

M appartenant à ce cercle, on obtient le système :

Or,

Le système s’écrit alors :

En posant tan α égale à a, on obtient finalement :

C’est le système d’équations représentant la surface conique de révolution, droite S.

 

Soit un plan Q parallèle à (xOy) et d’équation :

La portion de S délimitée par le sommet A et Q est un cône de révolution,  droit, de sommet A, d’axe D, de directrice le cercle intersection de S et de P

(C) et de génératrice d.

Le système d’équations représentant ce cône est l’un ou l’autre des deux systèmes suivants
(selon que h est positif ou négatif) :

 

Généralisation

La portion de S délimitée par deux plans distincts Q et R, parallèles au plan  (xOy), d’équations respectives :

est représentée par le système d’équations :

 

 

6/18/2006

Géométrie vectorielle - Notion de barycentre - 1ère partie

Auteur  : Raymond RICHA
 
 
géométrie vectorielle - barycentre d'un système de points pondérés
 
 

1- Rappel de quelques propriétés établies en géométrie

dans l’espace

Trois points non alignés quelconques de l’espace définissent un plan.

(Figure 1)

 

 

Figure 1 :

les trois points non alignés A, B et C définissent le plan (P).

Chacun de ces trois points appartient au plan (P)

 

Dans l’espace, la donnée de trois points non alignés quelconques définit un plan.

 

Une droite quelconque de l’espace et un point quelconque de cet espace  n’appartenant pas à cette droite définissent un plan. (Figure 2)

 

 

Figure 2 :

La droite d et le point A ne lui appartenant pas définissent le plan (P)

Il suffit de prendre deux points B et C distincts appartenant à d
 
et ainsi on est ramené au cas de la figure 1

 

 

 

Dans l’espace, la donnée d’une droite quelconque et d’un point quelconque  n’appartenant pas à cette droite définit un plan.

 

Deux droites concourantes quelconques de l’espace définissent un plan qui  les contient.
(Figure 3)

 

 

Figure 3 :

d et d’ concourantes au point O définissent le plan (P)

Il suffit de prendre un point A différent de O et quelconque

appartenant à d
et deux points distincts différents de O et quelconques

appartenant à d’
et ainsi on est ramené au cas de la figure 1

 

 

Deux droites de l’espace sont dites parallèles si elles appartiennent à un  même plan et si leur intersection est vide.

 

Remarque importante

Deux droites de l’espace peuvent avoir une intersection vide tout en n’étant  pas parallèles.

 

Dans l’espace, une droite d non incluse dans un plan P est dite parallèle à P  si son intersection avec P est vide.

 

Dans l’espace, une droite d est parallèle à un plan P si et seulement s’il  existe au moins une droite d’ contenue dans P et parallèle à d. (Figure 4)

 

 

Figure 4

 

Démonstration

Par hypothèse on a d parallèle à P.
On démontre qu’il existe au moins une droite contenue dans P et parallèle à  d.
Soit un plan Q quelconque contenant d et tel que son intersection avec P  soit d’.
Si d et d’ étaient concourantes en un point O, ce point, appartenant à d’,  appartiendrait à P
et ainsi il appartiendrait simultanément à d et P ; ce qui
 
contredirait l’hypothèse.

Conclusion : d et d’ incluses dans Q et non concourantes sont parallèles.

Réciproque

Par hypothèse, on a d’ incluse dans P et parallèle à d.
On démontre que d est parallèle à P.
d et d’ étant parallèles, définissent un plan Q. L’intersection de P et Q est  donc d’.
Si d n’était pas parallèle à P, alors il existerait au moins un point O commun  à d et P.
O appartenant à d incluse dans Q, appartiendrait à Q.
O appartenant simultanément à Q et P, appartiendrait à leur intersection d’.
Ainsi d et d’ auraient un point commun O ; ce qui contredirait l’hypothèse.

Conclusion : d est parallèle à P

 

Dans l’espace, une droite d non contenue dans un plan P est parallèle à ce  plan si et seulement s’il existe au moins un plan Q contenant d et  rencontrant P selon une droite d’ parallèle à d. (Figure 5)

 

 

 

 

Figure 5

Démonstration
Par hypothèse on a d non contenue dans P et d parallèle à P.
Soit Q un plan quelconque contenant d et sécant à P selon la droite d’.
On démontre que d’ est parallèle à d.
Si d’ et d n’étaient pas parallèles, elles auraient alors au moins un point O  en commun.
O appartenant à d’ incluse dans P, appartiendrait à P.
Ainsi, O appartiendrait simultanément à P et à d ; ce qui contredirait  l’hypothèse qui énonce que d est parallèle à P.

Conclusion : d’ est parallèle à d.

Réciproque

Par hypothèse on a, d non contenue dans P, Q un plan contenant d et tel  que son intersection avec P est une droite d’ parallèle à d.
On démontre que d est parallèle à P.
Si d et P n’étaient pas parallèles, alors ils auraient au moins un point O en  commun.
O appartenant à d incluse dans Q appartiendrait à Q.
O appartenant simultanément à Q et P, appartiendrait à leur intersection d’.
Ainsi, O appartiendrait simultanément à d et d’ ; ce qui contredirait  l’hypothèse qui énonce que d et d’ sont parallèles.

Conclusion : d est parallèle à P.

 

Deux plans de l’espace sont dits parallèles si leur intersection est vide.

 

Dans l’espace, on donne un plan P quelconque et une droite d parallèle à ce  plan.

 
Il existe un et un seul
plan contenant d et parallèle à P.

 

Deux plans de l’espace sont parallèles, si et seulement si, l’un, quelconque,  de ces deux plans, contient deux droites concourantes telles que chacune  d’elle est parallèle à l’autre plan.
(Figure 6)

 

 

 

Figure 6 :

d et d’ sont deux droites incluses dans Q, concourantes, telles que chacune

d’elles est parallèle à P

P et Q sont parallèles

Démonstration

Par hypothèse on a :

P et Q deux plans parallèles ; d et d’ deux droites concourantes  quelconques incluses dans Q.

On démontre que d et d’ sont parallèles à P.

Si d rencontrait P au point M, alors M serait commun à P et Q ; ce qui

contredirait l’hypothèse qui énonce que P et Q sont parallèles.

Par conséquent, d est parallèle à P.

Si d’ rencontrait P au point M’, alors M’ serait commun à P et Q ; ce qui  contredirait l’hypothèse qui énonce que P et Q sont parallèles.

Par conséquent, d’ est parallèle à P.

Conclusion : d et d’ sont parallèles à P.

Réciproque

Par hypothèse on a :

d et d’ deux droites concourantes au point O, incluses dans Q, et telles que  d est parallèle à P et d’ parallèle à P.

On démontre que P est Q sont deux plans parallèles.

Si P et Q ne sont pas parallèles, alors il existerait une droite D qui serait  leur intersection.

Q contenant la droite d parallèle à P, D serait alors parallèle à d.

Q contenant la droite d’ parallèle à P, D serait alors parallèle à d’.

Dans le plan Q, on aurait ainsi mené du point O deux droites distinctes d et  d’, parallèles à D ; ce qui contredit l’axiome d’Euclide.

Conclusion : P et Q sont parallèles.

 

Dans l’espace, un plan quelconque sécant à des plans parallèles rencontre  ces derniers selon des droites parallèles. (Figure 7)

 

 

Figure 7 :

P et Q deux plans parallèles

R sécants à P et Q

Par conséquent, d et d’ sont parallèles

 

Démonstration

On a par hypothèse, deux plans P et Q parallèles et un plan R sécant à P et  à Q, quelconque.

Soient d’ l’intersection de R et de P et d’ celle de R et Q.

On démontre que d et d’ sont parallèles.

Si d et d’ étaient concourantes au point M, alors ce point serait commun à P  et à Q ; ce qui contredirait l’hypothèse qui énonce que P et Q sont  parallèles.

Conclusion : d et d’ étant incluses dans R et non concourantes sont  parallèles.

 

Construction de sections planes

Soit, dans l’espace, un objet géométrique (F) quelconque.

On appelle section plane de (F) par un plan qui lui est sécant l’intersection  de (F) avec ce plan.

Dans des problèmes de géométrie dans l’espace, souvent la construction  des sections planes d’un objet permet de comprendre les propriétés  géométriques de cet objet et assure une clarté à la figure.

 

Exemples de sections planes :

La section plane d’une sphère par tout plan qui lui est sécant est un cercle ;  de plus si ce plan passe par le centre de la sphère, alors la section plane est  un grand cercle de cette sphère.

La section plane d’un cube ou d'un parallélépipède rectangle par un plan  contenant deux arêtes symétriques dans la symétrie centrale O, centre de  ce cube ou de ce parallélépipède rectangle, est un rectangle.

La section plane d'un parallélépipède quelconque (dit aussi oblique) par un  plan contenant deux arêtes parallèles, est un parallélogramme.

La section plane d'un tétraèdre quelconque par un plan parallèle à une quelconque des faces de ce tétraèdre est un triangle. De plus, le théorème de Thalès s'applique à cette face et ce triangle.

La section plane d’un tétraèdre régulier par un plan parallèle à une quelconque des faces de ce tétraèdre est un triangle équilatéral.

La section plane d’un cône de base circulaire (C) par un plan parallèle à  cette base est un cercle.

La section plane d’un cylindre par un plan parallèle à sa base est un cercle.

 

Pour construire une section plane d’un objet (F) par un plan P qui lui est  sécant, il faut d’abord avoir une bonne vision dans l’espace.

Il faut repérer des droites coplanaires contenues dans le plan P.

Si ces deux droites sont concourantes, alors leur point d’intersection est un  point supplémentaire appartenant P, et cette conclusion facilite, par la  suite, la construction de la section plane à construire.

 

Exemple :

Sur la figure 8 ci-dessous, (ABCDEFGH) est un cube. M est un point de [BF],

N, un point de [AE] et P, un point de [CD].

On demande de construire la section plane de ce cube par le plan (MNP).

 

 

 

 

Figure 8

 

M et N appartenant à (MNP), [MN] est inclus dans (MNP).

[MN], étant simultanément inclus dans la face (ABFE) et dans (MNP), est  alors l’intersection de cette face et de (MNP).

(MN) coupe (BA) au point I.

I appartenant à (MN) appartient alors à (MNP).

I et P appartenant à (MNP), (IP) est alors incluse dans ce plan et Q,

intersection de (IP) et de [AD], appartient à (MNP).

Q et N appartenant à (MNP), [QN] est inclus dans ce plan.

[QN], étant simultanément inclus dans la face (ADHE) et dans (MNP), est  alors l’intersection de cette face et de (MNP).

[PQ], étant simultanément inclus dans la face (ABCD) et dans (MNP), est  alors l’intersection de cette face et de (MNP).

(IP) rencontre (BC) au point S.

S appartenant à (IP) appartient alors à (MNP).

S et M appartenant à (MNP), (SM) est alors incluse dans ce plan et R,  intersection de (SM) et [CG], appartient à (MNP).

R et M appartenant à (MNP), [RM] est inclus dans ce plan.

[RM], étant simultanément inclus dans la face (BCGF) et dans (MNP), est  alors l’intersection de cette face et de (MNP).

[PR], étant simultanément inclus dans la face (CDHG) et dans (MNP), est  alors l’intersection de cette face et de (MNP).

La section du cube (ABCDEFGH) et du plan (MNP) est alors le pentagone  (MNQPR).

 

 

2- Espace des vecteurs

 

2-1 Définitions

Un vecteur de l’espace est défini par :

-         la droite qui le porte appelée son support ou sa direction

-         ses deux extrémités qui définissent sur ce support un segment dont la  longueur est appelée module ou longueur géométrique de ce vecteur

-         son sens d’orientation, de son origine vers son extrémité (cette origine et  cette extrémité étant les extrémités du segment ayant défini le module)


Un vecteur est généralement noté par une lettre surmontée d’une flèche ou
  encore par deux lettres surmontées d’une flèche, la première lettre (de  gauche à droite) étant l’origine de ce vecteur et la seconde, son extrémité.

(Figure 9)

 

 

Figure 9

 

On écrit :

On lit respectivement : « vecteur U ; vecteur V ; vecteur w et vecteur MN ».

 

 

Deux vecteurs sont dits égaux (ou encore équipollents) s’ils ont même  direction ou support (ou des directions parallèles), même module et même  sens. (Figure 10)

 

 

Figure 10 :

 

 

On note E l’espace des vecteurs.

On définit dans cet espace une addition, nommée addition vectorielle, ayant  les propriétés suivantes :

 

 

 

On définit également dans E une multiplication d’un nombre réel par un  vecteur de la manière suivante :

 

 

 

2-2 Relation de Chasles

Soient A, B et C trois points quelconques de l’espace.

On a :

Ce sont les deux écritures de ce qu’on appelle relation de Chasles.

On en déduit immédiatement que :

 

 

Généralisation de la relation de Chasles

 

2-3 Construction géométrique d’une somme et d’une différence de  deux vecteurs donnés

 

(Figure 11)

 

 

 

Figure 11 

 

 

(Figure 12)

 

Figure 12

 

 

 

2-4 Construction géométrique d’une somme de plusieurs vecteurs  donnés

 

 

 

 

 

Figure 13

 

 

 

3- Vecteurs colinéaires

Définition

 

 

Figure 14

 

 

 

 

D’où la deuxième définition de la colinéarité de deux vecteurs non nuls de  l’espace : deux vecteurs non nuls de l’espace sont dits colinéaires si leurs  directions sont parallèles ou confondues.

 

 

 

 

Figure 15

 

A titre d’exercice, je te laisse démontrer ce théorème.

La démonstration comporte deux parties : on démontre la  condition nécessaire et celle suffisante.

 

 

4- Combinaison linéaire de deux vecteurs - Vecteurs  coplanaires

 

 

 

 

 

La coplanarité de ces trois vecteurs se caractérise par la propriété  suivante :

 

 

 

Figure 16

 

 

A titre d’exercice, je te laisse démontrer ce théorème.

La démonstration comporte deux parties : on démontre la condition  nécessaire et celle suffisante.

 

 

5- Caractérisation d’une droite et d’un plan de l’espace

 

5-1 Caractérisation d’une droite

 

 

 

 

Figure 17

 

 

Il est facile d’établir les théorèmes suivants :

 

 

 

Figure 18

 

 

5-2 Caractérisation d’un plan

 

 

 

Figure 19

 

 

Il est facile d'établir le théorème suivant :

 

 

 

 

Figure 20

 

 

6- Caractérisation de droites et plans parallèles

Théorème

Démonstration

 

Figure 21

 

d étant parallèle à P, soit un plan Q quelconque contenant d et sécant à P ;  soit d’ l’intersection de Q et P.

Q contenant d parallèle à P, d’est donc parallèle à d.

 

Théorème

(Figure 22)

 

 

Figure 22

 

Démonstration

Au début de ce chapitre, on a établit que deux plans sont parallèles si et  seulement si l’un d’eux contient deux droites concourantes telles que  chacune d’elles est parallèle à l’autre plan.

On a également établit que si deux plans sont parallèles, tout plan qui leur  est sécant, les coupera selon deux droites parallèles.

On suppose que P et P’ sont parallèles et on démontre que :

Réciproque

Par hypothèse, on a :

On démontre alors que P et P’ sont parallèles.

Le plan P, contenant deux droites concourantes d et d’, chacune d’elles  étant parallèles au plan P’, est donc parallèle au plan P’.  

2ème partie

Géométrie vectorielle - Notion de barycentre - 2ème partie

Auteur : Raymond RICHA
 
 

7- Barycentre d’un système de points de l’espace
 

7-1 Introduction : signification de la notion de barycentre d’un  système fini de points de l’espace

Le barycentre d’un système fini de points de l’espace, affectés de  coefficients réels, est le modèle mathématique du barycentre d’un  système fini de points matériels, affectés de masses.
 

7-2 Définitions

Le point G est appelé barycentre du système de ces n points.

 

Remarque importante

Le barycentre n’existe que si la somme des coefficients réels est différente  de zéro.
 

Cas particulier

Démonstration

Existence du barycentre

Soit O un point quelconque de l’espace.

En appliquant la relation de Chasles, l’égalité vectorielle peut s’écrire :

ou

Unicité  du barycentre

Supposons que le système admette un second barycentre G’ ; on a donc :

La relation de Chasles permet d’écrire :

 

Une deuxième définition du barycentre d’un système fini de points pondérés

Si l’on fait confondre O avec G, cette dernière égalité vectorielle donne à

nouveau :

 

 

7-3 Propriétés

1ère propriété

Le barycentre est inchangé (on dit aussi invariant) lorsque l’on multiplie les

coefficients par un réel non nul.
 

2ème propriété

Si l’on peut extraire de ce système un sous système défini comme suit :

alors ce sous système admet un barycentre g.

C’est ce qu’on appelle l’associativité du barycentre.

A titre d’exercice, démontre cette propriété pour le système :

sachant que l’on a :

 

Exercices

1)

On donne un tétraèdre (ABCD).

On désigne par M, N, P, Q, R et S, les milieux respectifs des arêtes [AB],  [AC], [AD], [BC], [CD] et [BD].

 

 

a-   Montre que le quadrilatère (MNRS) est un parallélogramme.

b-   En déduire que les droites (MR), (NS) et (PQ) sont concourantes.

 

Solution

a-

Dans le plan (ABC), M et N étant respectivement milieux des côtés [AB] et  [AC] du triangle (ABC), on a :

Dans le plan (BCD), R et S étant respectivement milieux des côtés [CD] et  [BD] du triangle (BCD), on a :

Par conséquent,

 

b-

(MNRS) étant un parallélogramme, ses diagonales [MR] et [NS] concourent  en leur milieu O.

Dans le plan (ABC), M et Q étant respectivement milieux des côtés [AB] et  [BC] du triangle (ABC), on a :

Dans le plan (ACD), P et R étant respectivement milieux des côtés [AD] et  [DC] du triangle (ACD), on a :

Par conséquent,

 

(MPRQ) étant un parallélogramme, ses diagonales [MR] et [PQ] concourent  en leur milieu.

Or, le milieu de [MR], diagonale du parallélogramme (MNRS), est O.

Par conséquent, O appartient à [PQ] et les droites (MR), (NS) et (PQ)  concourent au point O.

 

2)

On donne un parallélépipède oblique (ABCDA’B’C’D’) ;

On a :

Soient M, N, O, P, Q et R les centres des faces respectives (ABCD),  (A’B’C’D’), (ADD’A’), (BCC’B’), (ABB’A’) et (DCC’D’).

1° Montre que le quadrilatère (MONP) est un parallélogramme.

2° En déduire que les droites (MN), (OP) et (QR) sont concourantes.

 

Solution

 

 

Dans le plan (A’DB), O et M étant milieux respectifs des côtés [A’D] et [DB]  du triangle (A’DB), on a :

Dans le plan (B’D’C), N et P étant milieux respectifs des côtés [B’D’] et  [B’C] du triangle (B’D’C), on a :

On en déduit :

 

(MONP) étant un parallélogramme, ses diagonales [MN] et [OP] concourent  en leur milieu.

Dans le plan (A’DB), Q et M étant milieux respectifs des côtés [A’B] et [DB]  du triangle (A’DB), on a :

Dans le plan (B’D’C), N et R étant milieux respectifs des côtés [D’B’] et  [D’C] du triangle (B’D’C), on a :

Par conséquent,

Par conséquent, les droites (MN), (OP) et (QR) sont concourantes.

 

3)

On donne un tétraèdre (ABCD).

On définit les points E et F par les égalités vectorielles :

Démontre que les plans (BCD) et (AEF) sont parallèles.

 

Solution

 

 

Construction des points E et F

 

On a donc :


 

 

On a donc :

 

On démontre ensuite que les plans (BCD) et (AEF) sont parallèles.

 

 

La relation de Chasles appliquée à l’égalité vectorielle :

donne :

La relation de Chasles appliquée à l’égalité vectorielle :

donne :

 

Ces deux dernières équations étant incompatibles, il n’existe donc pas un  réel k tel que :

 

 

 

4)

On donne un tétraèdre (ABCD).

On donne également les points E et F définis comme suit :

Démontre que les plans (BCD) et (AEF) sont parallèles.

(Tu démontreras que les points A, E et F ne sont pas alignés)

Solution

 

 

 

Construction des points E et F

 

On a donc :

 

 

On a donc :


On démontre ensuite que les plans (BCD) et (AEF) sont parallèles.

 

La relation de Chasles appliquée à l’égalité vectorielle :

donne :

 

La relation de Chasles appliquée à l’égalité vectorielle :

donne :

 

Ces deux dernières équations étant incompatibles, il n’existe donc pas un  réel k tel que :

Le plan (AEF) est donc défini.

 

 

 

5)

On donne un tétraèdre (ABCD).

Soit E l’image de B dans la symétrie centrale de centre C.

Soit F l’image de B dans la symétrie centrale de centre D.

Les points I et J sont les milieux respectifs des arêtes [AB] et [CD].

Démontre que la droite (IJ) est parallèle au plan (AEF).

Solution

 

 

 

La relation de Chasles permet d’écrire :

L’égalité vectorielle s’écrit alors :

Comme J est le milieu de [CD], on a :

Par ailleurs, C et D étant les milieux respectifs de [EB] et [BF], on a :

D’où

Par conséquent, on a :

 

 

6)

On donne un tétraèdre (ABCD).

a- Construis les points E, E’, F et F’ définis par les relations vectorielles

suivantes :

b- Démontre que les droites (BD) et (E’F’) sont parallèles en prouvant la  colinéarité des vecteurs :

Je te laisse résoudre cet exercice.

 

7)

Soit un tétraèdre (ABCD).

a- Construis les points I, E, F et G définis comme suit :

b- Démontre que les points I, E, F et G sont coplanaires.

c- Soit H le milieu de [BI]. Démontre que les plans (IEF) et (HCD) sont  parallèles.

 

Solution

a-

 

 

Je te laisse faire la construction des points I, E, F et G.

 

b-

La relation de Chasles permet d’écrire :

I étant milieu de [AB], on a :

D’où

On en tire :

D’où

I étant milieu de [AB], on a :

On en déduit :

D’où

 

c-

La relation de Chasles permet d’écrire :

Par ailleurs, à l’aide de la relation de Chasles, on a :

On en tire :

D’où

Par conséquent, on obtient :

Cette dernière égalité vectorielle peut donc s’écrire :



La relation de Chasles permet d’écrire :

Or, plus haut on a démontré que :

D’où

Cette dernière égalité vectorielle peut donc s’écrire :

 

 

8)

Construction du barycentre d’un système de points

La méthode générale

Pour construire le barycentre d’un système de points pondérés de l’espace,  on doit :

a-   écrire la relation vectorielle définissant le barycentre considéré ;

b-   transformer cette relation vectorielle afin d’obtenir un vecteur dont une  des extrémités est le barycentre, en fonction de vecteurs fixes connus ;

c-    construire le barycentre en utilisant la relation vectorielle transformée à  l’étape b.

 

8-1

8-2

A, B et C sont les sommets d’un triangle.

8-3

On donne un quadrilatère (ABCD).

 

Solution

8-1

On vérifie d’abord si la somme des coefficients est différente de zéro, sinon  le barycentre n’existe pas.

On a :

Donc, le barycentre G à construire existe.

La relation vectorielle définissant G est :

On transforme cette relation à l’aide de la relation de Chasles ; on obtient :

Cette dernière égalité vectorielle implique que G appartient à la droite (AB)  et que l’on a :

Avec ces conclusions, il devient facile de construire G.


8-2

On vérifie d’abord si la somme des coefficients est différente de zéro.

On a :

Donc, le barycentre G à construire existe.

La relation vectorielle définissant G est :

On transforme cette relation à l’aide de la relation de Chasles ; on obtient :

D’après la relation de Chasles, on a :

Finalement, on obtient :

On obtient la figure suivante :

 

 

 

8-3

Je te laisse résoudre cette partie.

Tu dois trouver comme résultat, la relation vectorielle :

 

 

9)

Comment reconnaître un barycentre ?

La méthode générale

On doit, au départ, avoir une relation vectorielle entre tous les points  donnés.

A l’aide des outils du calcul vectoriel, on transforme cette relation

vectorielle afin qu’elle prenne la forme de celle ayant servie à la définition  du barycentre.

Ayant obtenu cette forme, on s’assure que la somme de ses coefficients réels est différente de zéro.

 

9-1

9-2

9-3

On donne quatre points A, B, C et D.

Soit le point M tel que :

Démontre que M est le barycentre des quatre points donnés affectés de  coefficients à déterminer.

 

Solution

9-1

On transforme la relation vectorielle donnée pour la mettre sous la forme  de celle ayant servi à définir le barycentre ; on a :

Je te laisse faire  cette partie ; tu dois trouver comme résultat :

9-2

Je te laisse faire  cette partie ; tu dois trouver comme résultat :

9-3

On transforme la relation vectorielle donnée pour la mettre sous la forme  de celle ayant servi à définir le barycentre, ceci en utilisant la relation de  Chasles, dans le second membre de la relation donnée ; on a :


 

10)

On donne dans l’espace un tétraèdre (ABCD).

Soient I et J les milieux respectifs des arêtes [AC] et [BD].

Soit G le barycentre des points pondérés (A,1), (B,2), (C,1) et (D,2).

1° Soient M le barycentre de (A,1) et (B,2) et N celui de (C,1) et (D,2).

Démontre que G est milieu de [MN] et construis G.

2° Démontre que les points I, J et G sont alignés et précise la position de G  à l’aide d’une relation vectorielle.

Solution

 

 

G étant le barycentre des points pondérés (A,1), (B,2), (C,1) et (D,2), on a :

M étant le barycentre de (A,1) et (B,2) et N celui de (C,1) et (D,2), on a :

La propriété d’associativité du barycentre permet de grouper les points  (A,1) et (B,2) en les remplaçant par leur barycentre M affecté du  coefficient :

La même propriété permet de grouper les points (C,1) et (D,2) en les  remplaçant par leur barycentre N affecté du coefficient :

La relation vectorielle ayant permis de définir G devient alors :


Construction de G

Les relations suivantes permettent de construire M et N :

On a :

Après avoir positionné M et N, on construit le point G, milieu de [MN].

On obtient la figure suivante :

 

On utilise l’associativité du barycentre, en groupant, d’une part les points  pondérés (A , 1) et
(C , 1), et d’autre part les points pondérés (B , 2) et
 
(D , 2).

Le barycentre des points pondérés (A , 1) et (C , 1) est le milieu I de [AC] ;  celui des points pondérés (B , 2) et (D , 2) est le milieu J de [BD].

Le point G est donc le barycentre des points pondérés (I , 1 + 1) ou (I , 2)  et (J , 2 + 2) ou (J , 4) ; on obtient donc la relation vectorielle :

G appartient donc à [IJ] et se situe aux deux tiers de IJ comptés à partir de  I.

 

11)

Soit (SABC) un tétraèdre de l’espace.

a)

b)

Démontre que G est le milieu de [BM].

 

Soient N et P les points tels que (SANB) et (SBPC) sont des  parallélogrammes.

 
Démontre que G est le milieu de [CN] et de [AP].

 

Soit K le centre de gravité du triangle (ABC). Démontre que les points S, K  et G sont alignés.

 

Solution

a)

b)

Par conséquent G est milieu de [BM].

 

 

(SANB) étant un parallélogramme, on a :

Par conséquent G est milieu de [CN].

 

(SBPC) étant un parallélogramme, on a :

Par conséquent G est milieu de [AP].

 

 

 

 

K étant le centre de gravité du triangle (ABC), on a :

Je te laisse résoudre l'exercice qui suit.

12)

Dans le plan, on donne le triangle (ABC).

Soit M le milieu de [AC] et soient les points N et P définis comme suit :

Ecris M comme barycentre de A et C, puis N comme barycentre de A et B et  enfin P comme barycentre de B et C.

Démontre que les droites (MB), (NC) et (PA) sont concourantes.

5/30/2006

Pyramide et cône

Auteur : Raymond RICHA
 
 
 

Convention


Dans tout ce qui suit, tout élément caché (non directement vu)

 d’un solide représenté dans l’espace à trois dimensions sera

 représenté par une ligne discontinue

 

 

1- Les pyramides

 

1-1          Définitions et propriétés

Dans un plan de l’espace, on considère un polygone quelconque (P).

On donne un point S de cet espace n’appartenant pas au plan de (P).

 

On joint S à chacun des sommets de (P).

 

Le solide de cet espace, délimité par S et (P), est appelé pyramide.

 

S sera appelé sommet de cette pyramide et (P) sera appelé sa base.

 

Un segment qui joint S à un sommet quelconque de (P) sera appelé arête

latérale de la pyramide.

 

Tout triangle formé par deux arêtes latérales adjacentes et le côté de (P)

intercepté par ces deux arêtes latérales sera appelé face latérale de la

pyramide.

 

La droite orthogonale au plan de (P), abaissée du sommet S, rencontre ce

plan au point H ; le segment [SH] sera appelé hauteur de la pyramide.

 

 

Figure 1 : pyramide [S,(ABCD)]

 

Dans cette figure, le solide noté [S,(ABCD)] est une pyramide dont la base

est le quadrilatère (ABCD).

Son sommet est S.

Les segments [SA], [SB], [SC] et [SD] sont ses arêtes latérales.

Les triangles (SAB), (SBC), (SCD), (SDA) sont ces faces latérales.

La droite orthogonale au plan contenant (ABCD) abaissée du sommet S

rencontre ce plan au point H ; [SH] est la hauteur de cette pyramide.

 

 

Propriété

Dans une pyramide, toutes les faces latérales sont des triangles.

 

 

 

On dira que [S,(P)] est une pyramide régulière si et seulement si sa base

(P) est un polygone régulier et le support de sa hauteur passe par le

centre de ce polygone régulier.


Propriété

Dans une pyramide régulière, toutes les arêtes latérales ont même

longueur.

 

Deux cas particuliers

1er cas : base triangulaire

Lorsque la base d’une pyramide est un triangle, cette pyramide sera

appelée tétraèdre. (Figure 2)

 

 

Figure 2 : [S,(ABC)] est un tétraèdre

 

2ème cas : tétraèdre dont la base et les trois faces latérales sont toutes des

triangles équilatéraux de même longueur de côtés

 

 

Figure 3 : [S,(ABC)] est un tétraèdre régulier

 

Lorsque la base et les trois faces latérales d’un tétraèdre sont toutes des

triangles équilatéraux de même longueur de côtés, alors ce tétraèdre est

régulier et sera appelé tétraèdre régulier. (Figure 3)

 

 

 

1-2 Aire latérale d’une pyramide

L’aire latérale d’une pyramide est la somme des aires de ses faces

latérales.


 

Cas particulier du tétraèdre régulier

 

On donne un tétraèdre régulier [S,(ABC)] dont la longueur commune des

arêtes latérales est a.

On a également :

[SH] étant sa hauteur, la droite (SH) passe par le centre H du cercle

circonscrit à la base (ABC) qui est un triangle équilatéral; donc on a :

Soit F l’intersection de (AH) et de [BC] ; [AF] est la médiatrice de [BC] et F

est milieu de [BC].

Dans la face latérale (SBC), [SF] est donc la médiane relative au côté [BC]

du triangle équilatéral (SBC).

Or, on sait que dans un triangle équilatéral, une médiane relative à un des

ses côtés est simultanément médiatrice de ce côté ; par conséquent, dans

(SBC), [SF] est médiatrice de [BC] et le triangle (SFC) est un triangle demi-

équilatéral, rectangle en F.

Le théorème de Pythagore appliqué à ce triangle donne :

Or,

Donc,

Par conséquent, on obtient :

En posant A l’aire de la face latérale (SBC), on obtient :

Comme dans un tétraèdre régulier, les trois faces latérales sont des

triangles équilatéraux de même longueur de côtés, l’aire latérale de ce

tétraèdre est donc :


 

 

 

1-3 Volume d’une pyramide

Soit dans l’espace une pyramide quelconque [S,(P)] de sommet S et de

base polygonale (P).

Si B est l’aire de la base (P) et si h est la longueur de la hauteur de

cette pyramide, alors le volume V de cette dernière est égal à :


Cas particulier du tétraèdre régulier

 

 

On sait que le pied H de la hauteur de cette pyramide est le centre du

cercle circonscrit à la base qui est un triangle équilatéral (ABC).

H est également centre du cercle inscrit à ce triangle équilatéral ; donc

[CH) est bissectrice de l’angle au sommet C.

De plus, (AF) ou (HF) étant médiatrice de [BC] ; (HF) est perpendiculaire à

(BC) ou (FC).

Par conséquent, dans le triangle (CHF), rectangle en F, on a :

Le triangle (CHF) est donc un triangle demi-équilatéral.

On sait que dans un triangle demi-équilatéral dont l’hypoténuse a pour

longueur L, la longueur du côté opposé à l’angle de mesure 60° est égale à :

Par conséquent, dans (CHF), on obtient :

 

Le théorème de Pythagore appliqué au triangle rectangle (SHF) donne :

On a démontré plus haut que :

Par conséquent, on obtient :

 

On sait que la base et toutes les faces latérales d’un tétraèdre régulier sont

des triangles équilatéraux de même longueur de côtés.

Donc, ils ont tous même aire et celle–ci a été calculée plus haut et est égale

à :

Donc la base de ce tétraèdre a pour aire :

Le volume est donc :

 

 

 

 

2- Les cônes

 

2-1 Définitions et propriétés

On donne dans un plan un cercle C(O,r) de centre O et de rayon r.

D’un point S n’appartenant pas au plan de ce cercle, on mène une droite d

rencontrant C(O,r) au point G.

Lorsque G parcourt complètement le cercle C(O,r), la demi-droite [SG)

génère dans l’espace une surface (s).

 

 

Le solide délimité par (s) et C(O,r) est appelé cône et est noté :

[S , C(O,r)].

 

S est appelé sommet de ce cône.

 

Le cercle C(O,r) est appelé directrice de ce cône et le segment [SG] est sa

génératrice.

 

L’aire de la surface (s) est appelée aire latérale de ce cône.

La droite (SH) passant par S et orthogonale au plan de C(O,r) coupe ce

plan au point H.

 
Le segment [SH] est appelé hauteur du cône.


 

Un  cas particulier

Lorsque la hauteur d’un cône passe par le centre de sa base circulaire, ce

cône sera alors appelé cône de révolution.

 

 

 

 

2-2 Aire latérale d’un cône de révolution

 

 

Soit un cône de révolution quelconque [S , C(O,r)].

Si on découpe sa surface latérale selon une génératrice [SG] et on

développe cette surface, on obtient le schéma suivant :

 

 

 

 

Ce schéma représente la base circulaire de ce cône, de centre O et de

rayon r, ainsi que le développement de sa surface latérale.

 

On obtient ainsi le patron de ce cône. 

 

Ce patron permet de calculer l’aire latérale de ce cône.

 

Soit A cette aire.

 

 

 

2-3 Volume d’un cône

 

 

 

Exercices

 

1)

On donne un cube (ABCDEFGH) de centre S.

Trace ses diagonales.

Quelle sont toutes les pyramides régulières de sommet S et de base

carrée ?

Solution

 

Dans un cube, une diagonale est un segment passant par le centre de ce

cube et joignant deux sommets opposés.

Ainsi, le cube (ABCDEFGH) possède quatre diagonales qui sont :

[AG], [DF], [BH] et [EC].

On obtient six pyramides régulières de sommet S et de base carrée :

[S , (ABFE)], [S , (DCGH)], [S , (BFGC)], [S , (ADHE)],

[S , (EFGH)] et [S , (ABCD)]

 

 

2)

La pyramide [A , (DCGH)] est inscrite dans le cube (ABCDEFGH).

On te demande de calculer le volume de cette pyramide, sachant que la

longueur commune des côtés du cube est a.

Solution

 

On sait que dans un cube, le support de chaque arête latérale est

orthogonale à une base.

Par conséquent, dans la pyramide [A , (DCGH)], la droite (AD), support de

l’arête latérale [AD], est orthogonale à la base carrée (DCGH) de cette

pyramide.

[AD] est donc la hauteur de cette pyramide.

 

Si V est le volume de cette pyramide, alors :

Le volume de cette pyramide est le tiers de celui du cube.

 

 

3)

On donne un cylindre dont la base circulaire a pour centre O’ et pour rayon

r.

La hauteur [OO’] de ce cylindre a pour longueur OO’ égale à h.

On inscrit dans ce cylindre une pyramide de sommet O et de base carrée

(ABCD) inscrite dans la base circulaire de ce cylindre.

a-

Démontre que cette pyramide est régulière.

b-

On te demande de calculer, en fonction de h et de r, le volume de cette

pyramide.

c-

On retire la pyramide de ce cylindre ; Quel est alors le volume restant ?

Solution

 

a-

(OO’) est le support de la hauteur [OO’] commune à ce cylindre et à la

pyramide; de plus elle passe par le centre O’ du carré (ABCD).

Par conséquent, la pyramide [O , (ABCD)] est régulière.

 

b-

Calcul de l’aire de la base carrée (ABCD) de la pyramide

On sait que dans un carré les diagonales se coupent en leur milieu et à

angle droit.

Par conséquent, dans (ABCD), le triangle (O’BC) est un triangle rectangle

en O’ et isocèle.

Le théorème de Pythagore appliqué à ce triangle donne :

L’aire de (ABCD) est donc :


 

Calcul du volume de la pyramide

Si V est ce volume, alors :


c-

Si V’ est le volume restant, alors :

Finalement, on obtient :


 

 

4)

On souhaite réaliser une pièce d’avion en extrayant, d’un matériau dont la

forme est un cône de révolution, une pyramide, selon le schéma suivant :

 

Le cône de révolution [S , C(O,r)] a pour sommet S et pour base le cercle

(C) de centre O et de rayon r.

La pyramide [S , (ABCDEF)] a pour sommet S et pour base un hexagone

régulier (ABCDEF) inscrit dans (C).

La hauteur commune de ce cône et de cette pyramide a pour longueur h.

On demande de calculer le volume de la pièce obtenue.

Solution

 

Calcul de VC

 

Calcul de VP

 

Dans le triangle équilatéral (OAB), on abaisse la hauteur [OH] relative au

côté [AB].

Le théorème de Pythagore appliqué au triangle rectangle (OHB) donne :

Donc,

On obtient :

L’hexagone régulier (ABCDEF) étant composé de six triangles équilatéraux

tels que (OAB), a son aire égale à six fois celle de (OAB).

On a donc :

Par conséquent,

 

Le volume de la pièce est :

 

 

 

5)

On donne le patron d’un cône de révolution suivant :

 

 

 

On demande de calculer la longueur g de la génératrice de ce cône de

révolution.

Solution

Le périmètre de la base de ce cône est :

 

 

 

 

 

6)

On donne la figure suivante :

 

(ABCDEFGH) est un cube dont la longueur commune de ses côtés est a.

Le cercle (C) de centre O est inscrit dans la base carrée (CDHG).

On demande de calculer le rapport du volume du cône [A , (C)] de sommet

A et de base (C) à celui du cube.

Solution

Soient V le volume du cube et V’ celui du cône.

On a :

 

Calcul de V’

Par conséquent,

 

Le rapport de V’ à V est donc :

Les angles

Auteur : Raymond RICHA
 
 
 

Angles d’un triangle

 

On a appris dans les classes antérieures qu’un triangle se compose de trois

sommets et de trois côtés qui, pris deux à deux, forment un angle dont le

sommet est l’un des sommets du triangle.

Par conséquent, un triangle possède trois angles de ce type appelés angles

intérieurs.

 

Propriété :

 
La somme des mesures des angles intérieurs d’un triangle est égale à 180°.

 

Dans un triangle, tout angle adjacent et supplémentaire à un angle intérieur

est appelé angle extérieur.

Soit un triangle (ABC) quelconque pour lequel on a prolongé ses trois côtés

[AB], [BC] et [AC] de manière que (AB) soit égale à (x’x), (BC) soit égale

(y’y) et (AC) soit égale à (z’z).

 

Ses angles intérieurs sont :

La somme de leurs mesures est :

 

Propriété :

Dans un triangle, la mesure d’un quelconque de ses angles extérieurs est

égale à la somme des mesures des deux angles intérieurs qui ne lui sont

pas adjacents.

Démonstration

La démonstration est établie pour un des angles extérieurs en A.

Elle est la même pour les autres.

Or, on sait que :

Donc,

Deux quantités égales à une même troisième sont égales et finalement on

obtient :

 

 

 

Position relative d’un angle par rapport à un cercle

 

On donne un cercle quelconque de centre O et de rayon r, noté C(O , r).

 

 

On appelle angle au centre tout angle dont le sommet est confondu avec le

centre O.

 

 

Tout angle au centre intercepte un arc du cercle.

 

 

 

Etant donné un arc quelconque du cercle, on appelle mesure de cet arc, la

mesure de l’angle au centre qui l’intercepte.

 

 

 

Il ne faut pas confondre la longueur d’un arc et sa mesure ; ce sont deux

notions différentes.

Par exemple, on dira que la longueur d’un arc est de 5cm, alors que sa

mesure est de 30°.

 

Ainsi, à l’angle au centre mesurant 360° correspond le cercle tout entier

dont la longueur est son périmètre.

On a donc la correspondance :

 

 

C’est cette correspondance qu’on utilise pour calculer la longueur (resp. la

mesure) d’un arc donné sur un cercle, connaissant la mesure (resp. la

longueur) de cet arc.

 

Exemple :

 

 

 

D’où la propriété qui en découle :

Sur un même cercle, deux arcs au centre de même mesure ont même

longueur et réciproquement.

 

Cette propriété n’est plus vraie pour deux arcs, l’un appartenant à un cercle

et l’autre à un cercle qui est concentrique au premier, interceptés par un

même angle au centre.

En effet ces deux arcs ont même mesure, cependant leurs longueurs sont

différentes puisqu’elles sont fonctions des rayons différents de ces deux

cercles concentriques.

A titre d’exercice, je te demande de construire une figure illustrant cette

remarque.

 

 

On donne un cercle quelconque de centre O et de rayon r, noté C(O , r).

 

On appelle angle inscrit tout angle dont le sommet appartient à ce cercle.

 

 

 

 

Propriété :


La mesure de tout angle inscrit est égale à la moitié de la mesure de l’arc

qu’il intercepte.

Démonstration

1er cas :

 
le suppo
rt d’un des côtés de l’angle inscrit est confondu avec celui d’un

diamètre du cercle

 

On joint O à B.

OM et OB sont égales au rayon du cercle ; donc le triangle (MOB) est

isocèle.

 

2ème  cas :

 
le centre O du cercle est à l’intérieur de l’angle inscrit

 

On joint M à O.

La droite (MO) rencontre le cercle en un deuxième point N.

 

3ème  cas :

 
le centre O du cercle est à l’extérieur de l’angle inscrit

A titre d’exercice, je te laisse démontrer la propriété pour ce troisième cas.

 
La démonstration est la même que celle du deuxième cas, à la seule

différence qu’il faudra retrancher des quantités au lieu de les additionner.

 

Cas particulier : un des côtés de l’angle inscrit est tangent au cercle

 

 

 

 

On appelle angle intérieur tout angle dont le sommet est à l’intérieur du

cercle.

 

 

Propriété :


La mesure de tout angle intérieur est égale à la moitié de la somme des

mesures des deux arcs, l’un intercepté par cet angle et l’autre intercepté

par l’angle intérieur qui lui est opposé au sommet.

 

Démonstration

 

On joint M à P et N à P.

 

 

 

Tout angle dont le sommet est à l’extérieur du cercle et dont chacun des

côtés est sécant ou tangent au cercle est appelé angle extérieur.

 

Propriété :


La mesure de tout angle extérieur est égale à la moitié de la différence  des

mesures des deux arcs interceptés par ses côtés.

Démonstration

1er cas : les deux côtés de l’angle extérieur sont sécants au cercle

 

On joint A’ à B.

Par conséquent,

Finalement , on obtient :

 

2ème cas : l’un des côtés est tangent au cercle et l’autre, lui est sécant

 

 

On joint A’ à B.

Par conséquent,

Finalement , on obtient :

 

3ème cas : les deux côtés sont tangents au cercle

 

On joint A à B.

Par conséquent,

Finalement , on obtient :

 

Exercices

 

1)

On donne la figure suivante :

 

Calcule les mesures des angles suivants :

Solution

On obtient finalement :

 

 

On obtient finalement :

 

2)

On donne la figure suivante :

 

(xy) rencontre le cercle aux points A et B ; (x’y’) le rencontre aux points A’

et B’.

(xy) et (x’y’) se coupent au point S.

Solution

Par conséquent, on obtient :

 

3)

On donne dans un plan deux points distincts et fixes A et B.

Trouve l’ensemble des points M tels que :

Solution

 

Soit la position d’un point M quelconque appartenant à l’ensemble à

trouver.

Soit (C) le cercle circonscrit au triangle (AMB).

Soit O le centre de ce cercle.

O appartient à la médiatrice d du segment [AB].

Or, A et B étant fixes, d l’est également.

 

Menons de B la demi-droite [Bx), tangente à (C) au point de tangence B.

[Bx) étant une tangente à (C) au point B et [OB] étant un rayon de ce

cercle dont l’extrémité est B, [Bx) est donc perpendiculaire à (OB).

O appartient donc à la droite D perpendiculaire à [Bx) au point B.

Par conséquent, on a :

A et B étant fixes et la mesure d’angle de 50° étant une constante, la demi-

droite [Bx) est donc fixe.

D étant perpendiculaire à cette demi-droite fixe au point B est également

fixe.

O appartenant simultanément à deux droites fixes d et D est fixe.

Par conséquent, le cercle (C) circonscrit au triangle (AMB), ayant son centre

O fixe et son rayon OA ou OB constant (puisque O et A sont fixes), est fixe.

Par définition, cet arc (en rouge sur la figure) est appelé arc capable.

 

Remarque :

L’énoncé de cet exercice aurait pu être le suivant :

On donne dans un plan deux points distincts et fixes A et B.

Un point M de ce plan se déplace tel que :

Trouve le lieu géométrique de M.

La solution reste la même.

 

4)

On donne la figure suivante :

 

 

Solution

Par ailleurs, on a :

Finalement, on obtient :

 

5)

On donne un cercle C(O , r).

Par un point S situé à l’extérieur de ce cercle, on mène les deux tangentes

(Sx) et (Sy) à ce même cercle.

Le point de tangence relatif à (Sx) est A et celui relatif à (Sy) est B.

Démontre que le triangle (SAB) est équilatéral.

Solution

 

Par ailleurs, on sait que sur les deux tangentes à un cercle issues d’un

même point, les segments délimités par ce point et les deux points de

tangence ont même longueur.

Par conséquent, on a :

Le triangle (SAB) ayant un angle de mesure 60° et deux côtés de même

longueur, est équilatéral.

 

6)

On donne deux cercles sécants C(O, r) et C’(O’ , r).

Chacun de ces cercles passe par le centre de l’autre.

Les intersections de C(O, r) et C’(O’ , r) sont les points A et B.

Solution

 

O’ appartenant à (C), on a :

O appartenant à (C’), on a :

Ainsi,

La symétrie axiale d’axe (OO’) permet d’en déduire que le triangle (OO’B)

est également équilatéral.

Par conséquent, on a :

 

7)

a-

Dans un plan, on donne un quadrilatère (ABCD) inscrit dans un cercle

C(O , r).

Démontre que les angles intérieurs de ce quadrilatère sont deux à deux

opposés et supplémentaires.

b-

On donne dans un plan un quadrilatère convexe (ABCD) tel que deux de ses

angles intérieurs et opposés sont supplémentaires.

Démontre que (ABCD) est inscrit dans un cercle, autrement dit, que ses

quatre sommets sont situés sur un même cercle.

On dira alors que les points A, B, C et D sont cocycliques.

c-

Déduis des conclusions des questions a et b une condition nécessaire et

suffisante pour qu’un quadrilatère convexe soit inscriptible dans un cercle.

 

Je te laisse résoudre cet exercice.

 

a-

Pour cette question, il suffit d’effectuer la somme des mesures de deux

angles intérieurs et opposés de ce quadrilatère, sachant que ces angles

sont des angles inscrits.

b-

Pour cette question, on considère le cercle passant par trois quelconques

des quatre sommets du quadrilatère, par exemple A, B et C et on démontre

que le quatrième sommet, D, appartient à ce cercle.

Pour cela, il suffit de raisonner par l’absurde : ce quatrième sommet D peut

prendre trois positions par rapport au cercle passant par les trois autres

sommets.

 
S’il est à l’intérieur ou à l’extérieur du cercle, l’angle intérieur du

quadrilatère, en D, a alors pour mesure la demi - somme ou la demi -

différence des mesures de deux arcs et ceci aboutit à une contradiction

avec l’hypothèse de supplémentarité de deux angles

opposés, en D et en B, du quadrilatère.

c-

Pour qu’un quadrilatère convexe soit inscriptible dans un cercle, il faut et il

suffit que deux angles intérieurs opposés de ce quadrilatère soient

supplémentaires.

 

5/20/2006

Transformations ponctuelles - 1ère Partie

Auteur ; raymond RICHA
 
 

transformations ponctuelles

 

1- Définition générale d’une transformation ponctuelle

 

Dans un plan (P) quelconque, une transformation ponctuelle T est une application

dans (P).

T applique à tout point M appartenant à (P) un point et un seul M’ appartenant à

(P).

M’ sera appelé image de M par la transformation ponctuelle T. On écrit :

On dit aussi que le point M est l’antécédent du point M’ par T.

 

Si un point M du plan (P) coïncide avec son image, alors on dira que M est un point

invariant pour la transformation ponctuelle T.

On a donc :

 

Une transformation ponctuelle dans (P), notée Id, est dite transformation identique

si et seulement si elle rend invariant tout point de (P).

Dans ce cas, on a :

 

  

2- Composition de deux ou plusieurs transformations ponctuelles

Soient dans un plan (P) deux transformation ponctuelles quelconques T et T’.

On appelle composée de T suivie de T’, la transformation ponctuelle, C, dans (P)

définie comme suit :

Cette écriture est donc logiquement équivalente à :

C peut également s’écrire :

 

Remarque importante : cette dernière écriture se lit
 
« T’ rond T » qui signifie « T suivie de T’ ».

On peut donc lire, comme en langue arabe, de droite à gauche, T suivie de T’.


Propriétés de la composition des transformations ponctuelles

Il est évident que la composition des transformations n’est pas commutative ;

c’est-à-dire qu’en général, il existe au moins T et T’ telles que :


Dans un plan (P), pour toute transformation ponctuelle T, on a :


S’il existe une et une seule transformation T’ telle que :

alors on dira que T’ est la transformation ponctuelle symétrique de T par la

composition des transformations ponctuelles.


 

Une transformation T dans un plan (P) est dite involution ou encore involutive si et

seulement si elle est identique à sa symétrique par la composition des

transformations ponctuelle ; dans ce cas on a :


 

Dans un plan (P), la composition des transformations ponctuelles est associative ;

c’est-à-dire :

 


 

3- Image d’un ensemble de points d’un plan par une transformation

ponctuelle

Soit dans un plan (P) une transformation ponctuelle T.

Soit un ensemble E quelconque de points M de (P).

L’ensemble E’ des points images des points M par T est appelé image de E par T ; il

est noté :

Un ensemble E de points M de (P) sera dit invariant point par point, par T, si et

seulement si tout point M de E est invariant par T.

Un ensemble E de points M de (P) sera dit globalement invariant, par T, si et

seulement si :

 



4- Rappel de deux transformations ponctuelles étudiées dans les classes

antérieures

La symétrie centrale

Soit dans un plan (P) un point O quelconque.

On appelle symétrie centrale de centre O, la transformation dans (P) , notée SO,  et

définie comme suit :

Une autre définition de la symétrie centrale

On peut définir la symétrie centrale à l’aide des vecteurs ; en effet :

 

 

La symétrie centrale dans un plan muni d’un repère

Or,

On sait que deux vecteurs sont égaux (on dit aussi équipollents) si et seulement si leurs composantes scalaires de même nom le sont ; ainsi :

 

Dans la symétrie centrale dont le centre est l’origine du repère, tout point M a pour

image le point M’ dont l’abscisse et l’ordonnée sont respectivement les opposées de

celles de M.

 

Réciproquement, si deux points M et M’ de ce plan ont leurs abscisses et leurs

ordonnées respectivement opposées, alors ils sont symétriques dans la symétrie

centrale dont le centre est l’origine du repère.

 

Conclusion

Pour que deux points du plan soient symétriques par rapport à l’origine du repère,

il faut et il suffit que leurs abscisses et leurs ordonnées soient opposées.

 

De cette conclusion, on peut déduire la propriété suivante :

Cette propriété permet de dire que d’une manière générale, l’image d’un vecteur

par une symétrie centrale est un vecteur qui lui est opposé.

 

Propriétés de la symétrie centrale

Le seul point du plan (P) invariant par la symétrie centrale de centre O est le point

O.


Toute droite du plan (P) passant par le centre O de la symétrie centrale est

globalement invariante par cette symétrie centrale.

Démonstration

 

La droite (x’x) passe par O.

Tout point M de la demi-droite [Ox’), différent de O, a pour symétrique le point M’

de lademi-droite [Ox), tel que :

Ces points M ne sont pas invariants par cette symétrie.

Cependant, l’image de [Ox) est [Ox’) et réciproquement ; donc la droite (x’x),

union de ces deux demi-droites, est globalement invariante par cette symétrie.

 

La symétrie centrale est une involution.

Démonstration

Dans le plan (P), soit une symétrie centrale quelconque SO, de centre O.

Soit M un point quelconque appartenant à (P).

Soient :

On a donc :

Par conséquent,

Donc, M’’et M sont confondus et par conséquent,

Donc,

 

 

La symétrie centrale conserve l’alignement de points : si trois points sont alignés,

alors leurs images le sont également.

 

Toute droite du plan ne passant pas par le centre d’une symétrie centrale a pour

image une droite qui lui est parallèle.

 

On en déduit que la symétrie centrale conserve le parallélisme : deux droites

parallèles ont pour images deux droites parallèles.

 

La symétrie centrale conserve l’orthogonalité de deux droites : deux droites

perpendiculaires ont pour images deux droites perpendiculaires.

 

La symétrie centrale conserve les distances.

 

La symétrie centrale conserve les milieux de segments : si S est un segment de

milieu M, alors son image S’ est un segment de milieu M’, M’étant l’image de M.

 

La symétrie centrale conserve les angles.

 

La symétrie centrale conserve les aires.

 

La symétrie centrale conserve les propriétés géométriques d’une figure.

L’image d’un carré est un carré de même dimension ; l’image d’un rectangle est un

rectangle de mêmes dimensions, l’image d’un triangle est un triangle de mêmes

périmètre et aire ; l’image d’un polygone quelconque est un polygone de mêmes

périmètre et aire.

Un triangle quelconque ayant pour orthocentre, centre du cercle qui lui est inscrit,

centre du cercle qui lui est circonscrit et centre de gravité, respectivement les

points H, I, J et G, a pour image par une symétrie centrale quelconque, un triangle

dont l’orthocentre, le centre du cercle qui lui est inscrit, le centre du cercle qui lui

est circonscrit et le centre de gravité, sont les symétriques H’, I’, J’ et G’ des points

H, I, J et G.

 

Un cercle quelconque de centre P et de rayon r a pour image par une symétrie

centrale quelconque un cercle de centre P’, image de P par cette symétrie et pour

rayon r.

Un cas particulier : si un cercle a son centre confondu avec le centre d’une symétrie

centrale, alors il est globalement invariant par cette symétrie.

 


La symétrie axiale

Soit dans un plan (P) une droite d quelconque.

On appelle symétrie axiale d’axe d, la transformation dans (P) , notée Sd,  et définie

comme suit :

 

 


 

D est donc médiatrice du segment [MM’] : l’axe de symétrie est médiatrice du

segment obtenu en joignant un point à son image.

 

La symétrie axiale dans un plan muni d’un repère orthogonal

Par conséquent, (MM’) parallèle à l’axe des abscisses ; donc, les ordonnées de M,

M’ et H sont égales.

Ainsi,

De plus,

Or, H appartient à l’axe des ordonnées ; donc son abscisse est nulle et ainsi :

Dans la symétrie axiale d’axe, l’axe des ordonnées du repère orthogonal, tout point

M a pour image le point M’ dont l’abscisse est l’opposée de celle de M et l’ordonnée

est égale à celle de M.

 

Réciproquement, si deux points M et M’ de ce plan ont leurs abscisses opposées et

leurs ordonnées égales, alors ils sont symétriques dans la symétrie axiale, d’axe,

l’axe des ordonnées du repère orthogonal.

Conclusion

Pour que deux points du plan soient symétriques par rapport à l’axe des ordonnées

du repère orthogonal, il faut et il suffit que leurs abscisses soient opposées et leurs

ordonnées égales.



On peut de la même façon établir les mêmes propriétés pour la symétrie axiale,

d’axe, l’axe des abscisses d’un repère orthogonal.

Dans la symétrie axiale d’axe, l’axe des abscisses du repère orthogonal, tout point

M a pour image le point M’ dont l’ordonnée est l’opposée de celle de M et l’abscisse

est égale à celle de M.

Réciproquement, si deux points M et M’ de ce plan ont leurs ordonnées opposées et

leurs abscisses égales, alors ils sont symétriques dans la symétrie axiale, d’axe,

l’axe des abscisses du repère orthogonal.

Conclusion

Pour que deux points du plan soient symétriques par rapport à l’axe des abscisses

du repère orthogonal, il faut et il suffit que leurs ordonnées soient opposées et

leurs abscisses égales.

 

De ces conclusions, on peut déduire la propriété suivante :

 

Propriétés de la symétrie axiale

Dans un plan, l’ensemble des points invariants par une symétrie axiale d’axe d est

d.

En effet, tout point appartenant à d est confondu avec son image par cette

symétrie.

De plus, d est invariante, point par point,  par cette symétrie.


Toute droite du plan rencontrant l’axe d de cette symétrie en un point I a pour

image, par cette symétrie, une droite rencontrant d au point I.


Toute droite D du plan parallèle à l’axe d de cette symétrie a pour image, par cette

symétrie, une droite parallèle à D et d.


Toute droite du plan perpendiculaire à l’axe d de cette symétrie est globalement

invariante par cette symétrie.

 

 

Démonstration

Tout point M de la demi-droite [Hx’), différent de H, a pour symétrique le point M’

de la demi-droite [Ox), tel que :

Ces points M ne sont pas invariants par cette symétrie.

Cependant, l’image de [Hx) est [Hx’) et réciproquement ; donc la droite (x’x),

union de ces deux demi-droites, est globalement invariante par cette symétrie.



La symétrie axiale est une involution.

La démonstration de cette propriété est facile ; la méthode est identique à celle

utilisée pour la symétrie centrale.

 

La symétrie axiale conserve l’alignement de points.



La symétrie axiale conserve le parallélisme : deux droites parallèles ont pour

images deux droites parallèles.

 

La symétrie axiale conserve l’orthogonalité de deux droites : deux droites

perpendiculaires ont pour images deux droites perpendiculaires.

 

La symétrie axiale conserve les distances.

 

La symétrie axiale conserve les milieux de segments.

 

La symétrie axiale conserve les angles.

On verra au lycée qu’elle ne conserve pas leur orientation ou sens.

 

La symétrie axiale conserve les aires.

 

La symétrie axiale conserve les propriétés géométriques d’une figure.

L’image d’un carré est un carré de même dimension ; l’image d’un rectangle est un

rectangle de mêmes dimensions, l’image d’un triangle est un triangle de mêmes

périmètre et aire ; l’image d’un polygone quelconque est un polygone de mêmes

périmètre et aire.

Un triangle quelconque ayant pour orthocentre, centre du cercle qui lui est inscrit,

centre du cercle qui lui est circonscrit et centre de gravité, respectivement les

points H, I, J et G, a pour image par une symétrie axiale quelconque, un triangle

dont l’orthocentre, le centre du cercle qui lui est inscrit, le centre du cercle qui lui

est circonscrit et le centre de gravité, sont les symétriques H’, I’, J’ et G’ des points

H, I, J et G.

 

Un cercle quelconque de centre P et de rayon r a pour image par une symétrie

axiale quelconque un cercle de centre P’, image de P par cette symétrie et pour

rayon r.

Un cas particulier : si un cercle a son centre appartenant à l’axe de la symétrie

axiale, alors il est globalement invariant par cette symétrie.

 

 

4- La translation

4-1 Définition

On a donc :


 

 

Si x, y sont les coordonnées de M dans ce repère et si x’, y’ sont celles de l’image

M’ dans ce même repère, alors on a :

Donc, on en déduit :

Ce sont les relations qui donnent les coordonnées de l’image M’, en fonction de

celles du point M, dans cette translation.

La translation de vecteur nul est égale à la transformation identique.

 

4-2 Propriétés de la translation

La translation n’est pas involutive.


La composée de deux translations est une translation.

Démonstration

Or,

L’addition vectorielle donne :

Par conséquent :

La composée de deux translations est une translation de vecteur la somme

vectorielle de leurs vecteurs.

 



Démonstration

On a :

On dit aussi que deux translations symétriques ont leurs vecteurs opposés.

 

La translation n’admet aucun point invariant.

 

Toute droite du plan, parallèle à la direction du vecteur qui définit la translation est

globalement invariante par cette translation.

Démonstration

 

 

 

Donc, (MM’) est parallèle à (AB) ; Or, par M ne passe qu’une seule droite, (d),

parallèle à (AB).

Par conséquent, M’ appartient à (d).

Pour tout point M de (d) a donc son image appartenant à (d) ; (d) est ainsi

globalement invariante par la translation donnée.

 

L’image d’une droite non parallèle à la direction du vecteur qui définit la translation

est une droite qui lui est parallèle.

Démonstration

 

 

Soient deux points M et N distincts appartenant à (d).

On a :

Par conséquent,

Ce qui implique que le quadrilatère (MM’N’N) est un parallélogramme.

Donc, les droites (MN) = (d) et (M’N’), image de (d) par cette translation, sont

parallèles.

 

La translation conserve l’alignement de points.

 

La translation conserve le parallélisme : deux droites parallèles ont pour images

deux droites parallèles.

A titre d’exercice, je te laisse démontrer cette propriété.

 

La translation conserve l’orthogonalité de deux droites : deux droites

perpendiculaires ont pour images deux droites perpendiculaires.

A titre d’exercice, je te laisse démontrer cette propriété.

 

La translation conserve les distances.

A titre d’exercice, je te laisse démontrer cette propriété.

 

La translation conserve les milieux de segments.

 

La translation conserve les angles.

A titre d’exercice, je te laisse démontrer cette propriété.

 

La translation conserve les aires.

A titre d’exercice, je te laisse démontrer cette propriété.

 

La translation conserve les propriétés géométriques d’une figure.

L’image d’un carré est un carré de même dimension ; l’image d’un rectangle est un

rectangle de mêmes dimensions, l’image d’un triangle est un triangle de mêmes

périmètre et aire ; l’image d’un polygone quelconque est un polygone de mêmes

périmètre et aire.

De plus, les côtés homologues dans cette translation ont leurs directions parallèles.

 

Un cercle quelconque de centre P et de rayon r a pour image par une translation un

cercle de centre P’, image de P par cette translation et pour rayon r.

 

La composée de deux symétries centrales de centres différents est une translation.

Démonstration

Soient dans un plan deux symétries centrales SO, SO’ de centres O et O’.

Soit M un point quelconque de ce plan distinct de O et de O’.

On a :

 

 

De plus on a l’égalité vectorielle :

Or, les propriétés de la symétrie centrale donnent :

Donc,

Finalement,

On écrit :

Dans un plan, la composée SO’ ○ SO, de deux symétries centrales SO et SO’ de

centres respectifs O et O’, distincts, est égale à la translation de vecteur :

A titre d’exercice, je te laisse démontrer que :

 

Dans le plan, la composée de deux symétries axiales d’axes parallèles d et d’ est

une translation.

Si la distance de d à d’ est égale à a, alors le vecteur de cette translation a pour

longueur géométrique (on dit aussi module) égale à 2a.

Démonstration

 

 

 

[AB] est le segment porté par la perpendiculaire commune à d et d’ ; la distance de

d à d’ est donc AB égale a.

Or,

On écrit :

A titre d’exercice, démontre que :

 

 

5- La rotation

5-1 Définition

Soit dans un plan (P) un point O quelconque.

On appelle rotation de centre O et d’angle de mesure a, a étant donnée en degrés,

la transformation ponctuelle, notée Rot(O,a), appliquant à un point M différent de

O, quelconque, appartenant à (P), l’unique image, le point M’ de (P) tel que :

 

 


5-2 Propriétés d’une rotation

 

Soit dans un plan une rotation quelconque Rot(O,a), l’angle de rotation, de mesure

a, étant balayé dans le sens contraire des aiguilles d’une montre.

 

L’image d’une droite par cette rotation est une droite.

 

L’image d’une droite quelconque passant par le centre de rotation O est une droite

passant par ce centre.

 

Rot(O,a) conserve l’alignement de points.

 

Rot(O,a) conserve le parallélisme et l’orthogonalité : si deux droites sont parallèles

(ou perpendiculaires), alors leurs images sont parallèles (ou perpendiculaires).

 

Rot(O,a) conserve les angles.

 

Rot(O,a) conserve les distances.

 

Rot(O,a) conserve les milieux de segments.

 

Rot(O,a) conserve les propriétés d’une figure géométrique : l’image d’un polygone

quelconque est un polygone de mêmes périmètre et aire.

 

Si un cercle du plan a pour centre, le centre O de RotO,a), et si a est différente de

360°, alors ce cercle est globalement invariant par cette rotation.

Si a est égale à 360°, alors ce cercle est invariant point par point.

 

Dans un plan, la composée de deux rotations Rot(O,a) et Rot(O,b), de même

centre O est une rotation de centre O et d’angle égal à la somme des angles a et

b. De plus, la composition des rotations de même centre est commutative.

On écrit :

On en déduit un cas particulier : a et b sont supplémentaires

Dans ce cas, la composée se réduit à la symétrie centrale SO.

 

Dans un plan, la composée Sd’ ○ Sd de deux symétries axiales d’axes les deux

droites d et d’ concourantes au point O, d et d’ formant un angle aigu mesurant a, a

étant balayé dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, est égale à la

rotation Rot(O,2a).

Démonstration

 

 

Or,

Par conséquent,

Par ailleurs, OM et OM’’ sont égales.

Par conséquent, la composée Sd’ ○ Sd est égale à Rot(O,2a).

Cas particulier : a est égale à 90°

Dans ce cas, la composée se réduit à la symétrie centrale SO.

 

2ème partie

5/14/2006

Applications affine et linéaire - 1ère partie

  Auteur : raymond RICHA
 
 
 
applications affine et linéaire
 
 

I- Définitions

On donne deux collections d’objets quelconques E et F.

Ces collections seront appelées ensembles et leurs objets

correspondants seront appelés éléments.

 

Soit un élément a quelconque de l’ensemble E.

On dira que a appartient à E et on écrira :

 

Soit un élément b de F n’appartenant pas à E ; On écrira :

 

On donne f une relation quelconque liant des éléments de E à des

éléments de F.

On dira que f est une relation de E vers F.

E sera appelé ensemble de départ ou source de la relation f et

F sera appelé son ensemble d’arrivée ou but.

 

Si f lie un élément a de E à un élément b de f, on dira que b est

l’image de a par la relation f et on écrira :

 

On dira également que a est l’antécédent de b par la relation f.

 

Exemple :

On a :

2 divise 4, 22 et 20.

On écrit alors :

Ainsi 2 possède par f trois images distinctes 4, 20 et 22.

On a également :

5 divise 20 et 7 divise 49.

On écrit alors :

3 n’a aucune image par la relation f.

13 n’a aucun antécédent par la relation f.

 

Si E et F coïncident, alors on dira que f est une relation dans E ou

dans F.

 

Soit f une relation d’un ensemble E vers un ensemble F.

f sera dite application de E dans F si et seulement si tout

élément de la source E possède une image et une seule

appartenant au but F.

 

Ainsi, s’il existe au moins un élément de la source E ne possédant

pas d’images par f, alors f n’est pas une application de E dans F.

De même, s’il existe au moins un élément de la source E possédant

deux images distinctes ou plus dans le but F, alors f n’est pas une

application de E dans F
.

 

Remarque :

f étant une application de E dans F, il est possible que des éléments

du but F n’aient aucun antécédent dans la source E.

 

 

Exemples

L’exemple donné de la relation f : « … divise… » de E sur F n’est

pas une application de E dans F, car 2 possède trois images

distinctes et 3 n’en possède aucune.

 

 

A tout élément x de l’ensemble N des nombres entiers naturels on

fait correspondre, par une relation g, un élément y de N de la

manière suivante :

x étant un entier naturel quelconque, 2x et

2x + 1 le sont également et sont définis.

Par ailleurs, on a :

Conclusion :

Tout entier naturel x possède par g une image et une seule dans N.

g est donc une application dans N.

 

 

L’ensemble des nombres réels est noté R.

 

 

 

Dans tout ce qui suit on considèrera une application f de R dans

 R ; on dit aussi une application f dans R.

 

f est dite application affine si et seulement si elle est définie

comme suit :

a et b sont appelés coefficients de l’application affine.

 

Exemples

 

La relation dans R suivante :

n’est pas une application affine dans R, puisque l’élément 0 n’a

aucune image dans R par cette relation.

 

Deux cas particuliers :

1er cas

Si le coefficient a est nul, alors l’application affine sera dite

application constante.

En effet, tout nombre réel x a pour image et une seule la constante

b.

Dans ce cas on écrit :

Quel que soit le nombre réel x,

2ème cas

Si le coefficient a est différent de zéro et le coefficient b est nul,

alors l’application affine sera dite application linéaire.

Tout nombre réel x a pour image et une seule :

 

Exemples

 

 

 

II- Propriétés de l’application linéaire

Soit f une application linéaire quelconque définie comme suit :

 

Démonstration

 

Démonstration

 

On dit que ces deux propriétés démontrées expriment la linéarité

de f et c’est pour cette raison que f est appelée application linéaire.

Conclusion 

 

 

 

III- Détermination d’une application affine

 

III-1

Etant donnée l’image d’un nombre réel par une application

affine, comment trouver une relation liant les coefficients

de cette application ?

On donne une application affine f définie par :

Solution

En remplaçant x par – 1 dans l’expression de f, on obtient :

Donc,

 

III-2

Etant données les images de deux nombres réels par une

application affine, comment déterminer cette dernière ?

On donne une application affine f définie par :

Solution

D’où le système de deux équations à deux inconnues a et b à

résoudre :

En multipliant par – 1 les deux membres de la première équation de

ce système, on obtient le système logiquement équivalent :

En additionnant membre à membre, on obtient :

En remplaçant a, par sa valeur trouvée, dans la première équation,

on obtient :

f est donc l’application affine :

 

III-3

Etant donnée l’image d’un nombre réel par une application

linéaire, comment déterminer cette dernière ?

On donne une application linéaire g définie par :

Solution

g est donc l’application linéaire :

 

 

 

IV- Représentation graphique ou graphe d’une

application affine

 

IV-1

Repérage dans un plan

Dans le jeu « bataille navale », chaque case est repérée sans

ambiguïté par un couple de type (X,a), X étant une lettre et a étant

un chiffre.

 

Il en sera de même pour le repérage dans un plan.

 

On donne d’abord un axe (x’Ox) orienté d’origine O.

Le sens positif est généralement de gauche à droite ; mais rien

n’empêche de prendre le sens opposé comme sens positif, à

condition de conserver ce sens durant la résolution de l’exercice ou

du problème.

i peut être égale à 1cm ou 2cm ou 0,5cm ou encore 1dm.

 

On construit ensuite un second axe orienté (y’Oy), passant par O.


Son origine est également O.

 

j peut être différente de i. L’angle que font les deux axes peut être

quelconque.


Dans ce cas on dira que l’obtient un repère quelconque que l’on

note :

 

 

Figure 1

Repère quelconque :

 

Si i et j sont différentes et si l’angle des deux axes est droit, on dira

que le repère est orthogonal.

 

Figure 2

Repère orthogonal

 

Si i et j sont égales et si l’angle des deux axes est droit, on dira que

le repère est orthonormal ou orthonormé.

 

Figure 3

Repère orthonormal

 

Dans les trois cas, pour tout point M(x,y) du repère, on a l’égalité

vectorielle suivante vérifiée :

 

 

 

Particularité des points appartenant à l’axe des abscisses

Tout point M de l’axe des abscisses a pour ordonnée nulle et pour

abscisse :

 

Particularité des points appartenant à l’axe des ordonnées

Tout point M de l’axe des ordonnées a pour abscisse nulle et pour

ordonnée :

 

Le repère partage le plan en six régions, ses deux axes et quatre

autres régions appelées quadrants.

 

Le premier quadrant est l’ensemble des points M(x,y) défini comme suit :

Le deuxième quadrant est l’ensemble des points M(x,y) défini

comme suit :

Le troisième quadrant est l’ensemble des points M(x,y) défini

comme suit :

Le quatrième quadrant est l’ensemble des points M(x,y) défini

comme suit :

 

Ainsi, tout point M du plan est repéré par un couple unique de

nombres réels (x,y) où x est son abscisse et y est son ordonnée ;

on a également l’égalité vectorielle :

 

Réciproquement, tout couple de nombres réels (x,y) est représenté

par un point M unique du plan dont l’abscisse est x et l’ordonnée

est y.

De plus, on a l’égalité vectorielle écrite ci-dessus.


On a ainsi défini un repérage dans le plan.

 

 

 

IV-2

Représentation graphique de l’application affine

Soit une application affine quelconque f définie par :

La représentation graphique ou le graphe de f dans ce repère est

l’ensemble G des points M(x,y) du plan P défini comme suit :

Pour qu’un point M(x,y) du plan P appartienne au graphe G de f il

faut et il suffit que ses coordonnées vérifient la relation :

 

Soit le point B(0,b) du plan P.

On a :

Donc,

Les coordonnées de B vérifiant la relation définissant l’application

affine f, B appartient donc au graphe G de f.

Le coefficient b sera appelé ordonnée à l’origine.

 

On démontre que G est une droite du plan P.

 

On démontre d’abord que le graphe de toute application linéaire est

une droite passant par l’origine O du repère.

En effet, soit une application linéaire f quelconque définie par :

1er cas : a réel différent de 0

On a :

Les cordonnées 0, 0 de l’origine O vérifient la relation définissant f ;

donc O appartient au graphe de f.

Soient deux points quelconques A et B appartenant au graphe de f.

Il faudra démontrer que les points O,A et B sont alignés.

 

A appartenant au graphe de f, on a :

B appartenant au graphe de f, on a :

Soit la droite d passant par O et A et rencontrant (NB) au point B’.

Il suffit donc de démontrer que les points B’et B sont confondus.

On a :

Donc,

Or, (OPAM) et (OQBN) étant des parallélogrammes, on a :

Donc,

(MA) et (NB’) étant deux droites parallèles coupées par les deux

droite sécantes (Ox) et d , on peut appliquer le théorème de Thalès

qui donne :

Deux quantités égales à une même troisième sont égales ; donc :

En simplifiant, on obtient :

Les points B et B’ ayant même abscisse et des ordonnées égales

sont donc confondus.

Par conséquent, B appartient à d et le graphe de l’application

linéaire f est la droite d.

2ème cas : a réel nul

L'application linéaire se réduit à une application constante nulle et son graphe est encore une droite; cette droite est confondue avec l'axe des abscisses.


Ensuite, on démontre que le graphe d’une application affine non

linéaire quelconque est également une droite.

 

 

Soit une application affine quelconque f définie par :

1er cas : a et b réels différents de 0

Soit (D) son graphe.

Soit l’application g définie par :

Le graphe de l’application linéaire  g est la droite d passant par

l’origine O.

Or, on sait que l’image d’une droite par une translation est

également une droite ; donc le graphe (D) de f est une droite.

Le coefficient a sera appelé coefficient directeur de cette droite.


2ème cas : a réel nul et b quelconque

Le graphe de l’application constante est une droite parallèle à l’axe des abscisses.

 

Réciproque

Réciproquement, dans un repère du plan, toute droite est le graphe

d’une application affine, sinon le graphe de la relation :

Il est facile de démonter cette réciproque.

 

1er cas : d est parallèle à l’axe des abscisses ou confondue avec cet

axe

Dans ce cas d est le graphe d’une application constante de la

forme :

 

2ème cas : d n’est pas parallèle aux axes du repère ni confondue

avec l’un quelconque de ces axes

On considère d’abord une droite passant par l’origine O des axes et

différente de ces axes.

Sur cette droite, on prend un point fixe A(a,b) tel que ses

coordonnées, supposées connues, sont différentes de 0.

On démontre, à l’aide du théorème de Thalès, que pour tout point

M(x,y) de la droite, différent de A et de O, on a la situation de

proportionnalité
suivante :

Or, l’abscisse a de A étant différente de 0, on peut diviser les deux

membres de cette égalité par a ; on obtient :

 

On considère ensuite une droite ne passant pas par l’origine O du

repère.

En utilisant la conclusion démontrée ci-dessus et la translation, on

peut facilement établir que cette droite a pour équation une

application affine.

 

3ème cas : d est parallèle à l’axe des ordonnées ou confondue avec

cet axe

Dans ce cas elle représente une relation de la forme :

 

 

Conclusion 

Toute application affine a pour graphe une droite du plan et toute

droite du plan est graphe d'une application affine ou d'une relation

de la forme :

 

On dira aussi que toute droite du plan muni d’un repère a pour

équation :

De plus, pour qu’un point de ce plan appartienne à cette droite il

faut et il suffit que ses coordonnées vérifient l’une ou l’autre de

ces deux équations.

 

Applications

1ère application

Dans un plan muni d’un repère quelconque, on donne deux points

distincts :

On demande de trouver l’équation de la droite (AB).

On obtient ainsi le système de deux équations à deux inconnues m

et n à résoudre :

En retranchant membre à membre, on obtient :

Deux cas à envisager :

1er cas

2ème cas

On peut alors diviser le deux membres de l’équation (1) par cette

quantité non nulle et on obtient :

En remplaçant, dans la première équation du système, m par cette

valeur trouvée, on obtient :

L’équation de la droite (AB) est donc :

Elle est bien de la forme :

 

Je te laisse trouver l’équation de (AB) dans chacun des trois  cas


particuliers suivants :

 

2ème application

Dans un plan muni d’un repère quelconque, on donne un point A

(a,b) distinct de l’origine O.

Trouve l’équation de la droite (d) de coefficient directeur m et

passant par A.

L’équation de (d) est de la  forme :

A appartenant à (d), ses coordonnées doivent vérifier l’équation de

(d) ; donc on peut écrire :

On obtient ainsi une équation à une inconnue en k ; on calcule k :

L’équation de (d) est donc :

 

Je te laisse trouver l’équation de (d) dans chacun des deux  cas

particuliers suivants :

 

2ème partie

 

 

 

 

 

 

Applications affine et linéaire - 3ème partie

Auteur : Raymond RICHA
 
 
 
 

Exercices

 

1)

On donne un plan P muni d’un repère quelconque.

Quel est l’ensemble des droite de P ne représentant aucune

application affine ?

 

Solution

 

L’axe des ordonnées a pour équation :

 

Par ailleurs, toute droite de ce plan parallèle à cet axe a pour

équation :

 

Conclusion

 

Toute équation de la forme :

Par conséquent l’ensemble des droites de ce plan ne pouvant

représenter une application affine est l’ensemble des droites de

direction l’axe des ordonnées.

 

2)

On donne un plan P muni d’un repère quelconque.

 

Soient les deux applications affines f et g définies par :

 

 

Quelle relation doivent vérifier m et n pour que leurs graphes soient

parallèles ?

 

Solution

 

Pour que les droites représentatives de f et g soient parallèles, il

faut et il suffit que leurs coefficients directeurs soient égaux ; d’où

la condition :

 

3)

 

On donne un plan P muni d’un repère quelconque.

 

Soit la relation définie par :

 

Démontre que, quelle que soit la valeur de m, cette relation est une

application affine appliquant au réel x l’image y.

 

Pour quelle valeur de m devient-t-elle une application linéaire ?

 

Quelle est dans ce cas la nature de son graphe ?

 

Solution

 

Pour toute valeur de m, on peut écrire :

 

La dernière écriture est de la forme :

 

Par conséquent, pour toute valeur de m, la relation donnée liant x

et y est une application affine f définie comme suit :

 

f est une application linéaire si et seulement si son coefficient b

est nul, c’est-à-dire :

 

Dans ce cas, elle devient :

 

Ainsi, le graphe de f est l’ensemble des points M(x,y) du plan tels

que l’abscisse x est égale à l’ordonnée f(x).

 

 

 

Cet ensemble est la réunion des bissectrices [Ot) et [Ot’)

respectivement des angles droits :

 

Ce qui donne finalement la droite (t’t).

 

4)

 

On donne un plan P muni d’un repère quelconque.

 

m parcourant l’ensemble R des nombres réels, est appelé

paramètre réel.

 

Des points M(x,y) du plan P sont définis par leurs coordonnées :

 

On demande de trouver l’ensemble de ces points M.

 

Solution

 

Pour ce type d’exercice, la méthode générale de résolution est la

suivante :

 

Pour trouver l’ensemble des points M, il suffit de trouver une

relation d’égalité indépendante du paramètre réel m et liant les

coordonnées x et y de M.

 

On applique donc cette méthode à l’exercice donné.

 

La seconde équation du système de coordonnées de M donne m en

fonction de y ; il suffit donc de remplacer, dans la première

équation, m par sa valeur en fonction de y.

 

On obtient :

Lorsque m parcourt l’ensemble R, l’ensemble des points M est donc

le graphe de l’application affine f définie par :

 

On dit aussi que cet ensemble est la droite d’équation :

 

Remarque importante :

 

La question posée dans cet exercice peut être exprimée

différemment ; cependant la méthode de résolution est la même.

 

Au lieu d’exprimer la question dans le langage des ensembles, on

aurait pu dire : « Lorsque m parcourt R, M parcourt le plan P ; on

demande de trouver le lieu géométrique du point M ou encore la

courbe que décrit le point M ».

 

La réponse, pour l’exercice donné, est la suivante :

 

Lorsque m parcourt R, le lieu géométrique du point M est la droite

d’équation :

 

 

5)

 

 

On demande de trouver :

 

a-     l’équation de la droite d’ passant par A et parallèle à d

 

b-    l’équation de la droite d’’ passant par A et perpendiculaire à d

 

c-     les coordonnées du point I, intersection de d’’ et d

 

Solution

a-

 

 

A appartenant à d’, ses coordonnées devront vérifier l’équation de

d’ ; donc :

 

d’ étant parallèle à d, son coefficient directeur A devra donc être

égal au coefficient directeur de d ; ainsi :

 

Dans l’égalité (1), en remplaçant A par son égale ci-dessus, on

déduit la valeur de B :

 

L’équation de d’est donc :

 

b-

 

 

A appartenant à d’’, ses coordonnées devront vérifier l’équation de

d’’ ; donc :

 

d’’ étant perpendiculaire à d, le produit de son coefficient directeur

m par celui de d devra être égal à – 1; ainsi :

 

Dans l’égalité (1’), en remplaçant m par son égale ci-dessus, on

déduit la valeur de n :

 

L’équation de d’’est donc :

 

c-

 

I étant l’intersection de d et d’’, ses coordonnées devront vérifier

simultanément l’équation de d et celle de d’’ ; donc ses

coordonnées devront vérifier le système de deux équations à deux

inconnues xI et yI suivant :

 

La première équation donne :

 

Dans la seconde équation, en remplaçant xI par son égale en

fonction de yI, on obtient une équation du premier degré en y:

 

On en déduit ensuite x:

 

 

6)

 

 

a-

 

Démontre que A n’appartient pas à d.

 

b-

 

Calcule la distance du point A à la droite d, notée u.

 

(Dans le repère donné, l’unité de mesure des longueurs est le

centimètre)

 

Solution

 

a-

 

 

Les coordonnées de A ne vérifiant pas l’équation de d, A

n’appartient pas à d.

 

 

b-

 

La méthode générale de calcul de la distance d’un point à une

droite dont l’équation est donnée est la suivante :

 

Premièrement, on trouve l’équation de la droite d’ passant par A et

perpendiculaire à d.

 

Deuxièmement, on calcule les coordonnées de l’intersection I de d

et d’ (I est le pied de la perpendiculaire d’)

 

Enfin, on applique la formule donnant la racine carrée de de la

longueur AI :

 

 

 

A appartenant à d’, ses coordonnées devront vérifier l’équation de

d’ ; donc :

 

d’étant perpendiculaire à d, le produit de son coefficient directeur h

par celui de d devra être égal à – 1; ainsi :

 

Dans l’égalité (1), en remplaçant h par son égale ci-dessus, on

déduit la valeur de k :

 

L’équation de d’est donc :

 

 

Coordonnées de l’intersection I de d et d’

 

I étant l’intersection de d et d’, ses coordonnées devront vérifier

simultanément l’équation de d et celle de d’; donc ses coordonnées

devront vérifier le système de deux équations à deux inconnues xI

et yI suivant :

 

Dans la seconde équation, en remplaçant yI par son égale en

fonction de xI, donnée par la première équation, on obtient une

équation du premier degré en x:

 

On en déduit ensuite y:

 

Calcul de la distance u

 

 

 

7)

 

 

a-     Démontre que ces trois points ne sont pas alignés.

 

b-    Quelle est la particularité de la droite (AC) ?

 

c-     Démontre que les trois hauteurs du triangle (ABC) se coupent en

seul point appelé orthocentre de ce triangle.

 

Solution

 

a-

 

La méthode générale pour démonter que trois points ne sont pas

alignés est la suivante :

 

On calcule l’équation de l’une des trois droites (AB), (BC), (AC).

 

Si l’on a choisit la droite (AB), on démontre ensuite que le point C

n’appartient pas à (AB).

 

Si l’on a choisit la droite (BC), on démontre ensuite que le point A

n’appartient pas à (BC).

 

Si l’on a choisit la droite (AC), on démontre ensuite que le point B

n’appartient pas à (AC).

 

 

 

De cette méthode, on déduit également celle qui permet de

démontrer que trois points sont alignés.

 

En effet, pour démontrer l’alignement de trois points donnés, il

suffit de trouver l’équation de la droite passant par deux

quelconques de ces trois points, puis de démontrer que le

troisième point appartient à cette droite.

 

 

 

A appartenant à (AB), ses coordonnées devront vérifier son

équation; donc :

 

B appartenant à (AB), ses coordonnées devront vérifier son

équation; donc :

 

On obtient ainsi un système de deux équations à deux inconnues a

et b :

 

En soustrayant membre à membre, on obtient :

 

On en déduit b :

 

L’équation de (AB) est donc :

 

 

 

Les coordonnées de C ne vérifiant pas l’équation de (AB), C

n’appartient pas à (AB) et les points A, B et C ne sont pas alignés.

 

b-

 

 

c-

 

 

 

 

On construit dans le repère le triangle (ABC) en rapportant les trois

points A, B et C connus par leurs coordonnées respectives.

 

On construit les trois hauteurs [AL], [BM] et [CN] relatives

respectivement aux côtés [BC], [AC] et [AB].

 

 

La méthode :

 

On calcule les équations des directions des trois côtés du triangle

 

On calcule les équations des directions de deux quelconques des

trois hauteurs et on calcule les coordonnées de leur point

d’intersection F

 

On calcule l’équation de la direction de la troisième hauteur et on

démontre que les coordonnées de F la vérifient


 

Calcul des équations de (AB), (BC) et (AC)

 

L’équation de (AB) a été trouvée plus haut et elle est :

 

 

Les coordonnées de B et de C doivent vérifier cette équation ; d’où

le système :

 

En soustrayant membre à membre, on obtient :

 

On en déduit d :

 

L’équation de (BC) est donc :

 

(AC) est parallèle à l’axe des abscisse et on a :

 

L’équation de (AC) est donc :


Calcul des équations des directions de deux quelconques des trois

hauteurs et des coordonnées de leur point d’intersection

 

On choisit, par exemple, les hauteurs [AL] et [CN] relatives

respectivement aux côtés [BC] et [AB].

 

Equation de (AL)

 

 

(AL) étant perpendiculaire à (BC), le produit de son coefficient

directeur e par celui de (BC) devra être égal à – 1; ainsi :

 

A appartenant à (AL), ses coordonnées doivent vérifier l’équation

de (AL) ; donc :

 

L’équation de (AL) est donc :

 

Equation de (CN)

 

 

(CN) étant perpendiculaire à (AB), le produit de son coefficient

directeur g par celui de (AB) devra être égal à – 1; ainsi :

 

C appartenant à (CN), ses coordonnées doivent vérifier l’équation

de (CN) ; donc :

 

L’équation de (CN) est donc :


 

Soit F l’intersection de (CN) et (AL). Ses coordonnées devront

vérifier le système :

 

En égalisant, on obtient :

 

La troisième hauteur [BM] relative à [AC] est perpendiculaire à l’axe

des abscisses, car (AC) est parallèle à cet axe.

 

Donc (BM) est parallèle à l’axe des ordonnées et son équation est

de la forme :

 

Or, B appartient à cette hauteur et son abscisse est – 2.

 

Donc l’équation de (BM) est :

 

 

Les trois hauteurs du triangle (ABC) concourent en F et ce dernier

est son orthocentre.

 

Remarque :

 

Ici, pour démontrer que les trois hauteurs concourent en un point,

on n’a pas été obligé de calculer l’ordonnée de F, pour la simple

raison que la direction d’un des côtés du triangle était parallèle à

l’axe des abscisses et que par conséquent la hauteur

correspondante à ce côté était parallèle à l’axe des ordonnées.

 

Dans un cas quelconque, il aurait fallu poursuivre en calculant

l’ordonnée de F, puis prouver que ses coordonnées vérifient

l’équation de la troisième hauteur.

 

 

8)

 

On donne dans un plan muni d’un repère orthonormal trois droites

d0, d1 et d2 d’équations respectives :

 

Démontre que ces droites sont concourantes deux à deux.

 

M, N et P étant respectivement les intersections de d0 et d1, d1 et

d2, d0 et d2, démontre, sans utiliser le théorème de Pythagore, que

le triangle (MNP) est un triangle rectangle.

 

Solution

 

Les trois droites sont toutes les graphes ou représentations

graphiques d’applications affines.

 

d0 et d1 représentent respectivement les applications affines :

 

On a :

 

Leurs coefficients directeurs (on dit aussi pentes) étant distincts,

les deux droites d0 et d1 sont concourantes.

 

d0 et d2 représentent respectivement les applications affines :

 

On a :

 

Leurs coefficients directeurs (on dit aussi pentes) étant distincts,

les deux droites d0 et d2 sont concourantes.

 

d1 et d2 représentent respectivement les applications affines :

 

On a :

 

Leurs coefficients directeurs (on dit aussi pentes) étant distincts,

les deux droites d1 et d2 sont concourantes.

 

 

d0 et d1 ont respectivement pour coefficients directeurs :

 

Le produit de ces coefficients est – 1.

 

Donc, d0 et d1 sont perpendiculaires à leur point d’intersection M et

le triangle (MNP) est un triangle rectangle en M.

 

 

4ème partie

 

Applications affine et linéaire - 4ème partie

Auteur : raymond RICHA
 
 
 
 

9)

 

 

 

On donne un rectangle (ABCD) tel que :

 

E est le point du segment [AB] tel que :

 

M est un point du segment [BC].

 

 

1.

Calcule l'aire A1 du triangle (AED).

 

2.

a)

Exprime en fonction de x :

. l'aire A2 du triangle (EBM)

. la longueur MC

. l'aire A3 du triangle (DMC)

 

b)

Montre que la somme des trois aires A1, A2 et A3 est égale à :

 

En déduire que l'aire de la partie grisée est égale à :

 

c)

 

Calcule la valeur de x pour laquelle l'aire de la partie grisée est

égale à la somme des trois aires A1, A2 et A3.

Quelle est alors la position du point M ?

 

3.

Le plan est rapporté à un repère orthonormal.

 

On choisira 1cm pour représenter une unité de mesure des

longueurs sur chacun des deux axes du repère.

 

a)

Trace, dans ce repère, les droites (d1) et (d2) d’équations

respectives :

 

b)

Calcule les coordonnées du point I, intersection de (d1) et (d2).

 

Que représentent l'abscisse et l'ordonnée du point I, en relation

avec la partie c) de la question 2. ?

 

Solution

 

Remarque préalable

 

Dans la majorité des exercices de Géométrie, la variable prend des

valeurs positives ; dans ce cas, il faudra préciser les conditions

rendant cette variable positive.

 

1.

(AED) est un triangle rectangle en A ; son aire vaut :

 

 

2.

 

a)

 

 

La condition portant sur x est donc :

 

(EBM) est un triangle rectangle en B ; son aire vaut :

 

 

 

 

(DMC) est un triangle rectangle en C ; son aire vaut :

 

 

b)

 

 

L’aire de la partie grisée de la figure s’obtient en retranchant de

l’aire du rectangle (ABCD), la somme calculée ci-dessus ; on a

donc :

 

 

c)

On écrit la relation qui traduit que l'aire de la partie grisée est égale

à la somme des trois aires A1, A2 et A; on a :

 

On obtient ainsi une équation à une inconnue x, du premier degré

par rapport à cette inconnue.

 

Sa résolution donne la valeur recherchée de x.

 

Pour cette valeur de x, le point M est confondu avec C.

 

 

Je te laisse résoudre la question 3.

 

a)

 

La construction des deux droites (d1) et (d2) ne présente aucune

difficulté.

 

b)

 

Tu dois trouver pour les coordonnées de I :

 

Pour cela, il suffit d’écrire que I appartenant à (d1) et (d2), ses

coordonnées devront vérifier simultanément les équations de (d1)

et (d2).

 

Tu obtiendras ainsi le système de deux équations à deux inconnues

xI et ysuivant :

 

En résolvant ce système, tu trouveras les coordonnées de I.

 

L’abscisse de I correspond au fait que M est confondu avec C et

son ordonnée correspond, dans ce cas particulier, à la valeur que

prend l’aire de la partie grisée.

 

 

10)

 

On donne un triangle isocèle (ABC) de sommet A.

 

 

Sur le côté [AC], on prend le point P, différent de A, tel que :

 

1.

Du point P, on mène la droite parallèle à (BC) qui rencontre [AB] au

point R.

 

Calcule, en fonction de x, la longueur PR.

 

2.

Précise, sans justifier, la nature du triangle (APR) et calcule son

périmètre P(x) en fonction de x.

 

3.

Calcule en fonction de x, le périmètre Q(x) du trapèze (PRBC).

 

4.

Dans un repère orthonormal dont l’unité de mesure des longueurs

sur ses deux axes est 1cm, trace les droites d et D d’équations

respectives P(x) et Q(x).

 

Calcule les coordonnées I du point d’intersection de d et D.

 

Que signifient ces coordonnées pour les périmètres du triangle

(APR) et du trapèze (PRBC) ?

 

Solution

 

1.

 

 

 

 

P parcourant le côté [AC], x devra donc vérifier la double inégalité :

 

Dans le triangle (ABC), (RP) est parallèle à (BC). On peut donc

appliquer le théorème de Thalès qui donne :


2.

Le triangle (APR) est isocèle de sommet A.

Son périmètre P(x) est :

 

3.

 

La proportion :

donne :

 

P étant différent de A, x est différent de zéro ; on peut donc

simplifier par x ; on obtient :

 

(APR) et (ABC) étant isocèles, le trapèze (PRBC) est un trapèze

isocèle et on a :

 

Son périmètre Q(x) est donc égal à :

 

4.

 

Je te laisse le soin de construire les deux droites d et D.


La construction ne présente aucune difficulté (commence par

marquer le point de chaque droite dont l’ordonnée est à l’origine,

c’est-à-dire le point d’abscisse 0).

 

I appartenant à la fois à d et D, ses coordonnées doivent vérifier

simultanément l’équation de d et celle de D, et par conséquent, le

système suivant :

 

En résolvant ce système, on trouve les coordonnées de I.

 

En soustrayant membre à membre, on obtient :

On en déduit l’ordonnée de I :

 

 

La valeur de l’ordonnée :

est l’aire commune de (APR) et (PRBC), dans le cas où P se trouve à :

 

 

11)

 

(ABCD) est un rectangle tel que AB = 6 cm et

AD = 4 cm.

 

Les points M et N peuvent se déplacer respectivement sur les

segments [BC] et [CD] de façon que :

 

1.

Exprime l’aire du triangle (ABM) en fonction de x .

 

2.

a.

Calcule DN en fonction de x .

b.

Démontre que l’aire du triangle (ADN) en fonction de x est :

 

3.

a.

 

b.

Calcule les coordonnées du point R, intersection de ces deux

représentations.

 

4.

a.

Pour quelle valeur de x les aires des triangles (ABM) et (ADN) sont-

elles égales ?

Justifie ta réponse.

 

b.

Pour cette valeur de x, calcule l’aire du quadrilatère (AMCN).

 

Cet exercice ne présente aucune difficulté ; je te laisse le résoudre.

Il s’agit de l’application de la formule donnant l’aire d’un triangle, de

représentations graphiques d’une application affine et d’une

application linéaire, du calcul des coordonnées du point

d’intersection de deux droites.

 

 

12)

(Ce problème a été posé à une épreuve du Brevet Officiel

 à l’époque ou la monnaie légale était le franc)

 

Une entreprise fabrique des coquetiers en bois qu'elle vend ensuite

à des artistes - peintres.

Elle leur propose, à deux tarifs, au choix :

 - Tarif n° 1 : 25 F  le coquetier    

 - Tarif n° 2 : un forfait de  400 F  et  15 F  le   

   coquetier

 

A-

Calcule le prix de  30  coquetiers et celui de  50  coquetiers au tarif

n° 1 puis au tarif n° 2.

 

B-

On note x le nombre de coquetiers commandés.

Exprime en fonction de x, les prix P au tarif n° 1 et Q  au tarif n° 2.

 

Construis, dans un même repère orthogonal, les droite (d) et  (D)

représentant respectivement les deux fonctions P et Q.

 

(On prendra comme unités : sur l'axe des abscisses : 1 cm  pour

10 coquetiers commandés, sur l'axe des ordonnées : 1 cm  pour

100 F)

 

C-

Par simple lecture graphique, répondre aux trois questions

suivantes :

a-   Quel est le plus grand nombre de coquetiers qu'un peintre peut

acheter avec 1 200 F ?

b-   Pour quel nombre de coquetiers, les prix P et Q  sont-ils les

mêmes ?

c-   A quelle condition, le tarif n° 2 est-il le plus avantageux ?

 

Solution

 

A-

Le prix de 30 coquetiers, au tarif n°1, est :

 

Le prix, au tarif n°2, est :

 

On remarque bien que pour cette quantité de coquetiers à commander par l’entreprise, le tarif n°1 est plus avantageux.

 

 

B-

 

x étant le nombre de coquetiers, une condition très importante

s’impose : x est un nombre entier naturel.

 

Au tarif n°1, le prix de ces x coquetiers est :

 

Au tarif n°2, le prix de cette même quantité x est :

 

Représentations graphiques de ces deux prix aux tarifs différents :

 

Le repère est orthogonal.

 

On prendra comme unités de mesure, sur l'axe des abscisses 1cm

pour 10 coquetiers commandés, et sur l'axe des ordonnées 1cm

pour 100 F
.

 

Les quantités étant toutes positives, on se contente de représenter

les deux applications affines dans le premier quadrant.

 

 

 

 

(d) passe par l’origine car elle est représentative de l’application

linéaire :

 

De plus elle passe par le point B de coordonnées :

 

On joint O à B et on obtient (d).

(D) passe par le point A dont l’ordonnée est celle à l’origine ; donc

A appartient à l’axe des ordonnées et son abscisse est nulle.

 

Son ordonnée est 400.

 

On prend un second point de (D) d’abscisse 10 ; son ordonnée est

alors 550.

On joint A à ce dernier point et on obtient (D).

 

C-

a-

C étant le point de l’axe des ordonnées d’ordonnée 1200, on mène

de ce point la demi-droite [Cz) qui rencontre (D) en un point

d’abscisse égale à 53,3333….

 

Le plus grand nombre de coquetiers qu'un peintre peut acheter

avec 1 200 F est donc 53.

 

b-

P et Q sont égaux pour 40 coquetiers qui correspond à l’abscisse

du point d’intersection I de (d) et (D).

 

c-

(D) devient en-dessous de (d) à partir pour les abscisses

strictement supérieures à 40.

Donc, le tarif n° 2 devient plus avantageux pour :

5/4/2006

Coniques - 1ère Partie

Auteur : Raymond RICHA
 
 
 
 
CONIQUES
 

 

I- Ellipse

 

I-1 Définition

 

Soient deux points fixes et distincts F et F’ d’un plan et un réel

strictement positif a.

L’ensemble des points M de ce plan tels que :

est appelé ellipse.

 

 

 

Cette définition est, dans le langage de la théorie des ensembles,

un ensemble de points.

Elle peut s’énoncer également de la manière suivante : le lieu

géométrique du point M se déplaçant dans le plan tel que :

 

 

est appelé ellipse.

 

Les points F et F’ sont appelés foyers de l’ellipse.

FF’ est appelée distance focale de l’ellipse.

 

L’inégalité triangulaire appliquée au triangle (MFF’) donne :

 

I-2 Equation canonique de l’ellipse

 

Le plan, nommé P,  est muni du repère orthonormal défini comme

suit :

L’origine est le milieu O de [FF’].

L’axe des abscisses a pour support (FF’).

L’axe des ordonnées a pour support la droite passant par O et

perpendiculaire à (FF’).

 

 

Soit (E) l’ellipse.

F et F’ ont donc pour coordonnées respectivement :

 

 

 

 

 

On sait que :

 

D’où l’équivalence logique :

En élevant au carré les deux membres de cette dernière égalité, on

obtient :

En isolant le produit des radicaux et en élevant au carré, on

obtient :


Après développement et simplification, on obtient l’égalité :

 

C’est l’équation canonique de l’ellipse (E).

 

Si, dans cette équation, on rend x nulle, on obtient :

(E) rencontre l’axe des ordonnées en deux points B et B’ tels que :

 

Si on rend y nulle, on obtient :

(E) rencontre l’axe des abscisses en deux points A et A’ tels que :

 

Les points A, A’, B et B’ sont nommés sommets de l’ellipse.

 

 

Le segment [AA’], de longueur 2a strictement supérieure à celle de

[BB’] qui vaut 2b, est appelé grand axe de l’ellipse.

 

[BB’] sera alors nommé petit axe de l’ellipse.

 

 

 

 

L’équation canonique de l’ellipse montre qu’elle possède deux axes

de symétrie qui sont son grand axe est son petit axe, et un centre

de symétrie qui est l’intersection de ces deux axes.

 

Enfin, l’application du théorème de Pythagore au triangle rectangle

(OBF), rectangle en O, donne :

 

Et à cause de la symétrie axiale d’axe celui des ordonnées, on

obtient :

 

Le rapport de la distance focale à la longueur du grand axe est

appelé excentricité de l’ellipse ; ainsi, si on la nomme e, on

obtient :

Or, on sait que c est strictement inférieur à a.

Donc l’excentricité d’une ellipse est strictement inférieure à 1.

 

Application

On donne une ellipse dont la distance focale est 8cm et la somme

des distances d’un point quelconque lui appartenant aux foyers est

10cm.

On demande de trouver son excentricité, la longueur de son petit

axe et son équation.

 

Solution

 

 

 

 

I-3 Le cercle : cas particulier d’ellipse

 

Si a et b sont égales, alors :

L’excentricité e est nulle.

L’équation devient :

On reconnaît l’équation du cercle de centre l’origine du repère et de

rayon a ou b.

 

 

I-4 Directrices de l’ellipse

 

On suppose que l’ellipse est différente d’un cercle (son excentricité

e est différente de 0).

Soient les points D et D’ appartenant au grand axe et tels que :

 

 

A chacune de ces directrices, on fait correspondre celui des foyers

de l’ellipse qui se trouve du même côté du centre, autrement dit :

On peut facilement démontrer par la géométrie analytique la

propriété suivante :

Pour tout point appartenant à l’ellipse, le rapport de ses distances à

un foyer et à la directrice qui correspond à ce foyer est constant et

est égal à l’excentricité e.

 

 

 

II- Hyperbole

 

II-1 Définition

 

Soient deux points fixes et distincts F et F’ d’un plan et un réel

strictement positif a.

L’ensemble des points M de ce plan tels que :

est appelé hyperbole.

Cette définition peut s’énoncer également de la manière suivante :

le lieu géométrique du point M se déplaçant dans le plan tel que :

est appelé hyperbole.

 

 

 


Les points F et F’ sont appelés foyers de l’hyperbole.

 

 

FF’ est appelée distance focale de l’hyperbole.

 

Deux cas peuvent alors se présenter pour la position de M par

rapport à cette médiatrice :

M et F sont du même côté par rapport à cette médiatrice ; dans ce

cas on a :

 

 

 

 

 

 

M et F’ sont du même côté par rapport à cette médiatrice ; dans ce

cas on a :

 

 

 

 

 

Dans les deux cas, on peut appliquer l’inégalité triangulaire au

triangle (MFF’).

Dans le premier cas, on a :

Dans le second cas, on a :

 

 

II-2 Equation canonique de l’hyperbole

 

Le plan, nommé P,  est muni du repère orthonormal défini comme

suit :

L’origine est le milieu O de [FF’].

L’axe des abscisses a pour support (FF’).

L’axe des ordonnées a pour support la droite passant par O et

perpendiculaire à (FF’).

 

 

Soit (H) l’hyperbole.

 

 

 

 

F et F’ ont donc pour coordonnées respectivement :

On sait que :

D’où l’équivalence logique :

En isolant le produit des radicaux et en élevant au carré, on

obtient :

Après développement et simplification, on obtient l’égalité :

 

C’est l’équation canonique de l’hyperbole (H).

 

Si, dans cette équation, on rend x nulle, on obtient une équation en

y qui n’admet aucune solution réelle.

Par conséquent, (H) ne rencontre jamais l’axe des ordonnées.

 


Soient les points B et B’ de l’axe des ordonnées tels que :

Par définition, l’axe des ordonnées (on dit aussi [BB’]) est nommé

axe imaginaire de (H).

Le terme « imaginaire » est du au fait que l’équation en y, obtenue

en annulant x, possède deux solutions complexes ou imaginaires.

 

Si on rend y nulle, on obtient :

Or, a est différent de 0 ; on peut donc écrire :

(H) rencontre l’axe des abscisses en deux points A et A’ tels que :

 

Par opposition à l’axe imaginaire, l’axe des abscisses (on dit aussi

[AA’] est l’axe réel de (H).

Les points A et A’ sont nommés sommets de l’hyperbole.

 

L’équation canonique de l’hyperbole montre qu’elle possède deux

axes de symétrie qui sont ses deux axes réel et imaginaire, et un

centre de symétrie qui est l’intersection de ces deux axes.

Ce centre est nommé centre de l’hyperbole.

 

Enfin, l’application du théorème de Pythagore au triangle rectangle

(ABO), rectangle en O, donne :

Or, on sait que :

Donc :

Et à cause de la symétrie centrale de centre O, on obtient :

 

Le rapport de la distance focale à la longueur de l’axe réel est

appelé excentricité de l’hyperbole ; ainsi, si on la nomme e, on

obtient :

Or, on sait que c est strictement supérieur à a.

Donc l’excentricité d’une hyperbole est strictement supérieure à 1.

 

Applications

1-

On donne une hyperbole dont la distance focale est 12cm.

F et F’ sont ses deux foyers.

Un point quelconque M lui appartenant est tel que :

On demande de trouver son excentricité, la longueur de son axe

imaginaire et son équation.

 

Solution

 

 

 

2-

Les asymptotes de l’hyperbole

On reprend ce cas du paragraphe II-2.

F et F’ sont deux points fixes et distincts du plan P tels que FF’ est

égale à 2c.

O est le milieu de [FF’].

P est muni d’un repère orthonormal défini comme suit :

L’origine est le milieu O de [FF’].

L’axe des abscisses a pour support (FF’).

L’axe des ordonnées a pour support la droite passant par O et

perpendiculaire à (FF’).

 

 

On considère l’ensemble des points M de P tels que :

On sait que cet ensemble est l’hyperbole (H) d’équation :

On se propose d’étudier cette hyperbole pour les réels x

strictement positifs.

 

L’équation ci-dessus donne :

Comme b est différent de 0, on peut écrire :

La quantité sous le radical est le trinôme du second degré en x :

Son discriminant est :

Il admet donc deux racines réelles :

 

Ainsi,

 

 

Dans cette région, on a :

 

 

 


 

Les symétries axiales et la symétrie centrale de l’hyperbole permet

de conclure qu’elle admet dans son domaine de définition :

deux asymptotes obliques (VV') et (UU'), d’équations respectives :

 

 

 

II-3 Directrices de l’hyperbole

 

Soient les points D et D’ appartenant à l’axe réel et tels que :

(On rappelle que e, différent de 0, est l’excentricité de l’hyperbole)

A chacune de ces directrices, on fait correspondre celui des foyers

de l’hyperbole qui se trouve du même côté du centre, autrement

dit :

 

 

 

On peut facilement démontrer par la géométrie analytique la

propriété suivante :

Pour tout point appartenant à l’hyperbole, le rapport de ses

distances à un foyer et à la directrice qui correspond à ce foyer est

constant et est égal à l’excentricité e.

 

 

 

 

III- Parabole

 

III-1 Définition

 

Dans un plan P, on considère une droite (PQ) et un point F

n’appartenant pas à cette droite.

On appelle parabole, qu’on notera (A), l’ensemble des points M du

plan P équidistants de F et de (PQ).

 

 

F est appelé foyer de la parabole (A) et (PQ), sa directrice.

Soit la droite D passant par F et perpendiculaire à (PQ) ; elle coupe

(PQ) au point C.

La distance FC, notée p, du foyer F à la directrice (PQ) est appelée

paramètre de la parabole.

 

 

III-2 Equation canonique de la parabole

 

On fait munir le plan P du repère orthonormal défini comme suit :

Son origine O est le milieu de FC.

La droite D est l’axe des abscisses orienté positivement de O vers F.

L’axe des ordonnées est porté par la droite passant par O et

orthogonale à D, son sens positif étant le sens ascendant.

 

On a :

 

La droite passant par M et parallèle à l’axe des abscisses rencontre

l’axe des ordonnées et la directrice d = (PQ) respectivement aux

points D et K. (Voir figure ci-dessus).

On a les équivalences logiques suivantes :

En se libérant du radical, on obtient :

On obtient ainsi l’équation canonique de la parabole (A).

L’équation de la directrice d est :

L’équation canonique permet de dire que (A) admet l’axe des

abscisses comme axe de symétrie.

Les coordonnées de l’origine O du repère vérifiant l’équation

canonique, O appartient à la parabole et sera appelé son sommet.

 

L’axe des ordonnées est donc tangent à la parabole en son sommet

O.

 

Donc (A) est convexe et tourne sa convexité vers les abscisses

négatives.

 
Elle se situe entièrement dans la région du plan :

 

 

 

 

IV- Définition générale de l’ellipse, de l’hyperbole et

de la parabole

 

On a vu plus haut que ces trois objets ont chacun des directrices.

 

 

Ils possèdent donc la propriété suivante :

 

 

 

Dans le cas d’une ellipse, e est strictement inférieur à 1 et est égal

à :

Dans le cas d’une hyperbole, e est strictement supérieur à 1 et est

égal à :

Dans le cas d’une parabole, e est égal à 1.

 

Réciproquement, soit dans un plan, une droite (d) donnée et un

point F n’appartenant pas à (d) également donné.

L’ensemble des points M de ce plan tel que :

est une ellipse, une hyperbole ou une parabole d’excentricité e.

Dans le cas d’une ellipse ou d’une hyperbole, la droite (d) sera une

des directrices.

Dans le cas d’une parabole, (d) sera sa directrice.

 

Conclusion

Dans un plan, la donnée d’un réel e constant strictement positif,

d’une droite (d), d’un point F n’appartenant pas à (d) détermine

entièrement l’ellipse, l’hyperbole ou la parabole.

 

 

 

 

V- Coniques

 

L’ellipse, l’hyperbole et la parabole sont appelées coniques car

chacune d’elles est l’intersection d’un cône circulaire (C) et d’un

plan P.

On rappelle que la surface du cône circulaire s’étend à l’infini, de

part et d’autre du sommet de ce cône.

 

Si P ne passe pas par le sommet du cône et n’est parallèle à aucune

de ses génératrices, alors la conique est une ellipse.

 

 

Si P ne passe pas par le sommet du cône et est parallèle à une et

une seule de ses génératrices, alors la conique est une parabole.

 

P est parallèle à la seule génératrice (KK')

 

Si P ne passe pas par le sommet du cône et est parallèle à deux

génératrices distinctes de ce cône, alors la conique est une

hyperbole.

 

 

P est parallèle à deux génératrices distinctes (KK') et (LL')

 

Si P passe par le sommet du cône, alors on obtient l’un des trois

cas suivants :

P n’est parallèle à aucune des génératrices, alors l’ellipse se réduit à

un point.

P contient une et une seule génératrice, alors la parabole se réduit

à la droite de tangence de P et du cône.

 

 

P contient deux génératrices distinctes, alors l’hyperbole se réduit à

la réunion de deux droites, sécantes au sommet du cône.

 

 

 

 

 

 

VI- Formes d’une équation à deux inconnues, du

second degré par rapport à ces inconnues

 

VI-1 Forme générale

 

La forme générale d’une équation à deux inconnues x et y, du

second degré par rapport à ces inconnues est :

A, B, C, D, E et F étant des coefficients réels quelconques.

 

VI-2 Transformation de la forme générale

1ère étape 

Supposons B différent de 0.

Les formules de transformation sont données par le système :

Les termes en x’y’ s’éliminent et la nouvelle équation prend la

forme suivante :

 

Remarques :

Si B est nul, alors il est inutile de passer par cette première étape,

puisque dans ce cas on aurait une équation qui aurait la forme de

cette dernière.

Si A et C sont égaux, alors l’expression :

 

2ème étape 

On doit distinguer deux cas :

 

L’équation :

subit la transformation qui consiste à compléter les sommes :

 

 

On obtient ainsi l’équation :

 

Deux cas sont à envisager, selon que K’ est différent de 0 ou K’ est

nul.

Si l’une de ces quantités est strictement positive et l’autre

strictement négative, alors on obtient une hyperbole.

 

 

 

 

L’équation prend une des formes suivantes :

On étudie le cas où l’équation se présente sous la première forme

(le raisonnement sera le même si l’on avait la seconde forme).

On a donc :

 

Remarque :

On a écarté le cas où on aurait A’ et C’ simultanément nuls, car il

correspond à la disparition de l’équation en x et y, du second degré

par rapport à x et y.

 

 

Exemple

 

Solution

 

On a :

On a donc :

Le système permettant la transformation des cordonnées dans

cette rotation est :

Dans l’équation donnée, en remplaçant x et y par leurs égales

données par le système ci-dessus, on obtient :

 

L’équation donnée est par conséquent celle de l’ellipse de demi-

axes :

 2ème partie

4/20/2006

Cinématique du point - 1ère partie

auteur : Raymond RICHA
 
 
 
 
CINEMATIQUE DU POINT
(1ère partie)
 
 
 

Définitions

 

Soit E un ensemble non vide.

 

E sera dit R-espace vectoriel si et seulement si E est muni

d’une addition, notée (+), partout définie dans E et d’une

application de E × R dans R notée (.), cette addition et cette

application vérifiant les propriétés suivantes :

 

 

Les éléments x du R-espace vectoriel E seront nommés vecteurs

et  seront notés :

 

L’élément unique e est dit élément neutre pour l’adition (+).

Il est nommé vecteur nul et noté :

 

 

Si E possède une base B et si card (B) = n, alors on dira que le

R-espace vectoriel E est de dimension n.

 

 

Pour la suite on considérera un R-espace vectoriel E de dimension

3.

Sa base sera notée :

 

 

On a vu en classes de première et de seconde les objets

mathématiques appelés vecteurs de l’espace physique à trois

dimensions.

 

Appelons Ω l’ensemble de ces vecteurs.

 

Exercice

Montre que Ω est un R-espace vectoriel.

 

 

Mouvement d’un point – Trajectoire

 

R sera considéré comme l’espace des temps dont tout élément réel

sera noté t ; donc l’intervalle de définition I de l’application f est

une partie de cet espace des temps.

 

L’espace (Ω , O) est rapporté à un repère  orthonormal (R), la

base étant :

 

 

 

Soit dans l’espace du repère (R) le point M tel que :

 

 

 

Remarque importante

 

La notion de mouvement est relative ; en effet, un mobile peut être

simultanément au repos par rapport à un repère (R) et en

mouvement par rapport à un autre repère (R’).

 

Par exemple, un voyageur assis dans une voiture de train est au

repos par rapport au train, donc aussi par rapport à tout repère fixe

pris dans le train.

Mais simultanément, ce même voyageur est en mouvement par

rapport à tout repère fixe dont l’origine est le centre de gravité de

la gare de destination.

 

 

La trajectoire du mobile M par rapport au repère (R) est l’ensemble

des points liés à ce repère avec lesquels le point mobile coïncide

successivement.

La trajectoire est donc une courbe fixe par rapport au repère (R).

 

 

 

 

Détermination du mouvement

 

 

On écrit :

 

 

Par élimination de t, on peut obtenir l’équation cartésienne de la

trajectoire de M.

 

 

 

dans tout ce qui suit, on supposera la fonction vectorielle

déterminant le mouvement deux fois dérivable,

 c’est-à-dire que les fonctions numériques
 
x(t), y(t) et z(t) admettent des dérivées première et

 seconde sur l’intervalle réel I

par ailleurs les résultats et propriétés obtenus dans le

 repère orthonormal de l’espace
 
sont également vrais dans tout repère orthonormal du plan

 

Le mouvement peut être également déterminé par la fonction

numérique φ, telle que u = φ(t).

Ainsi, à chaque valeur du temps t est associée une valeur

du paramètre u = φ(t), qui à son tour détermine la position de M

puisque l’on a :

 

La relation u = φ(t) est appelée loi horaire du mouvement.

 

La courbe représentative de cette fonction numérique u = φ(t) est

nommée diagramme du mouvement.


 

Remarque importante

On ne doit pas confondre le diagramme du mouvement et la

trajectoire du point mobile.

 
Ce sont deux objets différents.

 

Exercice

 

 

 

 

 

Vecteur-vitesse et vecteur-accélération

 

 

Ainsi, le vecteur vitesse du point mobile M est, à tout instant t, égal à :

 

Souvent on note également :

 

Le repère étant orthonormal, on a :

 

 

Remarque très importante

 

Si le mouvement de M est donné par la trajectoire, telle que :

alors on se trouve dans le cas d’une fonction composée :

et le vecteur-vitesse a pour composantes scalaires ou

coordonnées :

 

 

 

Ainsi, le vecteur accélération du point mobile M est, à tout instant t,

égal à :

 

Souvent on note également :

 

 

 

Remarque importante

Supposons le mouvement donné par la trajectoire, telle que :

Alors le vecteur-accélération a pour coordonnées ou composantes

scalaires les dérivées des coordonnées du vecteur-vitesse.

 

 

Il s’ensuit que :

 

 

 

 

 

Abscisse curviligne vitesse arithmétique – distance

parcourue

 

 

 

Si la trajectoire est une courbe (C) connue, on peut choisir sur (C)

un point origine A et un sens.

 

 

 

 

 

Orientons le support de la vitesse au point M0 , c’est-à-dire la

tangente à (C) au point M0 , selon le sens du mouvement.

 

 

 

A tout instant, le vecteur – vitesse est porté par la tangente à la

trajectoire et, si cette tangente est orientée dans le sens du

mouvement (ou encore dans le sens pris sur la courbe)

alors la mesure algébrique du vecteur – vitesse est la dérivée de

l’abscisse curviligne par rapport au temps t.

 

 

 

 

On pose D la distance parcourue par le mobile M sur la trajectoire

(C).

 

On a donc :

 

 

 

 

 

 

Produit scalaire – mouvement accéléré et mouvement

retardé

 

 

Représentons, dans le repère, la trajectoire (C) du point mobile M.

 

 

Or, on a :

 

 

 

L’étude qui précède introduisant le produit scalaire :

conduit à considérer la projection orthogonale du vecteur-

accélération sur le support de la vitesse.

 

 

 

 

 

 

 

Fonction primitive d’une fonction vectorielle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Exercices

 

I-

 

Solution

a)

 

Finalement, on obtient :

 

b)

On sait que :

Finalement, on obtient :

Soit la fonction cos 2t.

Soit T un réel tel que :

Par ailleurs, on a :

Or, pour T’ réel, on a :

 

c)

En éliminant t, on obtient l’équation cartésienne de la trajectoire de

M :

 

Par translation du repère de vecteur :

On obtient :

La trajectoire de M est donc une ellipse de centre W(5 , 0), de

grand axe, l’axe des abscisses, de demi-longueur 3 et de petit axe,

la droite d’équation x = 5, de demi-longueur 2.

 

II-

 

Solution

Soit u.a l’unité de mesure des longueurs dans le repère.

Soit d cette distance ; on a :

Or, on sait que :

Donc,

 

 

 

2ème partie

 

Cinématique du point - 2ème partie

Auteur : Raymond RICHA
 
 
 

III-

 

Je te laisse résoudre cet exercice.

 

 

IV-

 

 

Solution

a-

 

On sait que :

 

 

 

 

1er cas : t nul

On a :

Leurs composantes scalaires sont telles que :

 

2ème cas : t différent de 0

Donc,

 

b-

On a :

La trajectoire de M est donc la droite d’équation :

La trajectoire étant une ligne droite, les vecteurs vitesse et

accélération sont colinéaires.

 

De plus, on remarque que :

Cette relation vectorielle nous permet de connaître le sens du

mouvement. En effet,le sens du vecteur-vitesse est celui du

vecteur directeur de la trajectoire pour les valeurs
 
de t rendant la quantité (sin2t) strictement négative ; il est

contraire à celui du vecteur directeur pour les valeurs de t rendant

(sin2t) strictement positive.

 

c-

 

L’étude des signes de (sin 2t) et de ce produit scalaire dans les

intervalles suivants :

permettra de connaître le sens du mouvement ainsi que sa nature.

 

Soient A, B, C, D et E les positions de M respectivement aux

instants suivants :

 

Leurs coordonnées sont :

 

 

 

 

 

Ainsi, aux instants suivants :

M visitera à nouveau les points B, C, B et A.

 

 

 

 

 

 

A titre d’exercice, je te laisse terminer cet exercice.

 

 

V-

 

Solution

En posant :

le système devient :

Ce qui donne :

En remplaçant dans la première équation, a par son égale, on

obtient :

La trajectoire (C) est donc une hyperbole.

 

 

 

 

 

 

VI-

Je te laisse résoudre cet exercice.

 

 

VII-

 

Etude d’un mouvement particulier

 

On a :

La trajectoire de M est donc le cercle de centre l’origine du repère

et de rayon a.

On dit que le mouvement est circulaire.

 

Vecteur-vitesse

 

 

Cas particulier du mouvement circulaire uniforme

 

La loi horaire qui lui correspond est donc :

On peut facilement démontrer que ce mouvement est périodique de

période T tel que :

 

Vecteur-accélération

Pour l’obtenir, il faut dériver, par rapport à t, les composantes

scalaires du vecteur-vitesse.

On a :

Ce qui donne en regroupant :

Finalement, le vecteur-accélération s’écrit :

 

Il est la somme de deux vecteurs :

 

 

 

Cas particulier du mouvement circulaire uniforme

 

Le vecteur-accélération devient tel que sa direction est

normale à la trajectoire.

 

Par ailleurs, on a :

Donc,

 

Applications

1-

Un point mobile M se déplace sur un axe orienté (x’x) tel que son

abscisse, à tout instant t est égale à :

Détermine son vecteur-vitesse et son vecteur accélération à tout instant t.

 

2-

On te donne un point mobile M se déplaçant dans le plan muni d’un

repère orthonormal.

Ses coordonnées à tout instant t sont données par le système :

Sans faire des calculs, démontre que son mouvement circulaire

n’est pas uniforme.

Détermine ses vecteurs vitesse et accélération.

Je te laisse faire ces deux applications

.

4/15/2006

Le périmètre du cercle

Auteur : Raymond RICHA
 
 
 
Périmètre du cercle
 
 

1- Je découvre π

Je dois d’abord me munir :

-         d’un rouleau de ficelle

-         d’un rouleau de scotch

-         d’un compas

-         d’une règle graduée

-         d’un crayon

-         des ciseaux

 

 

Ma première expérience

 

Sur des feuilles de papier, à l’aide de mon compas, je trace cinq cercles a, b, c, d et e, de rayons respectifs : 4cm, 5cm, 7cm, 8cm, 10cm (un cercle par feuille).

 

Sur une feuille indépendante, je construis un tableau à six colonnes et quatre lignes.


Je peux déjà remplir les deux premières lignes.

 

 

cercles

a

b

c

d

e

Diamètre : d

8cm

10cm

14cm

16cm

20cm

Longueur de ficelle mesurée : L

 

 

 

 

 

L / d

 

 

 

 

 

 

La troisième ligne correspond aux longueurs de ficelle que j’aurai à mesurer en fin d’expérience.

 

La quatrième ligne se remplira en faisant la division de L par d.

 

Pour chacun de ces cercles, je procède ensuite de la manière suivante :

 

Avec mon crayon, je repère un point quelconque sur le cercle.

Je « scotche » ensuite l’extrémité libre du rouleau de ficelle sur ce point.

 

Je continue à « scotcher » la ficelle à plusieurs endroits du cercle, en veillant à ce

qu’elle reste confondue avec lui. Pour cela, l’avancement devra se faire à petits

intervalles.

 

Ayant fait le tour, ma ficelle devra atteindre le point que j’ai repéré au départ.

 

C’est à cet endroit que je dois la couper avec mes ciseaux.

 

La situation devra ressembler au schéma suivant :

 

 

 

Le point repéré au départ est nommé D sur le schéma.

 
Les petits rectangles représentent les petits morceaux de scotch

qui maintiennent la ficelle

(tracée en rouge sur le schéma)
 
dans une position
la plus proche possible du cercle

 

Je récupère ensuite ce morceau de ficelle en le détachant du cercle.

 

A l’aide de ma règle graduée, je mesure la longueur de ce morceau et je la note

dans mon tableau, en l’inscrivant à l’endroit correspondant au cercle avec lequel

j’ai travaillé.

 

Ayant rempli mon tableau, j’obtiens le résultat suivant :

 

cercles

a

b

c

d

e

Diamètre : d

8cm

10cm

14cm

16cm

20cm

Longueur de ficelle mesurée : L

25,17cm

31,38cm

44,1cm

50,27cm

62,8cm

L / d

 

 

 

 

 

 

Je procède ensuite aux divisions successives de L par d et je remplis la dernière

ligne du tableau en y inscrivant les résultats de ces divisions.

 

cercles

a

b

c

d

e

Diamètre : d

8cm

10cm

14cm

16cm

20cm

Longueur de ficelle mesurée : L

25,17cm

31,38cm

44,1cm

50,27cm

62,8cm

L / d

3,14625

3,138

3,15

3,141875

3,14

 

J’observe que le résultat de la division de la longueur de ficelle par la mesure du

diamètre reste très proche de la valeur 3,14, ceci quel que soit le cercle considéré.

 

Il ya donc proportionnalité entre la longueur de ficelle et la mesure du diamètre.

 

Le coefficient de proportionnalité est la valeur constante 3,14.

 

 

Ma seconde expérience

 

Je vais aux étagères de la cuisine et je me procure de trois boîtes de conserve de

diamètres différents.

 

J’essaie de mesurer ces trois diamètres et je les note dans un tableau semblable

à celui que j’ai construis lors de la première expérience.

 

Je refais la même expérience, mais cette fois-ci la ficelle sera « scotchée » à la

base de la boîte de conserve, de manière que sa position, bien calée à la bordure

de cette base, épouse au mieux la base circulaire.

 

Là également je dois constater que la division de la longueur de ficelle par la

mesure du diamètre reste très proche de la valeur 3,14, ceci quel que soit la boîte

de conserve considérée.

 

Je te laisse donc faire cette deuxième expérience.

 

 

Conclusion

Dans les deux expériences, la longueur de ficelle ayant épousé au mieux la

longueur du cercle, je conclue que la division de la longueur d’un cercle

quelconque par la mesure de son diamètre est égale à une constante qui vaut 3,14.

 

La longueur du cercle est appelée périmètre de ce cercle.

 

Je dis également que la division du périmètre d’un cercle quelconque par la mesure

de son diamètre est égale à une constante qui vaut 3,14.

 

Cette constante, appelée coefficient de proportionnalité, est en réalité égale à :

3,1415926535897932384626433832795………

 

Elle sera notée par la lettre grecque π.

 

J’écris :

 

 

3,14 n’est donc qu’une approximation.

 

Lorsque cette valeur n’est pas donnée, on prendra 3,14 comme valeur de la

constante.

 

 

2- Je découvre une formule

 

Si je note P le périmètre d’un cercle de diamètre ayant d comme mesure, alors je

peux écrire :

 

 

D’où la machine :

 

 

La machine inverse donne donc :

 

 

Ceci donne la formule qui permet de calculer le périmètre P d’un cercle dont la

diamètre a pour mesure d, connue :

 

 

 

Puisque la mesure du diamètre est double de celle du rayon, on peut également écrire :

 

 

 


 

3- J’applique la formule

 

 Remarque importante

 

1)

On me donne un cercle dont le rayon mesure 4cm. On me demande de calculer son

périmètre.

 

Solution

 

Si j’appelle P son périmètre et R la mesure de son rayon, alors je sais que :

 

 

Donc, j’obtiens :

 

 

 

2)

 

Solution

 

Si j’appelle P son périmètre et d la mesure de son diamètre, alors je sais que :

 

 

Donc, j’obtiens :

 

 

 

3)

 

Solution

 

Si j’appelle P son périmètre et R la mesure de son rayon, alors je sais que :

 

 

J’obtiens ainsi la machine :

 

 

La machine inverse donne :

 

 

Ainsi,

 

 

J’obtiens finalement :

 

 

 

A toi de maintenant de t’entraîner pour la suite

 

4)

Complète le tableau suivant :

 

cercles

a

b

c

d

e

Diamètre 

2cm

 

18cm

6cm

 

Périmètre

 

38cm

 

 

40,8cm

 

 

5)

Complète le tableau suivant :

cercles

a

b

c

d

e

Rayon

4m

 

3,5m

6m

 

Périmètre

 

40m

 

 

80m

 

 

Remarque sur l’utilisation de la calculatrice

 

 

Pour la calculatrice « Casio – Collège 2D », cette touche est :

 

1-

 


2-

 

Pour calculer le périmètre P du cercle, la mesure d de son diamètre étant donnée,

on fait comme suit :

 


3-

 

Pour calculer la mesure d du diamètre, le périmètre P étant donné, on fait :

 

 

Entraîne-toi avec :

 

 

4/14/2006

Les fonctions logarithme népérien et exponentielle de base e - 1ère partie

Auteur : Raymond RICHA
 
 
 
 

LES FONCTIONS LOGARITHME NEPERIEN ET EXPONENTIELLE
DE BASE e

(1ère partie)

 

I- Fonction logarithme népérien

I-a Définition

 

 

 

Ainsi on a :

 

Pour la suite, on utilisera le symbole Log (avec L majuscule) pour désigner cette fonction numérique.

 

La définition précédente se traduit également par :

 

 

Remarque importante :

La fonction logarithme népérien n’est pas définie pour les réels largement négatifs.

Une écriture telle que Log (-5) n’a pas de sens en mathématiques.


Interprétation géométrique

Interprétons géométriquement la notion de logarithme népérien.

Pour cela, soit un repère orthonormal et soit la branche hyperbolique (H) de la fonction numérique définie par :

Nous avons représenté graphiquement cette fonction pour les réels x strictement positifs.

 

 

L’aire S, de la surface plane limitée par l’axe (Ox), la courbe (H), la droite d’équation x = 1 et la droite d’équation x = a , a quelconque appartenant à R* + (partie coloriée en bleu) est :

Or on sait que Log 1 = 0 ; donc :

Ainsi, pour tout réel a appartenant au domaine de définition R* +,
Loga est une aire.

On peut donc généraliser en annonçant que :

Si x est strictement supérieure à 1, cette aire est strictement positive :

 

Si x est strictement comprise entre 0 et 1, l’aire est strictement négative :

 

I-b Propriétés

 

Soit u une fonction numérique, définie, continue, dérivable et strictement positive sur un intervalle réel I.

 

La fonction u étant dérivable sur I, on a :

 

Supposons maintenant que u est une fonction numérique définie, continue, dérivable et strictement négative sur un intervalle réel I.

 

D’après ce qui précède, la fonction composée, G, telle que :

 

 

Par conséquent, si u est une fonction définie, continue, dérivable et de signe constant sur un intervalle réel I, alors la fonction, H, telle que :

 

est dérivable sur I et sa dérivée est égale à :


Remarque importante

 

Exemples

1)

Soit à calculer la dérivée de la fonction numérique f définie par :

 

Solution

Le trinôme du second degré en x :

a son discriminant égal à :

Par conséquent, ce trinôme est de signe de son coefficient a égal à 1
pour tout réel x :

On a donc :

 

2)

Soit à calculer la dérivée de la fonction numérique g définie par :

 
Solution

Trouvons d’abord le domaine de définition de g.

La fonction g n’est pas définie pour :

Pour tout réel x appartenant à dom(g), posons :

D’où :

Comme x appartient à dom(g), cos x est différent de zéro et on peut simplifier par cos x ; on obtient finalement :


3)

Montrons que les primitives de la fonction numérique g définie par :


Solution

Déterminons d’abord le domaine de définition de g.

Calculons alors les racines de l’équation :

 

Exercice

Dans un repère orthonormal, on considère la fonction numérique f définie par :

Détermine le domaine de définition E de f.

Etudie f et dresse son tableau de variation. Trace sa courbe représentative (C).

Calcule l’aire du domaine D limité par la courbe (C), les droites d’équations respectives x = 1 et x = 4 et l’axe des abscisses.

 

 

 

Soit a un réel strictement positif.

Les fonctions numériques telles que :

sont dérivables sur l’intervalle ] 0 , + ∞ [.

On a donc :

 

Comme a est différent de zéro, on peut simplifier par a ; on obtient :

 

 

Déterminons C en donnant à x la valeur 1.

 

D’où :


Remarque

Si l’on sait que le produit des réels a et b est strictement positif, on pourra écrire :

 

Par récurrence, on en déduit :

et en posant ai = a,

[a > 0 ou (a < 0 avec n pair)], pour tout i élément de

{1, 2, …, n}:

 

Sous forme condensée :

 

 

 

Soient deux réels strictement positifs quelconques a et b.

Il existe au moins un réel strictement positif r et un seul tel que :

 

 

 

On peut facilement démontrer la relation :


Application :

Soit x un réel quelconque strictement positif, p un entier relatif quelconque et q un entier naturel non nul quelconque ; on a :

 

Donc :

 

I-c Dérivée logarithmique

Définition

Soit u une fonction numérique, dérivable sur un intervalle réel I et ne s’annulant pas sur cet intervalle.

On nomme dérivée logarithmique de u, sur I, le rapport :

 

 

Dérivée logarithmique d’un produit

Soient u et v deux fonctions numériques, dérivables et ne s’annulant pas sur un intervalle réel I.

Le produit :

 

est dérivable et ne s’annule pas sur I.

 

La propriété s’étend aisément et par récurrence à un produit quelconque de n facteurs, n > 2.

La dérivée logarithmique d’un produit de facteurs est la somme des dérivées logarithmiques des facteurs.

 

Dérivée logarithmique d’un quotient

Soient u et v deux fonctions numériques, dérivables et ne s’annulant pas sur un intervalle réel I.

 

Il s’ensuit que :

 

La dérivée logarithmique d’un quotient est la différence des dérivées logarithmiques de ses deux termes.

 

Dérivée logarithmique d'une puissance

 

I-d Limites

Limite de la fonction logarithme népérien lorsque x tend vers + ∞

L’étude du signe de la dérivée sur [1 , + ∞[ a montré que la fonction logarithme népérien est croissante sur cet intervalle.

Supposons qu’elle soit majorée sur cet intervalle.

Elle admettrait donc, lorsque x tend vers

+ ∞, une limite réelle unique, finie, i, telle que :

 

Or, on sait que :

 

Il s’ensuivrait donc l’égalité des réels :


Conclusion :

La fonction logarithme népérien, croissante sur [1 , + ∞[, ne peut être majorée sur cet intervalle.

Donc, lorsque x tend vers + ∞, la fonction logarithme népérien tend également
vers
+ ∞.

On écrit :

 

Limite de la fonction logarithme népérien lorsque x tend vers 0 + (x tend vers zéro par valeurs supérieures)

Soit x un réel strictement positif quelconque et soit son inverse X.

 

On a :

 

On sait que :

 

Donc :

 

Limites de deux fonctions numériques particulières

Calculons la limite de la fonction numérique f définie par :

 

Lorsque x tend vers + ∞, l’expression de f se présente sous la forme indéterminée :

 

Levons cette indétermination.

 

Il s’ensuit que, pour x >1 :

 

Or, on sait que :

 

Donc :

 

Calculons la limite de la fonction numérique g définie par :

 

 

En revenant à la notation en x :

 

On peut généraliser ce résultat important en remplaçant x par une fonction numérique quelconque tendant vers 0 avec x :

 

I-e Le nombre e

La fonction logarithme népérien est définie, continue, monotone croissante sur R* +.

Elle a pour limite + ∞ lorsque x tend vers + ∞ et pour limite – ∞ pour x tendant vers 0+.

Par suite : l’équation Log x = 1 admet une solution unique.

On note e cette solution.

On a donc Log e = 1.

Une valeur approchée de e est 2,718282.

 

I-f Représentation graphique de la fonction logarithme népérien

Jusqu’à présent, on a déterminé le domaine de définition ; on a étudié la monotonie, les limites en 0+ et en + ∞ de cette fonction.

Par ailleurs, on peut facilement montrer qu’elle est continue sur son domaine de définition.

De ces résultats se dégagent donc le tableau de variation de cette fonction, puis sa courbe représentative dans un repère orthonormal .

Sa limite lorsque x tend vers 0+ étant – ∞, sa courbe représentative admet comme asymptote verticale l’axe des ordonnées.

Par ailleurs, on a :

 

Au point d’abscisse x = 1 de la courbe, la tangente à cette dernière est la droite d’équation :

 

Au point d’abscisse x = e de la courbe, la tangente à cette dernière est la droite d’équation :

Cette tangente passe donc par l’origine du repère.

Tableau de variation :

 

 

Représentation graphique :

 

 
 

Les fonctions logarithme népérien et exponentielle de base e - 2ème partie

Auteur : Raymond RICHA
 
 
 
FONCTION LOGARITHME NEPERIEN
ET EXPONENTIELLE DE BASE e
(2ème partie)
 
 
 

II- Fonction exponentielle de base e

II-a Définition et généralités

On a vu précédemment que la fonction logarithme népérien est

définie, continue, monotone croissante sur R*+.

Il est facile d’en déduire que cette fonction est donc une bijection

de R*+ sur R.

La fonction logarithme népérien admet donc une fonction

réciproque, définie sur R et dont l’ensemble des valeurs est R*+.

On nomme fonction exponentielle de base e la fonction réciproque

de la fonction logarithme népérien.

 

Notons provisoirement la fonction exponentielle de base e par

« exp » .

 

 

Elle se lit « exponentielle de x »

 

On a donc l’équivalence logique suivante :

 

Les propriétés qui suivent résultent de la bijection qui a permis de

définir la fonction exponentielle de base e.

 

a)

La fonction exponentielle de base e est une bijection de R sur R*+.

Il s’ensuit que pour tout réel x, il existe un réel unique, exp x,

strictement positif.

 

b)

La fonction exponentielle de base e est continue et strictement

croissante sur R.

 

c)

Puisque Log 1 = 0, exp 0 = 1.

Puisque Log e = 1, exp 1 = e.

 

d)

On sait que l’application composée d’une bijection et de sa

réciproque est l’application identique d’une partie de R sur elle-

même :

 

e)

 

Toutes ces propriétés nous permettent donc de dresser le tableau

de variation de la fonction exponentielle de base e et de construire

son graphe dans un repère orthonormal.

 

Exercice

Dresse le tableau de variation de la fonction exponentielle de base

e.

 

Représentation graphique

On a l’implication suivante :

 

De plus se graphe est au-dessus de cette asymptote.

 

Puisque Logx et expx sont réciproques, leurs graphes sont

symétriques par rapport à la première bissectrice du repère.

 

Ces propriétés permettent donc de construire facilement le graphe

de la fonction exponentielle de base e, à partir de celui de la

fonction logarithme népérien.

 

 

 

 

II-b Propriétés

Propriété fondamentale

 

Démonstration

Soient deux réels quelconques a et b et posons

c = a + b.

Désignons par α, β et γ les réels uniques, strictement positifs,
tels
  que :

a = Log α, b = Log β, c = Log γ.

C’est-à-dire :

α = exp a, β = exp b, γ = exp c = exp (a + b).

 

Compte tenu de ces notations, on a :

 

Autres propriétés

On a déjà vu que exp 0 = 1.

Démonstration

 

 

II-c Notation ex

 

Pour le logarithme népérien d’une puissance rationnelle d’un réel

strictement positif α, on a établi :

 

 

Par définition de la fonction exponentielle de base e, on a :

 

D’où :

 

En outre :

 

Donc :

 

 

 

Conclusion :


 

Nous allons étendre cette conclusion à R, pour le seul nombre e.

Par convention et par définition, on a :

 
La fonction exponentielle de base e est donc définie par :

 

Avec cette nouvelle notation, les propriétés précédemment établies

s’expriment comme suit :

 

 

 

II-d Fonction dérivée de ex

 

La fonction exponentielle de base e étant la fonction réciproque de

la fonction logarithme népérien, est dérivable sur R.

 

 

Finalement :

La fonction exponentielle de base e est égale à sa fonction dérivée. 

 

Conséquence :

 

Donc :

La fonction exponentielle de base e est égale à sa dérivée d’ordre
n
  (ou nième).

 

 

II-e Recherche de primitives

Sur R, les fonctions primitives de la fonction exponentielle de base

e sont les fonctions numériques f définies par :

On écrit donc :

 

Soit u une fonction numérique, dérivable sur un intervalle réel I.

 

La fonction g, définie par :

admet pour fonction dérivée sur I la fonction g’ telle que :

 

Par conséquent :

 

Exemple

Calculons une primitive de la fonction numérique suivante :

 

Solution

 

Exercices

1)

Calcule des primitives des fonctions numériques suivantes :

 

2)

En utilisant une intégration par parties, calcule :

 

 

II-f Recherche de limites

 

Pour x tendant vers 0, l’expression de f prend la forme

indéterminée suivante :

 

Levons cette indétermination.

Le nombre dérivé de la fonction exponentielle de base e au point 0 est, par définition :

 

Or, ce nombre dérivé est 1 ; donc on a :

 

 

 

Lorsque x tend vers + ∞ l’expression de h prend la forme

indéterminée :

 

Levons cette indétermination.

 

 

Lorsque x tend vers – ∞, l’expression de k prend la forme

indéterminée :

 

Levons cette indétermination.

 

 

 

Exercices résolus

 

Fonction logarithme népérien

 

1)

Détermine les limites quand la variable réelle indépendante tend vers + ∞ des fonctions
numériques suivantes :

 

Solution

 

 

 

 

2)

Détermine les limites, quand x tend vers 0, des fonctions numériques suivantes :

 

Solution

 

 

 

 

 

3)

Détermine la limite de la fonction numérique f définie par :

lorsque x tend vers 0 par valeurs supérieures.

 

Solution

Pour x tendant vers 0, l’expression prend la forme indéterminée
0 × ∞.

Levons cette indétermination en écrivant :

 

4)

Détermine les limites, quand x tend vers 1, des fonctions numériques suivantes :

 

Solution

 

 

 

5)

Calcule l’intégrale définie :

 

Solution

 

 

 

 

6)

Calcule l’intégrale indéfinie :

 

Solution

 

 

7)

Calcule l’intégrale indéfinie :

 

Solution

 

 

8)

Résous dans R l’équation suivante :

 

Solution

 

 

9)

Résous dans R l’équation :

 

Solution

 

 

10)

Résous dans R l’équation :

 

Solution

Notons d’abord que l’expression du premier membre n’a de sens

que si le réel x est strictement positif ; donc il faut que x soit

strictement positif.

 

 

 

 

 

11)

Résous dans R2 le système :

 

Solution

 

 

 

 

 

12)

 

Solution

 

 

 

 

 

 

 

13)

 

Solution

 

 

Résolvons l’équation :

 

 

14)

 

 

Solution

a-

Le domaine de définition de f est R*.

f est continue sur son domaine de définition.

La dérivée de f est :

Elle est nulle pour x = 1, strictement positive pour x < 0 ou

x > 1 et strictement négative pour 0 < x < 1.

 

 

 

 

 

D’où le tableau de variation de f :

 

 

 

 

D’où la construction de (C) :

 

 

 

 

b-

Les abscisses des points d’intersection M1 et M2 de (C) et de la

droite d’équation y = x + m doivent vérifier l’équation aux

abscisses :

On a donc :

Il y a donc, pour toute valeur du paramètre réel m, deux points

d’intersection M1 et M2 de (C) et de la droite d’équation

y = x + m d’abscisses respectives :

De plus, on a, pour tout m :

L’ensemble des positions du milieu I de [M1M2] est l’axe des

ordonnées.

 

Pour m nul, on a :

Les abscisses des points d’intersection A et B de (C) avec la

première bissectrice sont respectivement – 1 et 1.

Comme ces points appartiennent à la première bissectrice, on a :

La tangente en B à (C) est parallèle à l’axe des abscisses.

La tangente en A à (C) a pour pente 2.

Enfin ces deux tangentes se coupent sur l’axe des ordonnées.

 

 

 

15)

Résous dans R l’inéquation :

 

Solution

Résolvons l’inéquation :

 

Conclusion

 

 

3ème partie

Les fonctions logarithme népérien et exponentielle de base e - 3ème partie

Auteur : Raymond RICHA
 
 
 
 
FONCTIONS LOGARITHME NEPERIEN ET EXPONENTIELLE DE BASE e
(3ème partie)
 
 
 
 

Fonction exponentielle de base e

 

1)

Dans R, discute, suivant les valeurs du paramètre réel m, le nombre des racines de l’équation :

Résous cette équation dans le cas où m = 1.

 

Solution

 

 

Le discriminant Δ de l’équation est :

On sait que le nombre des racines de l’équation donnée dépend

du signe de ce discriminant et à la condition que toute racine

soit strictement positive.

Donc trois cas à étudier : Δ < 0 ; Δ = 0 ; Δ > 0

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On a vu que pour m = 1, l’équation donnée admet pour racine

réelle X = 2.

 

 

 

2)

 

 

Solution

Pour x tendant vers 0, l’expression de cette fonction numérique

prend la forme indéterminée :

 

Levons cette indétermination.

On sait que x tendant vers 0, x et x3 sont donc différents de 0 ; on

peut alors multiplier les deux membres de la fraction définissant f

par x; il vient :

 

On sait que (voir plus haut : II-f Recherche de limites) :

 

 

 

3)

 

Détermine la limite, quand x tend vers 0, de la fonction numérique :

 

Solution

L’exposant de e est fonction de sin x ; donc son signe dépend de la

manière par laquelle x tend vers 0.

Deux cas sont à envisager :

 

 

 

 

4)

 

 

Solution

 

 

5)

 

 

Solution

 

On sait que :

 

 

6)

 

 

Solution

Calculons les deux premières dérivées ; on a :

 

 

 

 

7)

 

Calcule les intégrales indéfinies suivantes :

 

Solution

 

 

 

 

 

8)

 

 

a-

Quelle valeur faut-il donner à f (0) pour que cette fonction numérique soit continue sur R ?

 

b-

On prend pour f (0) la valeur obtenue précédemment.
Montre que, dans ces conditions, f est dérivable pour x = 0.
Cette dérivée est-elle continue au point 0 ?

 

Solution

a-

Ainsi, f est continue en x = 0 si l’on prend

f (0) = 0.

 

Finalement la fonction numérique f est définie comme suit :

f est ainsi définie et continue sur R.

 

b-

Pour montrer que f est dérivable en 0, il suffit de s’assurer que

l’expression :

admet une limite réelle finie lorsque x tend vers 0.

 

f est donc dérivable en 0 et sa dérivée au point 0 a pour valeur

f’(0) = 0.

 

La fonction dérivée de f est donc continue en 0.

 

 

9)

 

Montre à l’aide d’une brève étude de la fonction numérique f définie par :

que l’on a :

En déduis que l’on a également :

et, plus généralement, pour tout entier positif n,

En déduis que :

 

Solution

f est définie et continue sur R.

Sa dérivée est :

Cette dérivée s’annule pour x = 0 et est strictement positive pour

tout réel x strictement positif.

Donc f est strictement croissante sur R+.

Mais comme f (0) = 0, alors f est strictement positive sur R* + ; ainsi :

 

Considérons la fonction numérique g définie par :

g est définie et continue sur R.

Sa dérivée est :

Cette dérivée s’annule pour x = 0 et, d’après ce qui précède, est

strictement positive pour tout réel x strictement positif.

Donc g est strictement croissante sur R+.

Mais comme g (0) = 0, alors g est strictement positive sur R* + ; ainsi :

 

Raisonnons par récurrence sur n, entier positif, et supposons que

l’on a :

Soit la fonction numérique u définie par :

u est définie et continue sur R.

Sa dérivée est :

Compte tenu de l’hypothèse , cette dérivée, qui s’annule pour

x = 0, est strictement positive pour tout réel x strictement positif.

Donc u est strictement croissante sur R+.

Mais comme u (0) = 0, alors u est strictement positive sur R* + ; ainsi :

 

On a :

 

 

10)

 

Solution

a-

On a :

Comme f est paire et g, impaire, en substituant dans cette relation

x par –x, on obtient :

Additionnons et soustrayons membre à membre les relation (1) et

(2) ; il vient :

 

b-

 

 

Les variations de f et g sont résumées dans le même tableau qui suit :

 

 

Construction de (C) et de (C’) :

 

 

On a :

Ceci implique que (C) et (C’) ont des branches paraboliques dans la

direction de l’axe des ordonnées et sont asymptotes l’une à l’autre pour les valeurs infinies positives de x.

 

c-

 

 

l’aire S(λ) du domaine considéré (en bleu sur la figure) est égale à :

 

 

11)

Calcule l’intégrale indéfinie :

 

Solution

Rappelons les formules d’Euler :

Ainsi, on a :

 

 

 

 

Exercices non résolus

 

 

Fonction logarithme népérien

 

1)

Résous dans R les équations suivantes :

Directives :

Avant de commencer à résoudre une équation, il faudra trouver son domaine de définition, sachant que pour les valeurs réelles

données à la variable x et rendant une quantité, sous Log,

largement négative, sont à rejeter.

 

2)

Résous dans R2 les systèmes suivants :

Directives :

Avant de commencer à résoudre une équation, il faudra trouver

son domaine de définition, sachant que pour les valeurs réelles

données à la variable x et rendant une quantité, sous Log,

largement négative, sont à rejeter.

 

3)

Calcule les fonctions dérivées des fonctions numériques suivantes :

Directives :

Préalablement au calcul de la dérivée, il faudra déterminer le

domaine de définition de la fonction numérique donnée.

 

4)

En utilisant la dérivée logarithmique, calcule les fonctions dérivées

des fonctions numériques suivantes :

 

Directives :

 
Préalablement au calcul de la dérivée, il faudra déterminer le

domaine de définition de la fonction numérique donnée.

 

5)

Calcule les fonctions primitives des fonctions numériques

suivantes :

 

6)

En utilisant l’intégration par parties, calcule les primitives des

fonctions numériques suivantes :

 

7)

Trouve la limite de la fonction numérique f lorsque x tend vers
+ ∞ :

 

8)

Résous dans R l’inéquation suivante :

 

9)

 

10)

 

11)

 

12)

 

13)

 

14)

 

 

 

 

Fonctions exponentielles de base e

 

1)

On donne les deux fonctions numériques :

Calcule :

 

2)

Résous dans R les équations suivantes :

 

3)

On donne la fonction numérique :

Trouve son domaine de définition et calcule l’expression de sa

dérivée.

 

4)

Discute graphiquement, suivant les valeurs du paramètre réel m,
le
  nombre de racines de l’équation :

(on prendra un repère orthonormal)

 

5)

Etudie les variations et construis le graphe de la fonction numérique

f définie par :

 

6)

Calcule les deux intégrales indéfinies :

 

7)

 

8)

On considère la fonction numérique f définie par :

a-

Détermine la limite de f dans chacun des cas suivants :

 

b-

Etudie les variations de f et construis, dans un repère orthonormal,

sa courbe représentative (C).

On précisera la tangente au point O, origine du repère.

 

c-

Soit (D) le domaine limité par le demi axe [Ox’ des abscisses

négatives et l’arc de (C) qui correspond à x largement négative.
 
Calcule le volume, V, engendré par (D) tournant autour de
[Ox’.

 

Les fonctions logarithme et exponentielle de base a - 1ère partie

Auteur : Raymond RICHA
 
 
 
 

LES FONCTIONS LOGARITHME  ET EXPONENTIELLE
DE BASE a

(a réel strictement positif et différent de 1)

 

 

I- Fonction logarithme de base a (a réel strictement positif et différent de 1)

 

I-a Définition

Soit a un réel strictement positif et différent de 1 quelconque.

 

 

On remarque bien que, contrairement à la fonction  logarithme népérien, cette fois le symbole « log » est en « l minuscule » et porte en indice le réel strictement positif a.

 

 

 

I-b Etude et propriétés

 

Ainsi on a :

 

Cette nouvelle fonction est une bijection de R* + sur R.

Pour a = e, on retrouve le cas particulier de la fonction logarithme  népérien ; en effet :

 

Si a = 10, alors la fonction logarithme à base 10 est appelée  fonction logarithme décimal.

On la note :

 

Remarque importante

Au baccalauréat, à l’épreuve de Mathématiques, et au départ de la  résolution d’un exercice ou d’un problème, confondre log  (avec l minuscule) et Log (avec L majuscule) est une erreur  fatale aboutissant à l’échec à cette épreuve.

 

On peut trouver l’égalité qui permet de passer d’un logarithme de  base a (a strictement positif et différent de 1) quelconque à un  logarithme de base b (b strictement positif, différent de 1 et de a), quelconque.

 

 

En particulier, pour a = e et b = 10,

 

C’est cette dernière relation qui permet de convertir un logarithme  népérien en logarithme décimal et vice versa.

 

 

 

La fonction logarithme népérien Logx étant continue et dérivable  sur
R* + , la fonction logarithme de base a :

 

 

est également continue et dérivable sur son domaine de définition.

 

Comme x est toujours strictement positif, le signe de la dérivée  dépend de celui de Loga.

 

 

Etude des limites de la fonction logarithme de base a, a réel  strictement positif et différent de 1

Deux cas à envisager :

 

 

 

 

 

 

Particularités du graphe de la fonction logarithme de base a, avec a  réel strictement positif, différent de 1 et de e

 

L’étude de la limite en zéro montre que ce graphe admet pour  asymptote verticale l’axe des ordonnées.

 

Dans la suite, le repère sera supposé orhonormal.

 

 

Soit D une droite quelconque parallèle à l’axe ses ordonnées,  rencontrant (Ca), (Ce) et l’axe des abscisses respectivement aux  points A, E et H.

On a :

Ainsi, le graphe de la fonction logarithme de base a, a strictement  positif différent de 1 et de e, se déduit de celui de la fonction  logarithme népérien par une affinité orthogonale d’axe celui des  abscisses, de direction celle de l’axe des ordonnées et de rapport :

 

Enfin, l’équation en x :

admet une seule racine x égale à 1.

Tous les graphes des fonctions logarithmes de base a passent par  le point de l’axe des abscisses, d’abscisse 1.

 

L’étude des variations de la fonction logarithme de base a, du signe  de sa dérivée, de ses limites en zéro et à l’infini, ainsi que les  particularités du graphe vues précédemment, permettent de tracer  ce dernier avec facilité.

 

 

II- Fonction exponentielle de base a (a réel strictement  positif et différent de 1)

 

II-a Définition

Soit a réel strictement positif et différent de 1, quelconque.

On a vu que la fonction logarithme de base a est définie, continue  et strictement monotone sur son domaine de définition. On a vu  également qu’elle est une bijection de R* + sur R.

Par conséquent, elle admet une fonction réciproque, définie sur R  et prenant ses valeurs dans R* +.

 

Cette fonction réciproque se nomme fonction exponentielle de base  a.

 

Provisoirement, on la notera :

 

Ainsi, on a l’équivalence logique suivante :

 

 

II-b Etude et propriétés

Les propriétés qui suivent résultent de la bijection loga de R* + sur  R.

La fonction expa est une bijection de R sur R* +.

Il en résulte que pour tout réel x, il existe au moins un réel,  expa x, et un seul, strictement positif.

 

La fonction exponentielle de base a est continue et strictement  monotone sur R.

 

Si a > 1, alors elle est strictement croissante.

Si 0 < a < 1, alors elle est strictement décroissante.

 

 

En composant la bijection loga avec sa réciproque expa on obtient  l’application identique Id d’une partie de R sur elle-même :

 

 

Autre expression de la fonction exponentielle de base a

On a par définition :

 

Toute exponentielle de base a peut s’exprimer par une  exponentielle de base e.

 

C’est une propriété très importante puisqu’elle permet, dans tout  problème faisant intervenir une exponentielle de base a, de traiter  cette dernière à l’aide d’une exponentielle de base e.

 

Propriété fondamentale

Démonstration

D’après ce qui précède, on a :

 

Autres propriétés

Cette dernière propriété est facile à établir en utilisant encore  l’égalité :

 

Nouvelle notation de la fonction exponentielle de base a

Cette égalité étant vraie pour tout r rationnel, on l’étend à  l’ensemble R des réels en écrivant, par définition :

Ainsi, on a la fonction exponentielle de base a, définie comme suit :

 

On a également l’égalité importante :

 

En utilisant cette nouvelle notation, on peut écrire :

 

Démontrons la dernière égalité.

On a :

 

 

Etude de la fonction exponentielle de base a

 

Plus haut, on a vu que cette fonction est définie pour tout réel x,  continue et strictement monotone sur R.

L’étude des limites se fait en envisageant les deux cas :

 

a > 1 et 0 < a < 1

 

 

 

Cette étude permet de conclure que le graphe de la fonction  exponentielle de base a admet, quel que soit le repère, pour  asymptote horizontale, l’axe des abscisses.

 

 

Fonction dérivée de la fonction exponentielle de base a

On pose :

 

La dérivée ne s’annule pour aucun réel x.

 

Ainsi f est strictement croissante pour a strictement supérieur à 1  et strictement décroissante pour a strictement inférieur à 1.

 

Enfin, pour la valeur de x égale à 0, son image est a0 = 1.

 

L’étude des variations de la fonction exponentielle de base a, du  signe de sa dérivée, de ses limites aux infinis, permettent de tracer  ce dernier avec facilité.


On suppose que le repère est orthonormal.

La fonction exponentielle de base a étant la fonction réciproque de  la fonction logarithme de base a, leurs graphes sont symétriques  par rapport à la première bissectrice du repère.

 

 

II-c Recherche de fonctions primitives

 

Soit la fonction numérique f définie comme suit :

f admet pour fonction dérivée :

Par conséquent, la fonction numérique g, définie par :

admet pour fonction dérivée g’, telle que :

 

Les fonctions primitives de la fonction exponentielle de base a sont  donc F telles que :

On peut également écrire :

 

 

III- Fonction numérique de la forme u(x)v(x)

u et v sont deux fonctions numériques quelconques.

On pose :

 

On admettra l’égalité suivante :

 

 

Cette égalité étant admise, on doit ensuite trouver le domaine de  définition, dom(f).

f n’est définie que si u(x) est strictement positive.

Ainsi,

 

Fonction dérivée de f

Or, on sait que :

 

On obtient finalement, avec x quelconque appartenant à dom(f) :

 

L’étude du signe de cette dérivée permettra de déduire les  variations de f.

Par ailleurs, les limites de f seront étudiées en utilisant l’écriture :

 

f s’écrit donc :

Son domaine de définition est donc :

Sa fonction dérivée est :

 

f s’écrit donc :

Son domaine de définition est donc :

Sa fonction dérivée est :

 

 

 

2ème partie

Les fonctions logarithme et exponentielle de base a - 2ème partie

Auteur : Raymond RICHA
 
 
 

Exercices

 

1)

Résous dans R les équations suivantes :

Solution

La première équation comporte des logarithmes décimaux  (logarithmes de base 10).

On doit d’abord exclure les réels x pour lesquels l’équation n’a pas  de sens.

Il faut que :


Résolution de l’équation

On a :

Comme x devra être strictement supérieur à 5, la valeur 0 devra  être rejetée.

L’équation donnée admet donc une seule racine réelle égale à 10.

 

Les conditions portant sur la seconde équation sont :


Pour la résoudre, il faut savoir que :

Démonstration

 

On applique cette formule à chacun des termes du premier membre  de l’équation ; on obtient :

 

La seconde équation est donc logiquement équivalente à :

On pose logx = X ; l’équation s’écrit alors :

 

On obtient ainsi une équation du second degré en X.

Son discriminant est :

Les racines sont donc :

 

Revenant à logx, on obtient :

 

Les deux valeurs trouvées répondent aux conditions posées, donc  elles sont acceptables.

 

 

2)

Résous dans R les équations suivantes :
 



 

Solution

Pour la première équation, on a :

L’équation est donc logiquement équivalente à :

Il faut que x soit un réel différent de zéro.


On résout cette équation ; on a :

 

La seconde équation n’a de sens que si l’on a :

 

Cette condition posée, on la résout :

Je te laisse résoudre la troisième équation.

 

La quatrième équation est logiquement équivalente à :

Elle n’a de sens que si x est strictement positif et différent de 1.

Cette condition étant posée, on la résout ; on a :

 

 

3)

Résous dans R2 le système suivant :

Solution

Le système n’a de sens que si :

La condition sur x et y posée, on a :

 

En posant Logx = X et Logy = Y, on obtient le système  logiquement équivalent :

Les solutions de ce système sont celles de l’équation du second  degré en X dont la somme des racines et leur produit sont respectivement :

Donc, on résout l’équation suivante :

 

D’où le système :

Comme x et y peuvent se permuter dans le système donné, ce  dernier admet donc deux solutions :

 

 

4)

a, b et c désignant trois réels strictement positifs et  différents de 1, évalue :

Solution

 

Comme a, b et c sont différents de 1, par conséquent  leurs logarithmes différents de zéro, on peut simplifier et  on obtient :

 

 

5)

Dans le système de logarithmes décimaux (base 10), soit x  un réel strictement positif quelconque.

On appelle cologarithme de x et on écrit :

le logarithme décimal de l’inverse de x.

Ainsi, on a :

Résous dans R l’équation :

Solution

Le réel x devra d’abord vérifier le système de conditions :

 

Cette condition posée, on résout l’équation ; on a :

 

Comme x est strictement supérieur à 1, le dénominateur  du premier membre de cette dernière équation est  différent de zéro ; donc on peut écrire :


L’équation donnée admet dans R une seule racine égale à 1,5.

 

 

6)

Résous dans R l’équation :

Je te laisse la résoudre ; elle mène vesr la résolution d’une  équation du second degré en x.

Tu trouveras deux racines dont une est à exclure car elle  ne vérifie pas la condition que doit vérifier x.

L’autre sera la solution de l’équation donnée et est égale à  15.

 

 

7)

Résous dans R l’inéquation :

Solution

x devra d’abord vérifier la condition :

Par ailleurs, on a :

 

Deux cas sont à envisager :

 

1er cas : 0 < a < 1

La fonction loga est alors strictement décroissante sur son domaine

R* +.

Par conséquent, on a :

 

2ème cas : a > 1

La fonction loga est alors strictement croissante sur son domaine  R* +.

Par conséquent, on a :

 

 

 

8)

Résous dans R l’inéquation :

Solution

x devra d’abord vérifier la condition :


Par ailleurs on a :

 

Ainsi, on a à résoudre le système :

Notre système est donc équivalent à :

Le tableau des signes de la seconde inéquation donne :

La représentation des conditions sur un axe orienté  donne :

 

 

Elle montre que l’inéquation donnée admet comme  ensemble de solutions :

 

 

 

9)

Démontre que, pour tout réel x strictement positif et  différent de 1, on a :


Solution

Pour chaque terme de cette somme, on applique la  relation :

Ainsi, on a :

 

 

 

10)

Résous dans R l’équation :

On utilisera les logarithmes décimaux

 

Solution

On a :

 

 

11)

 

Solution

Compte tenu de la seconde équation, la première s’écrit :

En prenant les logarithmes népériens des deux membres,  on obtient :

Comme x est strictement positif, on peut simplifier ; on  obtient :

Comme a est différent de 1, on peut écrire :

 

 

12)