Raymond's profilemaths flashPhotosBlogListsMore Tools Help

Blog


    9/2/2009

    BIENVENUE DANS MATHS FLASH

     

     
    Google
     
     BIENVENUE DANS MATHS FLASH
     
     
    la mathématique est simple...elle t'ouvre plusieurs fenêtres sur l'univers...elle est tolérante et généreuse...elle est ce que n'est pas la Pensée Unique...

     

     

    FreeCompteur.com

     

     
     
    MATHS FLASH EST :
     
    - Un soutien gratuit en Mathématiques pour les collégiens, lycéens, ainsi que pour toute personne préparant un concours de niveau brevet ou bac
     
    - Une messagerie instantanée qui vous permet d'exprimer vos difficultés et d'obtenir une réponse à celles-ci; mais aussi d'obtenir gratuitement et par téléchargement de documents portant sur vos difficultés ou sur des sujets précis
    Pour cela, il suffit d'installer Windows Live Messenger sur votre machine et d'ajouter l'adresse : mathsflash@hotmail.fr à vos contacts
     
     
    SOUTIEN A MATHS FLASH
     
    MATHS FLASH, pour pouvoir affronter les frais de sa maintenance logicielle et survivre, aura besoin de votre solidarité.
     
    Celles et ceux qui souhaitent y contribuer peuvent contacter :
     
     

     
     
     

    Référencé par Blogtrafic

     

    http://raymrich.blogtrafic.com

     

     VOTE POUR MATHS FLASH

    en cliquant sur l'URL, ci-dessus

     

     

    SOMMAIRE

     

    Pour la Sixième

     

    bien rédiger, c'est d'abord bien raisonner

     

    La médiatrice d'un segment de droite et ses propriétés

     

    Les symboles mathématiques

     

    Repérage - Abscisse d'un point

     

    Points - Droites - Segments de droite - Plan

     

    géométrie de la droite

     

    Angles intérieurs d'un triangle

     

    une propriété des milieux de segments de droite

     

    Opérations avec les nombres sexagésimaux

     

    Divisibilité - Partage et proportion - Opérations sur les unités de temps

     

    Symétrie axiale - Propriétés du losange et du cercle

     

    La multiplication arabe

     

    Constructions géométriques avec l'équerre, le rapporteur et le compas

     

    Machines et chaînes - Applications

     

    Le périmètre du cercle

     

     

    Pour la Cinquième

     

    Il existe un triangle pour lequel, l'orthocentre, le centre du cercle qui lui est circonscrit, le centre du cercle qui lui est inscrit, le centre de gravité sont tous confondus

     

    Triangles équivalents (en surface)

     

    Capacité et Débits : l'exemple d'un  bassin

     

    Attention aux données d'une équation à résoudre !

     

    angles alternes, correspondants, intérieurs

     

    Proportionnalité

     

    comment résoudre une équation ?

     

    comment construire avec mon compas un rectangle équivalent (en surface) à un triangle ?

     

    Application des propriétés d'un triangle isocèle

     

    comment construire avec mon compas un cercle passant par trois points non alignés ?

     

     

    Pour la Quatrième

     

    Puissances d'un nombre - Opérations sur les puissances

     

    Développement et Factorisation

     

    Parallélisme et proportionnalité - Théorème de Thalès

     

    Le théorème de Pythagore et sa réciproque - Applications

     

    Une application concrète du théorème de Pythagore

     

    Constructions géométriques et une application du théorème de Thalès

     

    Propriété des bissectrices intérieure et extérieure dans un triangle

     

    Le cosinus de la mesure d'un angle aigu

     

    Applications de la notion de cosinus de la mesure d'un angle aigu

     

     

    Pour la Troisième

     

    Equations - Systèmes d'équations

     

    Inéquations

     

    Applications du théorème de Thalès

     

    Le théorème de Thalès : outil pour le partage d'un segment de droite dont la longueur
    est un nombre irrationnel

     

    La Tangente de la mesure d'un angle aigu

     

    Une méthode pour trouver rapidement les fonctions trigonométriques des mesures d'angles remarquables

     

    Applications affine et linéaire

     

    Equation d'une droite - Positions relatives de deux droites

     

    Le théorème de Pythagore dans un repère orthonormal - Distance de deux points

     

    Application du théorème de Pythagore dans une construction géométrique

     

    Coordonnées d'un vecteur - Applications sur la Translation

     

    Un lieu géométrique important : l'arc capable

     

    comment construire avec mon compas un carré équivalent (en surface) à un triangle ?

     

    Les identités remarquables : des outils très efficaces pour résoudre une équation à une inconnue, du second degré

     

    Les transformations ponctuelles : symétries, translation et rotation

     

    La Translation : produit de deux symétries centrales

     

    Les angles - Position relative d'un angle par rapport à un cercle

     

    Pyramide et cône

     

    Une erreur à éviter

     

    Ce qu'il ne faut jamais écrire ou faire au brevet

       

    ELEVES PREPARANT LE BREVET, CLIQUEZ CI-DESSOUS :

    http://richraym.free.fr/Maths%20Flash%203EME/

     

     

     

    Pour la Seconde

     

    Droite orthogonale à un plan

     

    Droites orthogonales - projection orthogonale d'un angle droit

     

    Droites orthogonales à un plan - Recherche de lieux géométriques

     

    Identités remarquables - Equations - Systèmes d'équations

     

    Colinéarité de deux vecteurs

     

    Orthogonalité de deux vecteurs

     

    Fonctions - généralités

     

    Encadrement d'une racine d'une équation

     

    Une application de la similitude des triangles : des propriétés dans deux triangles semblables

     

    Des relations métriques dans les triangles rectangles

     

    Comment démontrer l'existence des racines d'une équation sans les calculer ?

     

     

    Pour la Première S

     

    Tangente de la somme de mesures de deux angles - Application

     

    Existence et signes des racines d'une équation à une inconnue du second degré

     

    Etude du signe du trinôme du second degré à une inconnue

     

    Géométrie vectorielle - Notion de barycentre

     

    Géométrie analytique dans l'espace

     

    Produit scalaire - Relations métriques dans le triangle

     

    L'asymptote oblique

     

    Comment déterminer le maximum d'une quantité variable ?

     

     

    Pour la Terminale S

     

    Notions élémentaires de Logique Formelle

     

    Théorie des Ensembles et Topologie

     

    Fonction numérique - Généralités

     

    Comment démontrer la continuité (respectivement la discontinuité) d'une fonction numérique en un point

     

    a et m étant deux réels, comment démontrer qu'une fonction numérique admet pour limite m, lorsque x tend vers a ?

     

    Dérivabilité et notion de différentielle d'une fonction numérique

     

    Intégrabilité d'une fonction numérique - Applications

     

    Fonctions logarithme népérien et exponentielle de base e

     

    Fonctions logarithme et exponentielle de base a

     

    Les nombres complexes - Application à la Géométrie

     

    Un problème : Nombres complexes - Transformation ponctuelle - Géométrie Vectorielle

     

    L'intégration par parties  

     

    Application de l'intégrale à la Géométrie

     

    Résolution des équations différentielles

     

    Cinématique du point

     

    Application des équations différentielles à la Géométrie et à la Physique

     

    Coniques

     

    ELEVES DE TERMINALES SCIENTIFIQUES ET CANDIDATS A DES CONCOURS DE TECHNICIENS SUPERIEURS,
    CLIQUEZ CI-DESSOUS :

    http://richraym.free.fr/maths%20flash/

     

     

     

    Pour les Terminales

     

    Formules usuelles du calcul intégral

     

    Ce qu'il ne faut jamais écrire ou faire au bac

     

     

     

     A vos maths

     

    Idées reçues : être fort...être faible en Maths

     

    Tout est Chaos...

     

    Tu as dit Topologie ?

     

    Vercors mon amour

     

    Un espace et une géométrie qui désobéissent à Euclide

     

    Une étrange égaité; pourtant elle est vraie

     

    Clin d'oeil : continue, non dérivable

     

    Scalène et propriétés communes des triangles remarquables

    10/14/2006

    Coniques - 2ème Partie

     

    VII- Critère de décomposition de la forme générale  de l’équation à deux inconnues, du second degré par  rapport à ces inconnues

     

    Soit dans ce repère, l’équation :

    A, B, C, D, E et F étant des coefficients réels quelconques.

    On admettra sans démonstration le critère suivant :

    Le premier membre de l’équation (1) se décompose en un produit de facteurs du premier degré par rapport à x ou y, si et seulement si, le déterminant du troisième ordre :

     

    Exemple

    Soit dans un repère orthonormal l’équation suivante :

    On a :

    Par conséquent, le premier membre de l’équation donnée se décompose en un produit de facteurs du premier degré par rapport à x ou y.

    La transformation en deux étapes, décrite plus haut, donnera :

    Soient les deux droites réelles d et d’ telles que :

    d et d’, ayant leurs coefficients directeurs égaux à 1, sont  parallèles.

    L’équation donnée a pour solution l’ensemble :

     

    VIII- Invariants de l’équation à deux inconnues, du second degré par rapport à ces inconnues

    On admettra sans démonstration la propriété suivante :

    L’équation :

    A, B, C, D, E et F étant des coefficients réels quelconques  admet trois invariants, par passage d’un repère orthonormal à un autre.

    Ces invariants sont :

     

    IX- Trois genres de courbes

    Soit dans ce repère, l’équation :

    A, B, C, D, E et F étant des coefficients réels quelconques.

     

    Soit (G) sa courbe représentative dans le repère donné.

    On admettra les résultats suivants :

     

    Exemples

    Dans tous les exemples donnés ci-dessous, le repère est  orthonormal.

    1-

    Soit l’équation :

    Soit (G) sa courbe représentative.

    On calcule le discriminant :

    On a :

    Soient les deux droites d et d’ d’équations respectives :

    et

     

    L’équation donnée est donc représentée par :

     

    2-

    Soit l’équation :

    Soit (G) sa courbe représentative.

    On calcule le discriminant :

    On a :

    Soient les deux droites d et d’ d’équations respectives :

    et

    d et d’ ont leurs coefficients directeurs égaux à 1 ; donc elles sont parallèles.

     

    L’équation donnée est donc représentée par :

     

    3-

    Soit l’équation :

    Soit (G) sa courbe représentative.

    On démontre que (G) est du genre parabole et que l’équation est représentée par
    une droite réelle.

    Je te laisse démontrer ces résultats.

     

    4-

    Soit l’équation :

    Soit (G) sa courbe représentative.

    On calcule le discriminant :

    On a :

    Soient les deux droites d et d’ d’équations respectives :

    et

    d et d’ sont deux droites imaginaires dont l’intersection est l’origine O(0,0) du repère.

    L’équation donnée est donc représentée par :

    Elle admet une solution réelle :

    O(0,0)

     

    5-

    Soit l’équation :

    Soit (G) sa courbe représentative.

    Le premier membre ne pouvant pas être égal à un réel strictement  positif, 1, l’équation donnée est donc celle d’une ellipse imaginaire.

     

    6-

    Soit l’équation :

    Soit (G) sa courbe représentative.

    Je te laisse démontrer que la courbe représentative de cette  équation est du genre parabole et que, le premier membre de  l’équation pouvant se décomposer en un produit de facteurs du  premier degré par rapport à x ou y, la solution est l’ensemble :

    d et d’ sont deux droites imaginaires parallèles.

     

    7-

    Soit l’équation :

    Soit (G) sa courbe représentative.

    Je te laisse trouver, par une rotation suivie d’une translation  du repère, l'équation canonique de cette parabole.

     

    X- Conique à centre

    L’ellipse, l’hyperbole et l’union de deux droites concourantes  possèdent, chacune, un centre de symétrie.

    Chacune d’elles est dite conique à centre unique.

    Les coniques du genre parabole n’ont pas de centre ou en  possèdent une infinité.

     

    Soit dans ce repère, l’équation :

    A, B, C, D, E et F étant des coefficients réels quelconques.

    On suppose que cette équation représente une conique (G) à centre.

    On admettra la propriété suivante :

    Les coordonnées du centre W de la conique vérifient le système  d’équations :

    Etant donné que la conique est à centre unique, on a donc la  condition suivante remplie :

    Le système (1) admet donc une solution unique (x0 , y0) telle que :

     

    Conclusion

    Pour trouver les coordonnées d’une conique à centre il suffit de  résoudre le système d’équations (1).

     

    Exemple

    Dans un repère orthonormal , on donne la conique d’équation :

    a)   Démontre que cette conique est une conique à centre unique

    b)   Trouve les coordonnées de ce centre.

    Solution

    a)

    b)

    Le premier membre de l’équation peut donc se décomposer en un produit de facteurs du premier degré par rapport à x ou y.

    La conique est l’union deux droites.

    Les coordonnées de W vérifient le système :

    Sa solution (x0 , y0) est telle que :

     

       

    Exercices

     

    1-

    Dans un repère orthonormal , on donne l’ensemble (E) des points  M du plan vérifiant l’équation :

    On demande de trouver le genre et une équation simplifiée de (E).

    (E) est du genre parabole et on doit trouver comme équation  simplifiée de (E), l’équation :

     

    2-

    Dans un repère orthonormal , on donne l’ensemble (D) des points  M du plan vérifiant l’équation :

    On demande d’expliciter (D).

    On doit trouver que (D) est l’union de deux droites concourantes  (d) et (d’) d’équations respectives :

     

    3-

    Dans un repère orthonormal , on donne l’ensemble (F) des points  M du plan vérifiant l’équation :

    On demande d’expliciter (F).

    On doit trouver que (F) est l’union de deux droites (d) et (d’)  d’équations respectives :

     

    4-

    Dans l’exemple donné au paragraphe V-2, on a trouvé que, dans  un repère orthonormal, le genre de la courbe (E) représentative de  l’équation :

    était une ellipse.

    Trouve les coordonnées de son centre.

    Si I est ce centre, on doit trouver :

     

    5-

    Dans un repère orthonormal, on donne l’ensemble (G) des points M du plan vérifiant l’équation :

    Démontre que (G) est une parabole et trouve, par un changement  de repère, son équation réduite.

    On doit trouver :

    comme équation réduite.

     

    6-

    Dans un repère orthonormal, on donne l’ensemble (F) des points M  du plan vérifiant l’équation :

    Démontre que (F) est une ellipse et trouve, par un changement de  repère, son équation réduite.

    On doit trouver :

    comme équation réduite.

     

    7-

    a)

    On donne dans l’espace un cylindre droit dont la base est un cercle  de rayon r.

    Ce cylindre est coupé par un plan qui fait un angle a avec la base.

    On note (E) l’intersection de ce plan avec ce cylindre.

    Explicite (E).

    b)

    Dans ce même espace, le plan précédent rencontre un cône  circulaire ; l’intersection est notée (I).

    Ce plan est parallèle à deux génératrices distinctes du cône.

    Donne la nature de (I).

     

    Applications affine et linéaire - 2ème Partie

     

    V- Positions relatives de deux droites du plan

    V-1

    Droites parallèles

    1er cas : le plan P est muni d’un repère orthonormal.

    Soit une application affine f définie comme suit :

    Son graphe est la droite d.

     

     

    Pour x nulle, y est égale à b ; d passe donc par le point A  d’abscisse nulle et d’ordonnée à l’origine égale à b.

    Soit la droite d’ passant par A et parallèle à l’axe des abscisses.

    Soit la demi-droite [Ot) dont la direction est parallèle à d.

    Soit M un point quelconque de d, d’abscisse non nulle.

    d’ rencontre la droite perpendiculaire à l’axe des abscisses abaissée  de M au point H.

    Le triangle (AHM) est donc un triangle rectangle en H.

    Dans ce triangle, on a :

    A et H appartenant à la droite d’ parallèle à l’axes des abscisses ont  leurs ordonnées égales ; donc :

    M et H appartenant à la droite (HM) parallèle à l’axes des  ordonnées ont leurs abscisses égales; donc :

    En remplaçant dans l’égalité (1), les coordonnées de H par leurs  égales ainsi trouvées on obtient :

    Or, on a :

    Donc,

    On obtient finalement :

    Comme l’abscisse x de M est non nulle, on peut simplifier par :

    D’où le résultat :

     

     

    Dans un repère orthonormal, le graphe d’une application affine  dont les coefficients sont différents de 0, est une droite formant  avec l’axe des abscisses un angle aigu dont la tangente est égale à  la valeur absolue du coefficient directeur.

    Ce coefficient directeur est souvent appelé pente de la droite  représentative de l’application affine.

    Un cas particulier

    De cette propriété, on déduit immédiatement que si a est nul,  alors :

    d devient donc parallèle à l’axe des abscisses.

     

    Soit une seconde application affine g définie comme suit :

    Soit D son graphe.

    D’après la propriété démontrée ci-dessus, si f et g ont leurs  coefficients directeurs égaux, alors leurs graphes sont parallèles.

    Réciproquement, soient dans un plan muni d’un repère  orthonormal, deux droites d et D telles que :

    D et d différentes de l’axe des ordonnées et non parallèles à cet axe

    D et d parallèles

    Alors, les coefficients directeurs des applications affines que  représentent D et d sont égaux.

     

     

    Conclusion

    Dans un plan muni d’un repère orthonormal, pour que deux  droites différentes de l’axe des ordonnées et non parallèles à cet  axe soient parallèles il faut et il suffit que leurs pentes soient  égales.

     

    2ème cas : le plan P est muni d’un repère quelconque.

    La propriété ci-dessus reste valable, puisque l’une quelconque des  deux droites se déduit de l’autre par une translation.

     

     

    Dans tout ce qui suit le plan sera muni d’un repère  orthonormal

     

    V-2

    Droites perpendiculaires

    Préalable

    Soit un triangle rectangle (ABC) quelconque, rectangle en A.

    Abaissons la hauteur [AH] relative à l’hypoténuse.

     

     

    Parmi les propriétés métriques d’un triangle rectangle, on a :

    La longueur h de la hauteur, est moyenne proportionnelle aux  longueurs des projetés orthogonaux des deux côtés de l’angle droit  sur l’hypoténuse.

    Ainsi :

     

     

    Propriété

    Soient dans un plan P muni d’un repère orthonormal, deux droites  perpendiculaires d et D représentatives respectivement des  applications affines f et g définies comme suit :

    d et D ayant respectivement pour coefficients directeurs a et a’,  leurs angles aigus avec l’axe des abscisses sont respectivement :

     

     

    Soit le cercle (C) de centre l’origine O du repère et de rayon égal à  la longueur commune, égale à 1u.l des deux vecteurs unitaires de  ce même repère
    (u.l étant l’unité de longueur choisie pour
     
    ce repère ; u.l peut être le
    centimètre, par exemple).

    Soit H l’intersection de ce cercle et de l’axe des abscisses.

    De O, menons les droites d’ et D’ respectivement parallèles à d  et D.

     

     

    On obtient ainsi un triangle rectangle (OPQ), rectangle en O, avec :

     

     

    Dans ce triangle rectangle, on a :

     

     

    Ce qui donne :

     

     

    Donc,

     

     

    P et Q sont de part et d’autre de l’axe des abscisses ; donc on peut  écrire :

     

     

    D’après la propriété métrique dans un triangle rectangle, rappelée  en préalable, on a :

     

     

    Finalement, on obtient :

     

     

    Dans un plan muni d’un repère orthonormal, deux droites  distinctes des axes du repère, non parallèles à ces axes et  perpendiculaires, ont le produit de leurs pentes égale à – 1.

    Réciproquement, dans un plan muni d’un repère orthonormal,  deux applications affines de coefficients directeurs a et a’ différents  de zéro et tels que a.a’ égal à – 1 ont leurs graphes  perpendiculaires.

    Cette réciproque est facile à démontrer puisque tout triangle  vérifiant la propriété rappelée ci-dessus en préalable est un triangle  rectangle.

     

    Conclusion

    Dans un plan muni d’un repère orthonormal, pour que deux  droites, distinctes des axes de ce repère et non parallèles à ces  axes, soient perpendiculaires, il faut et il suffit que le produit  des coefficients directeurs des applications affines qu’elles

    représentent soit égale à – 1.

     

     

    Récapitulation générale

    Le plan est muni d’un repère quelconque

     

    L’axe des abscisses a pour équation :

    On dit que l’ensemble des points du plan  d’ordonnées nulles est l’axe des abscisses.

     

    L’axe des ordonnées a pour équation :

    On dit que l’ensemble des points du plan d’abscisses  nulles est l’axe des ordonnées.

     

    L’équation de toute droite parallèle à l’axe des  ordonnées est de la forme :

    On dit que l’ensemble des points du plan d’abscisses  constantes est une droite parallèle à l’axe des  ordonnées.

     

    L’équation de toute droite parallèle à l’axe des  abscisses est de la forme :

    On dit que l’ensemble des points du plan  d’ordonnées constantes est une droite parallèle à  l’axe des abscisses.

     

    L’équation de toute droite distincte des axes du  repère et non parallèle à ces axes est de la forme :

     

    Deux droites d et d’ représentatives des deux  applications affines f et g définies comme suit :

    -        sont concourantes si et seulement si a et a’ sont  distincts

    -        sont parallèles si et seulement si a et a’ sont égaux  et b et b’ sont distincts

    -        sont confondues si et seulement si a et a’ sont  égaux et b et b’ sont égaux

     

    Le plan est muni d’un repère orthonormal

     

    Les conclusions ci-dessus sont encore valables.

     De plus, pour que deux droites distinctes des axes du  repère et non parallèles à ces axes soient  perpendiculaires, il faut et il suffit que le produit des  coefficients directeurs des applications affines

    qu’elles représentent soit égal à – 1.

     

    3ème Partie

    Transformations ponctuelles - 2ème Partie

     

    Exercices

    1)

    Solution

    On sait que :

    Donc,

    Deux vecteurs sont égaux (on dit aussi équipollents) si et seulement si leurs  composantes scalaires de même nom sont égales ; donc :

    Ces deux égalités impliquent :

     

    2)

    Solution

    On sait que la symétrie centrale de centre O, origine du repère, transforme un point  M(x,y) en un
    point M’(– x , – y).

    En posant SO, on obtient :

    On sait que la symétrie axiale d’axe, l’axe des abscisses, transforme un point M (x,y)  en un point
    M’(x , – y).

    En posant Sx’x, on obtient :

    On sait que la symétrie axiale d’axe, l’axe des ordonnées, transforme un point M (x,y) en un point
    M’(– x , y).

    En posant Sy’y, on obtient :

     

    3)

    Dans le plan, on donne un triangle quelconque (ABC).

    Soit A’ le symétrique de A par rapport à la droite (BC).

    Démontre que l’aire du triangle (A’BC) est égale à celle du triangle (ABC).

    Solution

    Les triangles (ABC) et (A’BC) sont symétriques dans la symétrie axiale d’axe (BC).

    Or, on sait que la symétrie axiale conserve les aires, donc les triangles (ABC)  et (A’BC) ont même aire.

     

    4)

    Dans le plan, on donne le parallélogramme (ABCD) de centre O (O est donc

    l’intersection de ses diagonales).

    a-

    Démontre que les triangles (ABD) et (CDB) ont même aire. Que peux-tu en  conclure ?

    b-

    D’un point quelconque K appartenant à (BD), on mène une droite parallèle à (AB)  qui rencontre
    (BC) et (AD) respectivement en G et H.

    Toujours de K, on mène une droite parallèle à (BC) qui rencontre (AB) et (DC)
    respectivement en E et F.

    Démontre que les aires des parallélogrammes (KGCF) et (AEKH) sont égales.

    Solution

    a-

    Soit SO la symétrie centrale de centre O.

    On sait que dans un parallélogramme, l’intersection des diagonales est le milieu de  ces dernières.

    Par conséquent :


    Ainsi,

    Or, on sait que la symétrie centrale conserve les aires ; donc les triangles (ABD) et  (CDB), étant
    symétriques dans la symétrie centrale SO, ont
    même aire.

    Conclusion :

    une diagonale d’un parallélogramme partage ce dernier en deux triangles de même  aire.

    b-

    Pour simplifier les écritures, l’aire d’une figure F se notera :

    a(F).

    D’après la conclusion ci-dessus, on a :

    [BD] étant une diagonale du parallélogramme (ABCD), a(ABD) est égale à a(BCD)

    [BK] étant une diagonale du parallélogramme (EBGK), a(EBK) est égale à a(BGK)

    [KD] étant une diagonale du parallélogramme (KFDH), a(KHD) est égale à a(KFD)

    Or, on a :

    Deux quantités égales à une même troisième sont égales ; donc les  parallélogrammes (AEKH) et (KGCF)
    ont même aire
    .

     

    5)

    Solution

    Il s’agit là d’une construction géométrique.

     

     

    Si A’ est l’image de A par la rotation Rot(O,30°), alors :

    Je trace donc le cercle de centre O et de rayon OA.

    Le point A’ sera l’intersection de ce cercle et de la demi-droite [Ox) faisant avec  [OA) un angle balayé dans le sens contraire des aiguilles d’une montre et égal à  30°.

    Si B’ est l’image de B par la rotation Rot(O,30°), alors :

    Je trace donc le cercle de centre O et de rayon OB.

    Le point B’ sera l’intersection de ce cercle et de la demi-droite [Oy) faisant avec  [OB) un angle balayé dans le sens contraire des aiguilles d’une montre et égal à  30°.

     

    6)

    Solution

    On sait que la pente 2 de la droite d est la tangente de l’angle aigu que forme d  avec l’axe des abscisses.

    L’image du support (x’x) de l’axe des abscisses par cette rotation est donc la droite  D passant par O et de pente 2.

     

    7)

    Solution

    La méthode : on calcule d’abord les coordonnées des images A’ et B’ de A et B par  la translation donnée ; puis on applique les formules donnant les coordonnées de  M’ milieu de [A’B’].

    On sait que si M’(x’,y’) est milieu de [A’B’], alors :

    Donc,

     

    8)

    Solution

    Dans le repère donné, on place les points A, B, C, D, E et F.

    a)

    Il en sera de même pour les deux autres questions de 1) ; je te laisse donc  démontrer que l’on a :

    b)

    c)

    Par ailleurs, on a :

    Finalement, on obtient :

     

    9)

    Solution

    Soit :

    l’équation de d’.

    La translation transformant une droite en une droite qui lui est parallèle, la pente  de d’ devra donc être
    égale à celle de d.

    L’équation de d’ prend la forme :

    d rencontre l’axe des ordonnées au point B(0,– 1).

    Or, B’ appartient à d’ ; ces coordonnées vérifient l’équation de d’.

    On a donc :

    L’équation de d’ est finalement :

    7/10/2006

    Géométrie analytique dans l'espace - 1ère partie

    Auteur : Raymond RICHA
     
     
    Géométrie analytique dans l'espace
     
     

    1- Base et repère de l’espace – Vecteurs dans un repère de l’espace

     

    On note :

     

    Propriétés

     

    Soit O un point quelconque de cet espace.

    Ce repère possède un des deux sens : direct ou indirect.

     

    Lorsque le repère est donné sans aucune indication quant à sons sens, ce dernier est supposé direct.


    Quatre types de repère peuvent se présenter à nous :

     

    Repère orthonormal

     

    Remarques

    Toute propriété satisfaite dans un repère quelconque l’est également dans tout repère particulier.

    Si la nature du repère n’est pas explicitement précisée, alors on considèrera qu’il est un repère direct et quelconque.

     

     

    Dans ce repère, on retrouve les mêmes propriétés citées en début de ce chapitre :

    Soient, dans ce repère, deux points quelconques et distincts A(x,y,z) et B(x’,y’,z’).

    D’après la relation de Chasles, on peut écrire :

    Or,

    Par conséquent,

    La première composante est la différence entre l’abscisse de l’extrémité  du vecteur considéré et celle de son origine.

    La seconde composante est la différence entre l’ordonnée de l’extrémité  du vecteur considéré et celle de son origine.

    La troisième composante est la différence entre la cote de l’extrémité  du vecteur considéré et celle de son origine.

     

    2- Parallélisme

    Dans un repère, deux vecteurs non nuls ont leurs directions ou supports parallèles si et seulement si leurs composantes scalaires de même nom sont proportionnelles.

    Ce théorème est logiquement équivalent au suivant :

    Dans un repère, deux vecteurs non nuls  sont colinéaires si et seulement si leurs composantes scalaires de même nom sont proportionnelles.

     

    d // d’

     

     

    3- Vecteurs orthogonaux - Produit scalaire

    Il est évident que si deux vecteurs sont orthogonaux, alors deux vecteurs qui leur sont respectivement colinéaires sont également orthogonaux.

     

    d et d’ sont orthogonales

     


    Produit scalaire

     

     

    Propriétés

    1-

    Comme la multiplication dans R, ensemble des nombres réels, est commutative et comme deux angles orientés opposés ont même cosinus, il est alors évident que le produit scalaire des vecteurs est également commutatif.

    On écrit :

    2-

    3-

     

    Théorème

    Démonstration

     

    Expression analytique du produit scalaire dans un repère de l’espace

    C’est l’expression analytique générale du produit scalaire de deux vecteurs de l’espace muni
    d’un repère quelconque
    .

    Si le repère est normal, avec :

    alors,

    Si le repère est orthogonal, alors :

    De plus, sachant que le produit scalaire est commutatif, l’expression devient :

    Si le repère est orthonormal, alors :

    et

    Dans ces conditions, l’expression analytique du produit scalaire se
    réduit à :

    D’après ce qui a été dit et démontré précédemment, on a le théorème important suivant :

    Dans l’espace muni d’un repère orthonormal, deux vecteurs sont orthogonaux si et seulement si l’expression analytique de leur produit scalaire est nulle.

     

    Une application directe du produit scalaire dans l’espace muni d’un repère orthonormal

    Si de plus, ce vecteur est différent du vecteur nul, alors :

    De la même manière, on établit les deux autres relations :



     

    Cette relation est l’expression analytique du théorème de Pythagore.

    Dans un repère orthonormal de l’espace, le produit scalaire permet ainsi de calculer la distance entre deux points ou encore la longueur d’un segment de cet espace.

     

     

    4- Equations de la droite, du plan et de quelques figures ou solides remarquables de l’espace muni d’un repère orthonormal

    Equation d’un plan passant par un point donné et orthogonal à un vecteur non nul donné

     

     

    Démonstration

    Conclusion :

    Dans l’espace muni d’un repère orthonormal, l’équation d’un plan est de la forme générale :


    Coordonnées des points d’intersection d’un plan avec les trois axes  du repère


    Parallélisme et orthogonalité de deux plans

    Théorème

    Dans l’espace, muni d’un repère orthonormal, deux plans distincts sont parallèles si seulement si deux de leurs vecteurs normaux respectifs sont colinéaires.

    Démonstration

    On suppose que P et Q sont parallèles et on démontre que leurs vecteurs normaux respectifs :

    sont colinéaires.

    P et Q étant parallèles, toute droite orthogonale à l’un est orthogonale à l’autre.

    Réciproque

    On suppose que P et Q sont tels que :

    On démontre que P et Q sont parallèles.

    Les deux vecteurs précités étant colinéaires, ont même direction.

    P et Q étant orthogonaux à ces deux vecteurs, sont orthogonaux à cette direction, donc ils
    sont parallèles.

     

    Conséquence

    Si de plus α, β et γ sont différents de 0, alors cette condition nécessaire et suffisante peut s’écrire :

    Cette conséquence sert souvent à démontrer le parallélisme de deux plans inclus dans un espace muni d’un repère orthonormal.

    Remarque :


    Théorème

    Dans l’espace, muni d’un repère orthonormal, deux plans distincts sont orthogonaux si et seulement si deux de leurs vecteurs normaux respectifs sont orthogonaux.

    Démonstration

    Les vecteurs :

    leur sont respectivement normaux.

    On suppose que P et Q sont orthogonaux et on démontre que ces deux vecteurs sont orthogonaux.

     

    P et Q étant distincts, se coupent selon la droite D.

    Soit A un point quelconque de D.

    Dans P, on élève de A une droite d perpendiculaire à D. Dans Q, on élève de A une droite d’ perpendiculaire à D.

    P et Q étant orthogonaux, l’angle dièdre (d, d’) est droit.

    d et d’ sont donc respectivement orthogonales à Q et à P.


    Réciproque

    On suppose que P et Q sont tels que :

    On démontre que P et Q sont orthogonaux.

    L’angle (d,d’) est droit.

    Soit (xx’) l’intersection des plans P et Q.

    Le plan (d,d’) rencontre (xx’) au point H.

    La droite d rencontre P au point F et la droite d’ rencontre Q au point G.

    (HF) étant parallèle à d’ et d’ étant orthogonale à Q, (HF) l’est également ; par conséquent (HF) est orthogonale à toute droite de Q et en particulier à (x’x) ; de même, (HG) étant parallèle à d et d étant orthogonale à P, (HG) l’est également ; par conséquent (HG) est orthogonale à toute droite de P et en particulier à (x’x).

    Par conséquent P et Q sont orthogonaux.

     

    Conséquence

    Soient, dans un espace muni d’un repère orthonormal, deux plans définis comme suit :

    Cette conséquence sert souvent à démontrer l’orthogonalité de deux plans inclus dans un espace muni d’un repère orthonormal.

     

    Plan passant par trois points, deux à deux distincts, non alignés, donnés

    On sait que de tels points définissent entièrement un plan que l’on désigne par P.

    Connaissant les coordonnées de ces points, il s’agit de trouver l’équation cartésienne (E) de P dont la forme générale est :

    Chacun de ces trois points appartenant à P a ses coordonnées vérifiant (E).

    On obtient ainsi un système de trois équations à quatre inconnues :

    En prenant ces équations deux à deux, et en soustrayant membre à membre, on élimine δ.

    (1) et (2) donnent :

    (1) et (3) donnent :

    (2) et (3) donnent

    Finalement, on obtient un système de trois équations à trois inconnues
    α, β et γ 
    :

    Comme trois points deux à deux distincts et non alignés déterminent un plan, ce système doit admettre au moins une solution.

    Par ailleurs, le déterminant de Cramer étant nul, il admet donc une infinité de solutions.

    On fixe donc une des inconnues, par exemple α, en la supposant différente de zéro et on calcule les deux autres, β et γ, en fonction de α.

    Pour déterminer δ en fonction de α, il suffit d’utiliser une des trois équations (1), (2) et (3).

    Revenant à la forme générale de l’équation (E), et en remplaçant les trois inconnues calculées en fonction de α, on obtient  une équation de la forme :

    Comme α est non nulle, on peut simplifier et ainsi obtenir l’équation recherchée :

    Exemple

    Ces trois points étant deux à deux distincts et non alignés définissent donc un plan.

    Soit P ce plan.

    A, B et C appartenant à P, leurs coordonnées respectives doivent vérifier cette équation ; on a donc :

    En soustrayant les deux membres des deux premières équations, on obtient :

    En soustrayant les deux membres des deux dernières équations, on obtient :

    En soustrayant les deux membres de la première et troisième équation, on obtient :

    On obtient finalement le système :

    Ce système dont le discriminant de Cramer est nul, admet une infinité de solutions, du fait que
    le plan P existe.

    On fixe la composante α en la supposant non nulle.

    Les deux dernières équations donnent, par addition membre à membre, une relation entre α et β :

    La première équation donne γ en fonction de α et β :

    La première équation du premier système donne :

    (E) devient :

    D’où l’équation de P :

     

    Plan passant par un point donné et orthogonal à une droite donnée

    On demande de trouver l’équation (E) du plan P passant par A et orthogonale à d.

    A appartenant à P, ses coordonnées doivent vérifier (E) ; en remplaçant dans (E), x, y et z
    par ces coordonnées, on déduit δ
    .

    Exemple

    A appartenant à P, ses coordonnées doivent vérifier (E) ; en remplaçant dans (E), x, y et z
    par ces coordonnées, on déduit δ.

    L’équation (E) est finalement :

     

    Plan passant par deux points distincts donnés et parallèle à une droite donnée, les deux points étant tels que la droite qu’ils définissent et celle donnée sont non coplanaires

    On demande de trouver l’équation (E) du plan P contenant [AB] et parallèle à d.

    Un de ses vecteurs normaux est :

    On a donc :

    A appartenant à P, ses coordonnées doivent vérifier (E) ; en remplaçant dans (E), x, y et z
    par ces coordonnées, on obtient :

    B appartenant à P, ses coordonnées doivent vérifier (E) ; en remplaçant dans (E), x, y et z
    par ces coordonnées, on obtient :

    On obtient ainsi un système de quatre équations à quatre inconnues u, v, w et δ.

    Son discriminant étant nul, il admet donc une infinité de solutions.

    En fixant une des quatre inconnues, par exemple u, et en la supposant non nulle, on calcule les trois autres en fonction de celle-ci.

    Revenant à la forme générale de l’équation (E), et en remplaçant les trois inconnues calculées
    en fonction de u, on obtient  une équation de la forme :

    Comme u est non nulle, on peut simplifier et ainsi obtenir l’équation recherchée :

    Exemple

    Trouve l’équation du plan P passant par les points A(1,1,1) et B(2,3,4) et parallèle à l’axe des cotes z’z.

    Un de ses vecteurs normaux est :

    On a donc :

    A appartenant à P, ses coordonnées doivent vérifier (E) ; en remplaçant dans (E), x, y et z
    par ces coordonnées, on obtient :

    B appartenant à P, ses coordonnées doivent vérifier (E) ; en remplaçant dans (E), x, y et z
    par ces coordonnées, on obtient :

    D’où le système :

    Le discriminant de Cramer du système étant nul, ce dernier admet une infinité de solutions.

    En fixant la composante u, supposée non nulle, on calcule δ et v en fonction de celle-ci.

    Les deux dernières équations permettent de calculer v en fonction de u ; on obtient :

    La deuxième équation permet de calculer δ en fonction de u ; on obtient :

    En simplifiant par u, non nulle, on obtient finalement :

     

    2ème partie

     
     
     

    Géométrie analytique dans l'espace - 2ème partie

    Auteur : Raymond RICHA
     
     

     

    Géométrie analytique dans l'espace
    suite

     

    Distance d’un point à un plan

    On abaisse de A la droite d orthogonale à P qui rencontre ce dernier au point H.

    Par définition, AH est la distance du point A au plan P.

    On a donc :

    Donc,

     

    Equations d’une droite dont un des vecteurs directeurs est donné
    et passant par un point donné

    Un point M(x,y,z) de cet espace appartient à d si et seulement s’il existe un réel λ et un  seul tel que :

    Ce sont là les équations paramétriques de la droite d.

    Si de plus d n’est parallèle à aucun des axes du repère et n’est confondue  avec aucun de ces axes, alors cette condition nécessaire et suffisante s’écrit sous la forme d’une situation de proportionnalité :

    Réciproquement, tout système de la forme :

    définit les équations paramétriques d’une droite passant par le point de  coordonnées a, b et c et ayant pour vecteur directeur de composantes scalaires α, β et γ.

     

    Pour tout point M(x , y, z) de la droite d, il existe un réel λ et un seul tel que :

    Réciproquement, pour tout réel λ, le système :

    définit un point M(x , y, z) unique appartenant à la droite d.

    Lorsque le paramètre réel λ parcourt l’ensemble des nombres réels, le point  M(x , y , z) parcourt la droite d.

     

    Intersection de deux plans

    On sait que s’il existe au moins un réel non nul λ tel que :

    alors P et Q sont parallèles.

     

    Dans le cas contraire, c’est-à-dire si les coefficients réels u, v et w ne sont pas respectivement proportionnels aux coefficients réels u’, v’ et w’,

    alors P et Q, étant distincts, ne sont pas parallèles et se coupent selon une droite d. d est ainsi l’intersection de ces deux plans.


    Tout point M(x, y, z) appartenant à d appartient simultanément à P et Q et  ses coordonnées doivent vérifier le système de deux équations :

    Réciproquement, tout système de deux équations de la forme :

    et tel que les coefficients réels u, v et w ne sont pas respectivement proportionnels aux coefficients réels u’, v’ et w’ représente une droite qui est intersection des plans d’équations respectives :


    Le système :

    est appelé système d’équations représentant la droite d.

     

    Passage du système d’équations représentant une droite aux

    équations paramétriques de cette droite

    Une droite d est donnée par un système de deux équations de la forme :

    On se propose de trouver ses équations paramétriques.

    On prend deux points distincts A et B arbitraires  tels que leurs coordonnées  respectives vérifient le système donné.

    Pour tout point M(x, y, z) appartenant à d, il existe au moins un réel λ et un  seul tel que :

    Si de plus m, n et p sont différents de 0, on peut écrire la situation de  proportionnalité :

     

    Exemple

    On demande de trouver les équations canoniques de cette droite.

    Si l’on prend une valeur arbitraire pour x, par exemple 0, on constate que le système :

    n’admet aucune solution.

    On verra par la suite pourquoi on ne peut donner à x une valeur arbitraire.

    Soit z égale à 0 ; le système devient :

    Le discriminant est égal à :

    Ce discriminant étant différent de zéro, le système admet une solution  unique dans R2.

     

    Cette solution est :

    Soit y égale à 0 ; le système devient :

    Le discriminant est égal à :

    Ce discriminant étant différent de zéro, le système admet une solution unique dans R2.

    Cette solution est :


     

    M(x , y, z) étant un point quelconque de cet espace, on a donc la suite des  équivalences logiques suivante :

     

     

    Parallélisme et orthogonalité de deux droites dont les équations  sont données

    d et d’ont pour vecteurs directeurs :

    Théorème

    d et d’ sont parallèles si et seulement si les directions ou supports de ces  vecteurs directeurs sont parallèles.

    Ce qui se traduit par :

    Théorème

    d et d’ sont orthogonales si et seulement si le produit scalaire des mêmes  vecteurs directeurs
    est nul.

    Ce qui se traduit par :

     

     

    Distance d’un point à une droite dont les équations sont données

     

     

    On demande de calculer la distance de A à d.

    On mène de A le plan P orthogonale à d qui rencontre cette dernière au  point H.

    Comme d est orthogonale à P, elle est orthogonale à toute droite incluse  dans P et en particulier
    à (AH)
    .

    Par définition, AH est la distance de A à d.

     

    La méthode pour calculer AH

    1-   On cherche l’équation du plan P

    2-   On calcule les coordonnées de H

    3-   Connaissant les coordonnées de A et de H, on applique le théorème de  Pythagore

     

    Exemple

    (L’unité de mesure des longueurs prise dans le repère est le centimètre)

    On demande calculer la distance de A à d au dixième près par défaut.

    On mène de A le plan P orthogonale à d qui rencontre cette dernière au  point H.

    Equation de P

    La forme générale de l’équation de P est :

    d étant orthogonale à P, tout vecteur directeur de d est un vecteur normal  de P.

    A appartenant à P, ses coordonnées vérifient donc l’équation de P et on a :

    Finalement, l’équation de P est :

    Coordonnées de H

    H étant l’intersection de d et de P, ses coordonnées vérifient le système :

    On a donc :

    La situation de proportionnalité permet de calculer l’ordonnée et la cote de  H en fonction de
    son abscisse ; on a :

    Par conséquent,

    Calcul de AH

    Le théorème de Pythagore appliqué dans cet espace donne :

     

     

    5- Coordonnées du barycentre d’un système de points pondérés de  l’espace muni d’un repère orthonormal

    Ce sont là les relations donnant les coordonnées du barycentre G en  fonction des coordonnées
    des points pondérés composant le système
    .

    Exemples

    1-

     

    2-

     

     

    6- Equations cartésiennes de solides remarquables pris dans un  espace muni d’un repère orthonormal

     

    6-1 La sphère

    L’ensemble des points M(x , y, z) de cet espace tels que AM est égale à r  est appelée sphère de centre A et de rayon r.

    Cet ensemble sera noté S(A,r).

    Le théorème de Pythagore permet d’écrire :

    On obtient ainsi l’équation de la sphère de centre A et de rayon r.

     

    Si A est confondu avec l’origine O du repère, alors l’équation de la sphère  de centre O et de rayon r s’écrit :

     

    Si r est nul, alors la sphère S(A,0) se réduit à l’ensemble {A}.

     

    Positions relatives d’une sphère et d’un plan

     

    On mène de A la droite D orthogonale au plan P ; elle coupe  ce dernier au  point H.

    Par définition, AH est la distance de la sphère S(A,r) au plan P et on écrit :

    On a les résultats évidents suivants :

     

    Intersection d’un plan et d’une sphère

     

    On suppose que P est sécant à S(A,r).

    Si la droite passant par A et orthogonale à P coupe ce dernier au point H,  alors :

    Soit (E) l’intersection de S(A,r) et de P.

    (E) est représenté par le système :

    On demande de trouver la nature de (E).

    Soit M(x , y , z) un point quelconque de (E).

    (AHM) étant un triangle rectangle en H, on peut lui appliquer le théorème  de Pythagore qui donnera AM :

    Or A et P étant fixes, la droite passant par A et orthogonale à P et son  intersection H avec P le sont également.

    Par conséquent, la quantité AH est constante.

    (E) est donc le cercle de centre H et de rayon égal à :

     

    Connaissant r, u, v, w et d, on peut trouver ce rayon.

     

    La méthode

    1-

    On calcule la distance AH (distance d’un point à un plan). Elle est égale à :

    2-

     

    Exemples

    1-

    Démontre que P est sécant à S(A,4) et calcule le rayon du cercle –  intersection.

    (L’unité de mesure des longueurs est le centimètre)


    Soit D la droite passant par A et orthogonale à P ; elle coupe ce dernier au point H.

    P est donc sécant à S(A,4).

    L’intersection est un cercle de centre H et de rayon r’ égal à :

     

    2-

    Démontre que Q est sécant à S(O,2) et calcule le rayon du cercle –  intersection.

    (L’unité de mesure des longueurs est le centimètre)

     

    Soit D la droite passant par O et orthogonale à Q ; elle coupe ce dernier au  point F.

    P est donc sécant à S(O,2).

    L’intersection est un cercle de centre F et de rayon r' égal à :

     

    Equation du plan tangent à une sphère en un point de tangence  donné

    On demande de trouver l’équation du plan P tangent à S(A,r) au point de  tangence R.

    Soit M(x , y , z) un point quelconque de cet espace.

    Cette dernière équation est donc celle du plan P ; en la développant, on  pourra la mettre sous la forme :

     

    Exemple

    On demande de trouver l’équation du plan P tangent à S(O,2) au point de  tangence R.

    Soit M(x , y , z) un point quelconque de cet espace.

    P est le plan parallèle au plan (xOy) du repère et passant par R.

     

    6-2 Le cylindre de révolution

    Définition

    Soit une direction quelconque D de l’espace muni d’un repère orthonormal

    R.

    On appelle surface cylindrique de révolution, celle engendrée, par la  rotation autour de D, d’une droite d parallèle à D.

    d est appelée génératrice de cette surface et D, son axe de révolution.

    Soit S cette surface.

    Soient dans ce même espace, deux plans P et Q distincts, parallèles et  orthogonaux à D.

    L’intersection de chacun de ces plans avec S est un cercle. Les deux  cercles, ainsi définis, ont leurs centres appartenant à l’axe D et ont même rayon r.

    P et Q délimite ainsi une portion de S appelée cylindre de révolution, droit.

    D et d sont respectivement l’axe et la génératrice de ce cylindre.

    L’un quelconque des deux cercles définis précédemment est appelé  directrice ou base de ce cylindre.

     

    Equations du cylindre de révolution, droit

    Soit S cette surface.

    L’intersection de S et du plan (xOy) est le cercle (C) de centre A et de rayon  r.

    L’équation de (C) est donc :

    Soient M(x , y , z) un point quelconque de S et m, sa projection orthogonale  dans le plan (xOy).

    Par conséquent m appartient au cercle (C).

    On a donc :

    Or, m appartenant à (C), on obtient :

    Par conséquent, l’abscisse et l’ordonnée de M vérifient l’équation :

    Le système d’équations représentant la surface S est donc :

     

    Soit un plan P parallèle à (xOy) et d’équation :

    Il coupera S selon un cercle (C’) de même rayon que (C) ; son centre  appartient à l’axe D.

    La portion de S délimitée par le plan (xOy) et P est un cylindre de  révolution, droit, d’axe D, de directrice (C) et de génératrice d.

    Le système d’équations représentant ce cylindre est l’un ou l’autre des deux  systèmes suivants (selon que h est positif ou négatif) :

     

    Généralisation

    La portion de S délimitée par deux plans distincts P et Q, parallèles au plan  (xOy), d’équations respectives :

    est un cylindre de révolution, droit.

    Le système le représentant est :

     

    6-3 Le cône de révolution

    Définition

    Soit une direction quelconque D de l’espace muni d’un repère orthonormal

    R.

     

    Soit d une droite quelconque sécante à D au point A.

    On appelle surface conique de révolution, celle engendrée, par la rotation  de la droite d
    autour de D
    .

    A est appelé sommet de cette surface conique de révolution.

    L’angle (D,d) est appelé angle de rotation de cette surface conique de  révolution.

    d est appelée génératrice de cette surface et D, son axe de révolution.


    Soit S cette surface conique de révolution.

    Soit dans ce même espace, un plan P tel que :

    -         A n’appartient pas à P

    -         D est orthogonale à P

    Dans ces conditions, P est sécant à S et l’intersection est un cercle (C) dont le centre appartient
    à D.

    La portion de S comprise entre le sommet A et le plan P est appelée cône  de révolution, droit d’axe D, de génératrice d.

    (C) sera appelé directrice ou base de ce cône.

     

    Equations du cône de révolution, droit

    Soit S cette surface.

    Soient M(x , y , z) un point quelconque de S et P le plan passant par M et  parallèle au plan (xOy).

    P rencontre D au point H, projeté orthogonal de M sur D.

    L’intersection de P et de S est donc un cercle inclus dans P, de centre H et  de rayon HM.

    M appartenant à ce cercle, on obtient le système :

    Or,

    Le système s’écrit alors :

    En posant tan α égale à a, on obtient finalement :

    C’est le système d’équations représentant la surface conique de révolution, droite S.

     

    Soit un plan Q parallèle à (xOy) et d’équation :

    La portion de S délimitée par le sommet A et Q est un cône de révolution,  droit, de sommet A, d’axe D, de directrice le cercle intersection de S et de P

    (C) et de génératrice d.

    Le système d’équations représentant ce cône est l’un ou l’autre des deux systèmes suivants
    (selon que h est positif ou négatif) :

     

    Généralisation

    La portion de S délimitée par deux plans distincts Q et R, parallèles au plan  (xOy), d’équations respectives :

    est représentée par le système d’équations :

     

     

    6/18/2006

    Géométrie vectorielle - Notion de barycentre - 1ère partie

    Auteur  : Raymond RICHA
     
     
    géométrie vectorielle - barycentre d'un système de points pondérés
     
     

    1- Rappel de quelques propriétés établies en géométrie

    dans l’espace

    Trois points non alignés quelconques de l’espace définissent un plan.

    (Figure 1)

     

     

    Figure 1 :

    les trois points non alignés A, B et C définissent le plan (P).

    Chacun de ces trois points appartient au plan (P)

     

    Dans l’espace, la donnée de trois points non alignés quelconques définit un plan.

     

    Une droite quelconque de l’espace et un point quelconque de cet espace  n’appartenant pas à cette droite définissent un plan. (Figure 2)

     

     

    Figure 2 :

    La droite d et le point A ne lui appartenant pas définissent le plan (P)

    Il suffit de prendre deux points B et C distincts appartenant à d
     
    et ainsi on est ramené au cas de la figure 1

     

     

     

    Dans l’espace, la donnée d’une droite quelconque et d’un point quelconque  n’appartenant pas à cette droite définit un plan.

     

    Deux droites concourantes quelconques de l’espace définissent un plan qui  les contient.
    (Figure 3)

     

     

    Figure 3 :

    d et d’ concourantes au point O définissent le plan (P)

    Il suffit de prendre un point A différent de O et quelconque

    appartenant à d
    et deux points distincts différents de O et quelconques

    appartenant à d’
    et ainsi on est ramené au cas de la figure 1

     

     

    Deux droites de l’espace sont dites parallèles si elles appartiennent à un  même plan et si leur intersection est vide.

     

    Remarque importante

    Deux droites de l’espace peuvent avoir une intersection vide tout en n’étant  pas parallèles.

     

    Dans l’espace, une droite d non incluse dans un plan P est dite parallèle à P  si son intersection avec P est vide.

     

    Dans l’espace, une droite d est parallèle à un plan P si et seulement s’il  existe au moins une droite d’ contenue dans P et parallèle à d. (Figure 4)

     

     

    Figure 4

     

    Démonstration

    Par hypothèse on a d parallèle à P.
    On démontre qu’il existe au moins une droite contenue dans P et parallèle à  d.
    Soit un plan Q quelconque contenant d et tel que son intersection avec P  soit d’.
    Si d et d’ étaient concourantes en un point O, ce point, appartenant à d’,  appartiendrait à P
    et ainsi il appartiendrait simultanément à d et P ; ce qui
     
    contredirait l’hypothèse.

    Conclusion : d et d’ incluses dans Q et non concourantes sont parallèles.

    Réciproque

    Par hypothèse, on a d’ incluse dans P et parallèle à d.
    On démontre que d est parallèle à P.
    d et d’ étant parallèles, définissent un plan Q. L’intersection de P et Q est  donc d’.
    Si d n’était pas parallèle à P, alors il existerait au moins un point O commun  à d et P.
    O appartenant à d incluse dans Q, appartiendrait à Q.
    O appartenant simultanément à Q et P, appartiendrait à leur intersection d’.
    Ainsi d et d’ auraient un point commun O ; ce qui contredirait l’hypothèse.

    Conclusion : d est parallèle à P

     

    Dans l’espace, une droite d non contenue dans un plan P est parallèle à ce  plan si et seulement s’il existe au moins un plan Q contenant d et  rencontrant P selon une droite d’ parallèle à d. (Figure 5)

     

     

     

     

    Figure 5

    Démonstration
    Par hypothèse on a d non contenue dans P et d parallèle à P.
    Soit Q un plan quelconque contenant d et sécant à P selon la droite d’.
    On démontre que d’ est parallèle à d.
    Si d’ et d n’étaient pas parallèles, elles auraient alors au moins un point O  en commun.
    O appartenant à d’ incluse dans P, appartiendrait à P.
    Ainsi, O appartiendrait simultanément à P et à d ; ce qui contredirait  l’hypothèse qui énonce que d est parallèle à P.

    Conclusion : d’ est parallèle à d.

    Réciproque

    Par hypothèse on a, d non contenue dans P, Q un plan contenant d et tel  que son intersection avec P est une droite d’ parallèle à d.
    On démontre que d est parallèle à P.
    Si d et P n’étaient pas parallèles, alors ils auraient au moins un point O en  commun.
    O appartenant à d incluse dans Q appartiendrait à Q.
    O appartenant simultanément à Q et P, appartiendrait à leur intersection d’.
    Ainsi, O appartiendrait simultanément à d et d’ ; ce qui contredirait  l’hypothèse qui énonce que d et d’ sont parallèles.

    Conclusion : d est parallèle à P.

     

    Deux plans de l’espace sont dits parallèles si leur intersection est vide.

     

    Dans l’espace, on donne un plan P quelconque et une droite d parallèle à ce  plan.

     
    Il existe un et un seul
    plan contenant d et parallèle à P.

     

    Deux plans de l’espace sont parallèles, si et seulement si, l’un, quelconque,  de ces deux plans, contient deux droites concourantes telles que chacune  d’elle est parallèle à l’autre plan.
    (Figure 6)

     

     

     

    Figure 6 :

    d et d’ sont deux droites incluses dans Q, concourantes, telles que chacune

    d’elles est parallèle à P

    P et Q sont parallèles

    Démonstration

    Par hypothèse on a :

    P et Q deux plans parallèles ; d et d’ deux droites concourantes  quelconques incluses dans Q.

    On démontre que d et d’ sont parallèles à P.

    Si d rencontrait P au point M, alors M serait commun à P et Q ; ce qui

    contredirait l’hypothèse qui énonce que P et Q sont parallèles.

    Par conséquent, d est parallèle à P.

    Si d’ rencontrait P au point M’, alors M’ serait commun à P et Q ; ce qui  contredirait l’hypothèse qui énonce que P et Q sont parallèles.

    Par conséquent, d’ est parallèle à P.

    Conclusion : d et d’ sont parallèles à P.

    Réciproque

    Par hypothèse on a :

    d et d’ deux droites concourantes au point O, incluses dans Q, et telles que  d est parallèle à P et d’ parallèle à P.

    On démontre que P est Q sont deux plans parallèles.

    Si P et Q ne sont pas parallèles, alors il existerait une droite D qui serait  leur intersection.

    Q contenant la droite d parallèle à P, D serait alors parallèle à d.

    Q contenant la droite d’ parallèle à P, D serait alors parallèle à d’.

    Dans le plan Q, on aurait ainsi mené du point O deux droites distinctes d et  d’, parallèles à D ; ce qui contredit l’axiome d’Euclide.

    Conclusion : P et Q sont parallèles.

     

    Dans l’espace, un plan quelconque sécant à des plans parallèles rencontre  ces derniers selon des droites parallèles. (Figure 7)

     

     

    Figure 7 :

    P et Q deux plans parallèles

    R sécants à P et Q

    Par conséquent, d et d’ sont parallèles

     

    Démonstration

    On a par hypothèse, deux plans P et Q parallèles et un plan R sécant à P et  à Q, quelconque.

    Soient d’ l’intersection de R et de P et d’ celle de R et Q.

    On démontre que d et d’ sont parallèles.

    Si d et d’ étaient concourantes au point M, alors ce point serait commun à P  et à Q ; ce qui contredirait l’hypothèse qui énonce que P et Q sont  parallèles.

    Conclusion : d et d’ étant incluses dans R et non concourantes sont  parallèles.

     

    Construction de sections planes

    Soit, dans l’espace, un objet géométrique (F) quelconque.

    On appelle section plane de (F) par un plan qui lui est sécant l’intersection  de (F) avec ce plan.

    Dans des problèmes de géométrie dans l’espace, souvent la construction  des sections planes d’un objet permet de comprendre les propriétés  géométriques de cet objet et assure une clarté à la figure.

     

    Exemples de sections planes :

    La section plane d’une sphère par tout plan qui lui est sécant est un cercle ;  de plus si ce plan passe par le centre de la sphère, alors la section plane est  un grand cercle de cette sphère.

    La section plane d’un cube ou d'un parallélépipède rectangle par un plan  contenant deux arêtes symétriques dans la symétrie centrale O, centre de  ce cube ou de ce parallélépipède rectangle, est un rectangle.

    La section plane d'un parallélépipède quelconque (dit aussi oblique) par un  plan contenant deux arêtes parallèles, est un parallélogramme.

    La section plane d'un tétraèdre quelconque par un plan parallèle à une quelconque des faces de ce tétraèdre est un triangle. De plus, le théorème de Thalès s'applique à cette face et ce triangle.

    La section plane d’un tétraèdre régulier par un plan parallèle à une quelconque des faces de ce tétraèdre est un triangle équilatéral.

    La section plane d’un cône de base circulaire (C) par un plan parallèle à  cette base est un cercle.

    La section plane d’un cylindre par un plan parallèle à sa base est un cercle.

     

    Pour construire une section plane d’un objet (F) par un plan P qui lui est  sécant, il faut d’abord avoir une bonne vision dans l’espace.

    Il faut repérer des droites coplanaires contenues dans le plan P.

    Si ces deux droites sont concourantes, alors leur point d’intersection est un  point supplémentaire appartenant P, et cette conclusion facilite, par la  suite, la construction de la section plane à construire.

     

    Exemple :

    Sur la figure 8 ci-dessous, (ABCDEFGH) est un cube. M est un point de [BF],

    N, un point de [AE] et P, un point de [CD].

    On demande de construire la section plane de ce cube par le plan (MNP).

     

     

     

     

    Figure 8

     

    M et N appartenant à (MNP), [MN] est inclus dans (MNP).

    [MN], étant simultanément inclus dans la face (ABFE) et dans (MNP), est  alors l’intersection de cette face et de (MNP).

    (MN) coupe (BA) au point I.

    I appartenant à (MN) appartient alors à (MNP).

    I et P appartenant à (MNP), (IP) est alors incluse dans ce plan et Q,

    intersection de (IP) et de [AD], appartient à (MNP).

    Q et N appartenant à (MNP), [QN] est inclus dans ce plan.

    [QN], étant simultanément inclus dans la face (ADHE) et dans (MNP), est  alors l’intersection de cette face et de (MNP).

    [PQ], étant simultanément inclus dans la face (ABCD) et dans (MNP), est  alors l’intersection de cette face et de (MNP).

    (IP) rencontre (BC) au point S.

    S appartenant à (IP) appartient alors à (MNP).

    S et M appartenant à (MNP), (SM) est alors incluse dans ce plan et R,  intersection de (SM) et [CG], appartient à (MNP).

    R et M appartenant à (MNP), [RM] est inclus dans ce plan.

    [RM], étant simultanément inclus dans la face (BCGF) et dans (MNP), est  alors l’intersection de cette face et de (MNP).

    [PR], étant simultanément inclus dans la face (CDHG) et dans (MNP), est  alors l’intersection de cette face et de (MNP).

    La section du cube (ABCDEFGH) et du plan (MNP) est alors le pentagone  (MNQPR).

     

     

    2- Espace des vecteurs

     

    2-1 Définitions

    Un vecteur de l’espace est défini par :

    -         la droite qui le porte appelée son support ou sa direction

    -         ses deux extrémités qui définissent sur ce support un segment dont la  longueur est appelée module ou longueur géométrique de ce vecteur

    -         son sens d’orientation, de son origine vers son extrémité (cette origine et  cette extrémité étant les extrémités du segment ayant défini le module)


    Un vecteur est généralement noté par une lettre surmontée d’une flèche ou
      encore par deux lettres surmontées d’une flèche, la première lettre (de  gauche à droite) étant l’origine de ce vecteur et la seconde, son extrémité.

    (Figure 9)

     

     

    Figure 9

     

    On écrit :

    On lit respectivement : « vecteur U ; vecteur V ; vecteur w et vecteur MN ».

     

     

    Deux vecteurs sont dits égaux (ou encore équipollents) s’ils ont même  direction ou support (ou des directions parallèles), même module et même  sens. (Figure 10)

     

     

    Figure 10 :

     

     

    On note E l’espace des vecteurs.

    On définit dans cet espace une addition, nommée addition vectorielle, ayant  les propriétés suivantes :

     

     

     

    On définit également dans E une multiplication d’un nombre réel par un  vecteur de la manière suivante :

     

     

     

    2-2 Relation de Chasles

    Soient A, B et C trois points quelconques de l’espace.

    On a :

    Ce sont les deux écritures de ce qu’on appelle relation de Chasles.

    On en déduit immédiatement que :

     

     

    Généralisation de la relation de Chasles

     

    2-3 Construction géométrique d’une somme et d’une différence de  deux vecteurs donnés

     

    (Figure 11)

     

     

     

    Figure 11 

     

     

    (Figure 12)

     

    Figure 12

     

     

     

    2-4 Construction géométrique d’une somme de plusieurs vecteurs  donnés

     

     

     

     

     

    Figure 13

     

     

     

    3- Vecteurs colinéaires

    Définition

     

     

    Figure 14

     

     

     

     

    D’où la deuxième définition de la colinéarité de deux vecteurs non nuls de  l’espace : deux vecteurs non nuls de l’espace sont dits colinéaires si leurs  directions sont parallèles ou confondues.

     

     

     

     

    Figure 15

     

    A titre d’exercice, je te laisse démontrer ce théorème.

    La démonstration comporte deux parties : on démontre la  condition nécessaire et celle suffisante.

     

     

    4- Combinaison linéaire de deux vecteurs - Vecteurs  coplanaires

     

     

     

     

     

    La coplanarité de ces trois vecteurs se caractérise par la propriété  suivante :

     

     

     

    Figure 16

     

     

    A titre d’exercice, je te laisse démontrer ce théorème.

    La démonstration comporte deux parties : on démontre la condition  nécessaire et celle suffisante.

     

     

    5- Caractérisation d’une droite et d’un plan de l’espace

     

    5-1 Caractérisation d’une droite

     

     

     

     

    Figure 17

     

     

    Il est facile d’établir les théorèmes suivants :

     

     

     

    Figure 18

     

     

    5-2 Caractérisation d’un plan

     

     

     

    Figure 19

     

     

    Il est facile d'établir le théorème suivant :

     

     

     

     

    Figure 20

     

     

    6- Caractérisation de droites et plans parallèles

    Théorème

    Démonstration

     

    Figure 21

     

    d étant parallèle à P, soit un plan Q quelconque contenant d et sécant à P ;  soit d’ l’intersection de Q et P.

    Q contenant d parallèle à P, d’est donc parallèle à d.

     

    Théorème

    (Figure 22)

     

     

    Figure 22

     

    Démonstration

    Au début de ce chapitre, on a établit que deux plans sont parallèles si et  seulement si l’un d’eux contient deux droites concourantes telles que  chacune d’elles est parallèle à l’autre plan.

    On a également établit que si deux plans sont parallèles, tout plan qui leur  est sécant, les coupera selon deux droites parallèles.

    On suppose que P et P’ sont parallèles et on démontre que :

    Réciproque

    Par hypothèse, on a :

    On démontre alors que P et P’ sont parallèles.

    Le plan P, contenant deux droites concourantes d et d’, chacune d’elles  étant parallèles au plan P’, est donc parallèle au plan P’.  

    2ème partie

    Géométrie vectorielle - Notion de barycentre - 2ème partie

    Auteur : Raymond RICHA
     
     

    7- Barycentre d’un système de points de l’espace
     

    7-1 Introduction : signification de la notion de barycentre d’un  système fini de points de l’espace

    Le barycentre d’un système fini de points de l’espace, affectés de  coefficients réels, est le modèle mathématique du barycentre d’un  système fini de points matériels, affectés de masses.
     

    7-2 Définitions

    Le point G est appelé barycentre du système de ces n points.

     

    Remarque importante

    Le barycentre n’existe que si la somme des coefficients réels est différente  de zéro.
     

    Cas particulier

    Démonstration

    Existence du barycentre

    Soit O un point quelconque de l’espace.

    En appliquant la relation de Chasles, l’égalité vectorielle peut s’écrire :

    ou

    Unicité  du barycentre

    Supposons que le système admette un second barycentre G’ ; on a donc :

    La relation de Chasles permet d’écrire :

     

    Une deuxième définition du barycentre d’un système fini de points pondérés

    Si l’on fait confondre O avec G, cette dernière égalité vectorielle donne à

    nouveau :

     

     

    7-3 Propriétés

    1ère propriété

    Le barycentre est inchangé (on dit aussi invariant) lorsque l’on multiplie les

    coefficients par un réel non nul.
     

    2ème propriété

    Si l’on peut extraire de ce système un sous système défini comme suit :

    alors ce sous système admet un barycentre g.

    C’est ce qu’on appelle l’associativité du barycentre.

    A titre d’exercice, démontre cette propriété pour le système :

    sachant que l’on a :

     

    Exercices

    1)

    On donne un tétraèdre (ABCD).

    On désigne par M, N, P, Q, R et S, les milieux respectifs des arêtes [AB],  [AC], [AD], [BC], [CD] et [BD].

     

     

    a-   Montre que le quadrilatère (MNRS) est un parallélogramme.

    b-   En déduire que les droites (MR), (NS) et (PQ) sont concourantes.

     

    Solution

    a-

    Dans le plan (ABC), M et N étant respectivement milieux des côtés [AB] et  [AC] du triangle (ABC), on a :

    Dans le plan (BCD), R et S étant respectivement milieux des côtés [CD] et  [BD] du triangle (BCD), on a :

    Par conséquent,

     

    b-

    (MNRS) étant un parallélogramme, ses diagonales [MR] et [NS] concourent  en leur milieu O.

    Dans le plan (ABC), M et Q étant respectivement milieux des côtés [AB] et  [BC] du triangle (ABC), on a :

    Dans le plan (ACD), P et R étant respectivement milieux des côtés [AD] et  [DC] du triangle (ACD), on a :

    Par conséquent,

     

    (MPRQ) étant un parallélogramme, ses diagonales [MR] et [PQ] concourent  en leur milieu.

    Or, le milieu de [MR], diagonale du parallélogramme (MNRS), est O.

    Par conséquent, O appartient à [PQ] et les droites (MR), (NS) et (PQ)  concourent au point O.

     

    2)

    On donne un parallélépipède oblique (ABCDA’B’C’D’) ;

    On a :

    Soient M, N, O, P, Q et R les centres des faces respectives (ABCD),  (A’B’C’D’), (ADD’A’), (BCC’B’), (ABB’A’) et (DCC’D’).

    1° Montre que le quadrilatère (MONP) est un parallélogramme.

    2° En déduire que les droites (MN), (OP) et (QR) sont concourantes.

     

    Solution

     

     

    Dans le plan (A’DB), O et M étant milieux respectifs des côtés [A’D] et [DB]  du triangle (A’DB), on a :

    Dans le plan (B’D’C), N et P étant milieux respectifs des côtés [B’D’] et  [B’C] du triangle (B’D’C), on a :

    On en déduit :

     

    (MONP) étant un parallélogramme, ses diagonales [MN] et [OP] concourent  en leur milieu.

    Dans le plan (A’DB), Q et M étant milieux respectifs des côtés [A’B] et [DB]  du triangle (A’DB), on a :

    Dans le plan (B’D’C), N et R étant milieux respectifs des côtés [D’B’] et  [D’C] du triangle (B’D’C), on a :

    Par conséquent,

    Par conséquent, les droites (MN), (OP) et (QR) sont concourantes.

     

    3)

    On donne un tétraèdre (ABCD).

    On définit les points E et F par les égalités vectorielles :

    Démontre que les plans (BCD) et (AEF) sont parallèles.

     

    Solution

     

     

    Construction des points E et F

     

    On a donc :


     

     

    On a donc :

     

    On démontre ensuite que les plans (BCD) et (AEF) sont parallèles.

     

     

    La relation de Chasles appliquée à l’égalité vectorielle :

    donne :

    La relation de Chasles appliquée à l’égalité vectorielle :

    donne :

     

    Ces deux dernières équations étant incompatibles, il n’existe donc pas un  réel k tel que :

     

     

     

    4)

    On donne un tétraèdre (ABCD).

    On donne également les points E et F définis comme suit :

    Démontre que les plans (BCD) et (AEF) sont parallèles.

    (Tu démontreras que les points A, E et F ne sont pas alignés)

    Solution

     

     

     

    Construction des points E et F

     

    On a donc :

     

     

    On a donc :


    On démontre ensuite que les plans (BCD) et (AEF) sont parallèles.

     

    La relation de Chasles appliquée à l’égalité vectorielle :

    donne :

     

    La relation de Chasles appliquée à l’égalité vectorielle :

    donne :

     

    Ces deux dernières équations étant incompatibles, il n’existe donc pas un  réel k tel que :

    Le plan (AEF) est donc défini.

     

     

     

    5)

    On donne un tétraèdre (ABCD).

    Soit E l’image de B dans la symétrie centrale de centre C.

    Soit F l’image de B dans la symétrie centrale de centre D.

    Les points I et J sont les milieux respectifs des arêtes [AB] et [CD].

    Démontre que la droite (IJ) est parallèle au plan (AEF).

    Solution

     

     

     

    La relation de Chasles permet d’écrire :

    L’égalité vectorielle s’écrit alors :

    Comme J est le milieu de [CD], on a :

    Par ailleurs, C et D étant les milieux respectifs de [EB] et [BF], on a :

    D’où

    Par conséquent, on a :

     

     

    6)

    On donne un tétraèdre (ABCD).

    a- Construis les points E, E’, F et F’ définis par les relations vectorielles

    suivantes :

    b- Démontre que les droites (BD) et (E’F’) sont parallèles en prouvant la  colinéarité des vecteurs :

    Je te laisse résoudre cet exercice.

     

    7)

    Soit un tétraèdre (ABCD).

    a- Construis les points I, E, F et G définis comme suit :

    b- Démontre que les points I, E, F et G sont coplanaires.

    c- Soit H le milieu de [BI]. Démontre que les plans (IEF) et (HCD) sont  parallèles.

     

    Solution

    a-

     

     

    Je te laisse faire la construction des points I, E, F et G.

     

    b-

    La relation de Chasles permet d’écrire :

    I étant milieu de [AB], on a :

    D’où

    On en tire :

    D’où

    I étant milieu de [AB], on a :

    On en déduit :

    D’où

     

    c-

    La relation de Chasles permet d’écrire :

    Par ailleurs, à l’aide de la relation de Chasles, on a :

    On en tire :

    D’où

    Par conséquent, on obtient :

    Cette dernière égalité vectorielle peut donc s’écrire :



    La relation de Chasles permet d’écrire :

    Or, plus haut on a démontré que :

    D’où

    Cette dernière égalité vectorielle peut donc s’écrire :

     

     

    8)

    Construction du barycentre d’un système de points

    La méthode générale

    Pour construire le barycentre d’un système de points pondérés de l’espace,  on doit :

    a-   écrire la relation vectorielle définissant le barycentre considéré ;

    b-   transformer cette relation vectorielle afin d’obtenir un vecteur dont une  des extrémités est le barycentre, en fonction de vecteurs fixes connus ;

    c-    construire le barycentre en utilisant la relation vectorielle transformée à  l’étape b.

     

    8-1

    8-2

    A, B et C sont les sommets d’un triangle.

    8-3

    On donne un quadrilatère (ABCD).

     

    Solution

    8-1

    On vérifie d’abord si la somme des coefficients est différente de zéro, sinon  le barycentre n’existe pas.

    On a :

    Donc, le barycentre G à construire existe.

    La relation vectorielle définissant G est :

    On transforme cette relation à l’aide de la relation de Chasles ; on obtient :

    Cette dernière égalité vectorielle implique que G appartient à la droite (AB)  et que l’on a :

    Avec ces conclusions, il devient facile de construire G.


    8-2

    On vérifie d’abord si la somme des coefficients est différente de zéro.

    On a :

    Donc, le barycentre G à construire existe.

    La relation vectorielle définissant G est :

    On transforme cette relation à l’aide de la relation de Chasles ; on obtient :

    D’après la relation de Chasles, on a :

    Finalement, on obtient :

    On obtient la figure suivante :

     

     

     

    8-3

    Je te laisse résoudre cette partie.

    Tu dois trouver comme résultat, la relation vectorielle :

     

     

    9)

    Comment reconnaître un barycentre ?

    La méthode générale

    On doit, au départ, avoir une relation vectorielle entre tous les points  donnés.

    A l’aide des outils du calcul vectoriel, on transforme cette relation

    vectorielle afin qu’elle prenne la forme de celle ayant servie à la définition  du barycentre.

    Ayant obtenu cette forme, on s’assure que la somme de ses coefficients réels est différente de zéro.

     

    9-1

    9-2

    9-3

    On donne quatre points A, B, C et D.

    Soit le point M tel que :

    Démontre que M est le barycentre des quatre points donnés affectés de  coefficients à déterminer.

     

    Solution

    9-1

    On transforme la relation vectorielle donnée pour la mettre sous la forme  de celle ayant servi à définir le barycentre ; on a :

    Je te laisse faire  cette partie ; tu dois trouver comme résultat :

    9-2

    Je te laisse faire  cette partie ; tu dois trouver comme résultat :

    9-3

    On transforme la relation vectorielle donnée pour la mettre sous la forme  de celle ayant servi à définir le barycentre, ceci en utilisant la relation de  Chasles, dans le second membre de la relation donnée ; on a :


     

    10)

    On donne dans l’espace un tétraèdre (ABCD).

    Soient I et J les milieux respectifs des arêtes [AC] et [BD].

    Soit G le barycentre des points pondérés (A,1), (B,2), (C,1) et (D,2).

    1° Soient M le barycentre de (A,1) et (B,2) et N celui de (C,1) et (D,2).

    Démontre que G est milieu de [MN] et construis G.

    2° Démontre que les points I, J et G sont alignés et précise la position de G  à l’aide d’une relation vectorielle.

    Solution

     

     

    G étant le barycentre des points pondérés (A,1), (B,2), (C,1) et (D,2), on a :

    M étant le barycentre de (A,1) et (B,2) et N celui de (C,1) et (D,2), on a :

    La propriété d’associativité du barycentre permet de grouper les points  (A,1) et (B,2) en les remplaçant par leur barycentre M affecté du  coefficient :

    La même propriété permet de grouper les points (C,1) et (D,2) en les  remplaçant par leur barycentre N affecté du coefficient :

    La relation vectorielle ayant permis de définir G devient alors :


    Construction de G

    Les relations suivantes permettent de construire M et N :

    On a :

    Après avoir positionné M et N, on construit le point G, milieu de [MN].

    On obtient la figure suivante :

     

    On utilise l’associativité du barycentre, en groupant, d’une part les points  pondérés (A , 1) et
    (C , 1), et d’autre part les points pondérés (B , 2) et
     
    (D , 2).

    Le barycentre des points pondérés (A , 1) et (C , 1) est le milieu I de [AC] ;  celui des points pondérés (B , 2) et (D , 2) est le milieu J de [BD].

    Le point G est donc le barycentre des points pondérés (I , 1 + 1) ou (I , 2)  et (J , 2 + 2) ou (J , 4) ; on obtient donc la relation vectorielle :

    G appartient donc à [IJ] et se situe aux deux tiers de IJ comptés à partir de  I.

     

    11)

    Soit (SABC) un tétraèdre de l’espace.

    a)

    b)

    Démontre que G est le milieu de [BM].

     

    Soient N et P les points tels que (SANB) et (SBPC) sont des  parallélogrammes.

     
    Démontre que G est le milieu de [CN] et de [AP].

     

    Soit K le centre de gravité du triangle (ABC). Démontre que les points S, K  et G sont alignés.

     

    Solution

    a)

    b)

    Par conséquent G est milieu de [BM].

     

     

    (SANB) étant un parallélogramme, on a :

    Par conséquent G est milieu de [CN].

     

    (SBPC) étant un parallélogramme, on a :

    Par conséquent G est milieu de [AP].

     

     

     

     

    K étant le centre de gravité du triangle (ABC), on a :

    Je te laisse résoudre l'exercice qui suit.

    12)

    Dans le plan, on donne le triangle (ABC).

    Soit M le milieu de [AC] et soient les points N et P définis comme suit :

    Ecris M comme barycentre de A et C, puis N comme barycentre de A et B et  enfin P comme barycentre de B et C.

    Démontre que les droites (MB), (NC) et (PA) sont concourantes.

    5/30/2006

    Pyramide et cône

    Auteur : Raymond RICHA
     
     
     

    Convention


    Dans tout ce qui suit, tout élément caché (non directement vu)

     d’un solide représenté dans l’espace à trois dimensions sera

     représenté par une ligne discontinue

     

     

    1- Les pyramides

     

    1-1          Définitions et propriétés

    Dans un plan de l’espace, on considère un polygone quelconque (P).

    On donne un point S de cet espace n’appartenant pas au plan de (P).

     

    On joint S à chacun des sommets de (P).

     

    Le solide de cet espace, délimité par S et (P), est appelé pyramide.

     

    S sera appelé sommet de cette pyramide et (P) sera appelé sa base.

     

    Un segment qui joint S à un sommet quelconque de (P) sera appelé arête

    latérale de la pyramide.

     

    Tout triangle formé par deux arêtes latérales adjacentes et le côté de (P)

    intercepté par ces deux arêtes latérales sera appelé face latérale de la

    pyramide.

     

    La droite orthogonale au plan de (P), abaissée du sommet S, rencontre ce

    plan au point H ; le segment [SH] sera appelé hauteur de la pyramide.

     

     

    Figure 1 : pyramide [S,(ABCD)]

     

    Dans cette figure, le solide noté [S,(ABCD)] est une pyramide dont la base

    est le quadrilatère (ABCD).

    Son sommet est S.

    Les segments [SA], [SB], [SC] et [SD] sont ses arêtes latérales.

    Les triangles (SAB), (SBC), (SCD), (SDA) sont ces faces latérales.

    La droite orthogonale au plan contenant (ABCD) abaissée du sommet S

    rencontre ce plan au point H ; [SH] est la hauteur de cette pyramide.

     

     

    Propriété

    Dans une pyramide, toutes les faces latérales sont des triangles.

     

     

     

    On dira que [S,(P)] est une pyramide régulière si et seulement si sa base

    (P) est un polygone régulier et le support de sa hauteur passe par le

    centre de ce polygone régulier.


    Propriété

    Dans une pyramide régulière, toutes les arêtes latérales ont même

    longueur.

     

    Deux cas particuliers

    1er cas : base triangulaire

    Lorsque la base d’une pyramide est un triangle, cette pyramide sera

    appelée tétraèdre. (Figure 2)

     

     

    Figure 2 : [S,(ABC)] est un tétraèdre

     

    2ème cas : tétraèdre dont la base et les trois faces latérales sont toutes des

    triangles équilatéraux de même longueur de côtés

     

     

    Figure 3 : [S,(ABC)] est un tétraèdre régulier

     

    Lorsque la base et les trois faces latérales d’un tétraèdre sont toutes des

    triangles équilatéraux de même longueur de côtés, alors ce tétraèdre est

    régulier et sera appelé tétraèdre régulier. (Figure 3)

     

     

     

    1-2 Aire latérale d’une pyramide

    L’aire latérale d’une pyramide est la somme des aires de ses faces

    latérales.


     

    Cas particulier du tétraèdre régulier

     

    On donne un tétraèdre régulier [S,(ABC)] dont la longueur commune des

    arêtes latérales est a.

    On a également :

    [SH] étant sa hauteur, la droite (SH) passe par le centre H du cercle

    circonscrit à la base (ABC) qui est un triangle équilatéral; donc on a :

    Soit F l’intersection de (AH) et de [BC] ; [AF] est la médiatrice de [BC] et F

    est milieu de [BC].

    Dans la face latérale (SBC), [SF] est donc la médiane relative au côté [BC]

    du triangle équilatéral (SBC).

    Or, on sait que dans un triangle équilatéral, une médiane relative à un des

    ses côtés est simultanément médiatrice de ce côté ; par conséquent, dans

    (SBC), [SF] est médiatrice de [BC] et le triangle (SFC) est un triangle demi-

    équilatéral, rectangle en F.

    Le théorème de Pythagore appliqué à ce triangle donne :

    Or,

    Donc,

    Par conséquent, on obtient :

    En posant A l’aire de la face latérale (SBC), on obtient :

    Comme dans un tétraèdre régulier, les trois faces latérales sont des

    triangles équilatéraux de même longueur de côtés, l’aire latérale de ce

    tétraèdre est donc :


     

     

     

    1-3 Volume d’une pyramide

    Soit dans l’espace une pyramide quelconque [S,(P)] de sommet S et de

    base polygonale (P).

    Si B est l’aire de la base (P) et si h est la longueur de la hauteur de

    cette pyramide, alors le volume V de cette dernière est égal à :


    Cas particulier du tétraèdre régulier

     

     

    On sait que le pied H de la hauteur de cette pyramide est le centre du

    cercle circonscrit à la base qui est un triangle équilatéral (ABC).

    H est également centre du cercle inscrit à ce triangle équilatéral ; donc

    [CH) est bissectrice de l’angle au sommet C.

    De plus, (AF) ou (HF) étant médiatrice de [BC] ; (HF) est perpendiculaire à

    (BC) ou (FC).

    Par conséquent, dans le triangle (CHF), rectangle en F, on a :

    Le triangle (CHF) est donc un triangle demi-équilatéral.

    On sait que dans un triangle demi-équilatéral dont l’hypoténuse a pour

    longueur L, la longueur du côté opposé à l’angle de mesure 60° est égale à :

    Par conséquent, dans (CHF), on obtient :

     

    Le théorème de Pythagore appliqué au triangle rectangle (SHF) donne :

    On a démontré plus haut que :

    Par conséquent, on obtient :

     

    On sait que la base et toutes les faces latérales d’un tétraèdre régulier sont

    des triangles équilatéraux de même longueur de côtés.

    Donc, ils ont tous même aire et celle–ci a été calculée plus haut et est égale

    à :

    Donc la base de ce tétraèdre a pour aire :

    Le volume est donc :

     

     

     

     

    2- Les cônes

     

    2-1 Définitions et propriétés

    On donne dans un plan un cercle C(O,r) de centre O et de rayon r.

    D’un point S n’appartenant pas au plan de ce cercle, on mène une droite d

    rencontrant C(O,r) au point G.

    Lorsque G parcourt complètement le cercle C(O,r), la demi-droite [SG)

    génère dans l’espace une surface (s).

     

     

    Le solide délimité par (s) et C(O,r) est appelé cône et est noté :

    [S , C(O,r)].

     

    S est appelé sommet de ce cône.

     

    Le cercle C(O,r) est appelé directrice de ce cône et le segment [SG] est sa

    génératrice.

     

    L’aire de la surface (s) est appelée aire latérale de ce cône.

    La droite (SH) passant par S et orthogonale au plan de C(O,r) coupe ce

    plan au point H.

     
    Le segment [SH] est appelé hauteur du cône.


     

    Un  cas particulier

    Lorsque la hauteur d’un cône passe par le centre de sa base circulaire, ce

    cône sera alors appelé cône de révolution.

     

     

     

     

    2-2 Aire latérale d’un cône de révolution

     

     

    Soit un cône de révolution quelconque [S , C(O,r)].

    Si on découpe sa surface latérale selon une génératrice [SG] et on

    développe cette surface, on obtient le schéma suivant :

     

     

     

     

    Ce schéma représente la base circulaire de ce cône, de centre O et de

    rayon r, ainsi que le développement de sa surface latérale.

     

    On obtient ainsi le patron de ce cône. 

     

    Ce patron permet de calculer l’aire latérale de ce cône.

     

    Soit A cette aire.

     

     

     

    2-3 Volume d’un cône

     

     

     

    Exercices

     

    1)

    On donne un cube (ABCDEFGH) de centre S.

    Trace ses diagonales.

    Quelle sont toutes les pyramides régulières de sommet S et de base

    carrée ?

    Solution

     

    Dans un cube, une diagonale est un segment passant par le centre de ce

    cube et joignant deux sommets opposés.

    Ainsi, le cube (ABCDEFGH) possède quatre diagonales qui sont :

    [AG], [DF], [BH] et [EC].

    On obtient six pyramides régulières de sommet S et de base carrée :

    [S , (ABFE)], [S , (DCGH)], [S , (BFGC)], [S , (ADHE)],

    [S , (EFGH)] et [S , (ABCD)]

     

     

    2)

    La pyramide [A , (DCGH)] est inscrite dans le cube (ABCDEFGH).

    On te demande de calculer le volume de cette pyramide, sachant que la

    longueur commune des côtés du cube est a.

    Solution

     

    On sait que dans un cube, le support de chaque arête latérale est

    orthogonale à une base.

    Par conséquent, dans la pyramide [A , (DCGH)], la droite (AD), support de

    l’arête latérale [AD], est orthogonale à la base carrée (DCGH) de cette

    pyramide.

    [AD] est donc la hauteur de cette pyramide.

     

    Si V est le volume de cette pyramide, alors :

    Le volume de cette pyramide est le tiers de celui du cube.

     

     

    3)

    On donne un cylindre dont la base circulaire a pour centre O’ et pour rayon

    r.

    La hauteur [OO’] de ce cylindre a pour longueur OO’ égale à h.

    On inscrit dans ce cylindre une pyramide de sommet O et de base carrée

    (ABCD) inscrite dans la base circulaire de ce cylindre.

    a-

    Démontre que cette pyramide est régulière.

    b-

    On te demande de calculer, en fonction de h et de r, le volume de cette

    pyramide.

    c-

    On retire la pyramide de ce cylindre ; Quel est alors le volume restant ?

    Solution

     

    a-

    (OO’) est le support de la hauteur [OO’] commune à ce cylindre et à la

    pyramide; de plus elle passe par le centre O’ du carré (ABCD).

    Par conséquent, la pyramide [O , (ABCD)] est régulière.

     

    b-

    Calcul de l’aire de la base carrée (ABCD) de la pyramide

    On sait que dans un carré les diagonales se coupent en leur milieu et à

    angle droit.

    Par conséquent, dans (ABCD), le triangle (O’BC) est un triangle rectangle

    en O’ et isocèle.

    Le théorème de Pythagore appliqué à ce triangle donne :

    L’aire de (ABCD) est donc :


     

    Calcul du volume de la pyramide

    Si V est ce volume, alors :


    c-

    Si V’ est le volume restant, alors :

    Finalement, on obtient :


     

     

    4)

    On souhaite réaliser une pièce d’avion en extrayant, d’un matériau dont la

    forme est un cône de révolution, une pyramide, selon le schéma suivant :

     

    Le cône de révolution [S , C(O,r)] a pour sommet S et pour base le cercle

    (C) de centre O et de rayon r.

    La pyramide [S , (ABCDEF)] a pour sommet S et pour base un hexagone

    régulier (ABCDEF) inscrit dans (C).

    La hauteur commune de ce cône et de cette pyramide a pour longueur h.

    On demande de calculer le volume de la pièce obtenue.

    Solution

     

    Calcul de VC

     

    Calcul de VP

     

    Dans le triangle équilatéral (OAB), on abaisse la hauteur [OH] relative au

    côté [AB].

    Le théorème de Pythagore appliqué au triangle rectangle (OHB) donne :

    Donc,

    On obtient :

    L’hexagone régulier (ABCDEF) étant composé de six triangles équilatéraux

    tels que (OAB), a son aire égale à six fois celle de (OAB).

    On a donc :

    Par conséquent,

     

    Le volume de la pièce est :

     

     

     

    5)

    On donne le patron d’un cône de révolution suivant :

     

     

     

    On demande de calculer la longueur g de la génératrice de ce cône de

    révolution.

    Solution

    Le périmètre de la base de ce cône est :

     

     

     

     

     

    6)

    On donne la figure suivante :

     

    (ABCDEFGH) est un cube dont la longueur commune de ses côtés est a.

    Le cercle (C) de centre O est inscrit dans la base carrée (CDHG).

    On demande de calculer le rapport du volume du cône [A , (C)] de sommet

    A et de base (C) à celui du cube.

    Solution

    Soient V le volume du cube et V’ celui du cône.

    On a :

     

    Calcul de V’

    Par conséquent,

     

    Le rapport de V’ à V est donc :

    Les angles

    Auteur : Raymond RICHA
     
     
     

    Angles d’un triangle

     

    On a appris dans les classes antérieures qu’un triangle se compose de trois

    sommets et de trois côtés qui, pris deux à deux, forment un angle dont le

    sommet est l’un des sommets du triangle.

    Par conséquent, un triangle possède trois angles de ce type appelés angles

    intérieurs.

     

    Propriété :

     
    La somme des mesures des angles intérieurs d’un triangle est égale à 180°.

     

    Dans un triangle, tout angle adjacent et supplémentaire à un angle intérieur

    est appelé angle extérieur.

    Soit un triangle (ABC) quelconque pour lequel on a prolongé ses trois côtés

    [AB], [BC] et [AC] de manière que (AB) soit égale à (x’x), (BC) soit égale

    (y’y) et (AC) soit égale à (z’z).

     

    Ses angles intérieurs sont :

    La somme de leurs mesures est :

     

    Propriété :

    Dans un triangle, la mesure d’un quelconque de ses angles extérieurs est

    égale à la somme des mesures des deux angles intérieurs qui ne lui sont

    pas adjacents.

    Démonstration

    La démonstration est établie pour un des angles extérieurs en A.

    Elle est la même pour les autres.

    Or, on sait que :

    Donc,

    Deux quantités égales à une même troisième sont égales et finalement on

    obtient :

     

     

     

    Position relative d’un angle par rapport à un cercle

     

    On donne un cercle quelconque de centre O et de rayon r, noté C(O , r).

     

     

    On appelle angle au centre tout angle dont le sommet est confondu avec le

    centre O.

     

     

    Tout angle au centre intercepte un arc du cercle.

     

     

     

    Etant donné un arc quelconque du cercle, on appelle mesure de cet arc, la

    mesure de l’angle au centre qui l’intercepte.

     

     

     

    Il ne faut pas confondre la longueur d’un arc et sa mesure ; ce sont deux

    notions différentes.

    Par exemple, on dira que la longueur d’un arc est de 5cm, alors que sa

    mesure est de 30°.

     

    Ainsi, à l’angle au centre mesurant 360° correspond le cercle tout entier

    dont la longueur est son périmètre.

    On a donc la correspondance :

     

     

    C’est cette correspondance qu’on utilise pour calculer la longueur (resp. la

    mesure) d’un arc donné sur un cercle, connaissant la mesure (resp. la

    longueur) de cet arc.

     

    Exemple :

     

     

     

    D’où la propriété qui en découle :

    Sur un même cercle, deux arcs au centre de même mesure ont même

    longueur et réciproquement.

     

    Cette propriété n’est plus vraie pour deux arcs, l’un appartenant à un cercle

    et l’autre à un cercle qui est concentrique au premier, interceptés par un

    même angle au centre.

    En effet ces deux arcs ont même mesure, cependant leurs longueurs sont

    différentes puisqu’elles sont fonctions des rayons différents de ces deux

    cercles concentriques.

    A titre d’exercice, je te demande de construire une figure illustrant cette

    remarque.

     

     

    On donne un cercle quelconque de centre O et de rayon r, noté C(O , r).

     

    On appelle angle inscrit tout angle dont le sommet appartient à ce cercle.

     

     

     

     

    Propriété :


    La mesure de tout angle inscrit est égale à la moitié de la mesure de l’arc

    qu’il intercepte.

    Démonstration

    1er cas :

     
    le suppo
    rt d’un des côtés de l’angle inscrit est confondu avec celui d’un

    diamètre du cercle

     

    On joint O à B.

    OM et OB sont égales au rayon du cercle ; donc le triangle (MOB) est

    isocèle.

     

    2ème  cas :

     
    le centre O du cercle est à l’intérieur de l’angle inscrit

     

    On joint M à O.

    La droite (MO) rencontre le cercle en un deuxième point N.

     

    3ème  cas :

     
    le centre O du cercle est à l’extérieur de l’angle inscrit

    A titre d’exercice, je te laisse démontrer la propriété pour ce troisième cas.

     
    La démonstration est la même que celle du deuxième cas, à la seule

    différence qu’il faudra retrancher des quantités au lieu de les additionner.

     

    Cas particulier : un des côtés de l’angle inscrit est tangent au cercle

     

     

     

     

    On appelle angle intérieur tout angle dont le sommet est à l’intérieur du

    cercle.

     

     

    Propriété :


    La mesure de tout angle intérieur est égale à la moitié de la somme des

    mesures des deux arcs, l’un intercepté par cet angle et l’autre intercepté

    par l’angle intérieur qui lui est opposé au sommet.

     

    Démonstration

     

    On joint M à P et N à P.

     

     

     

    Tout angle dont le sommet est à l’extérieur du cercle et dont chacun des

    côtés est sécant ou tangent au cercle est appelé angle extérieur.

     

    Propriété :


    La mesure de tout angle extérieur est égale à la moitié de la différence  des

    mesures des deux arcs interceptés par ses côtés.

    Démonstration

    1er cas : les deux côtés de l’angle extérieur sont sécants au cercle

     

    On joint A’ à B.

    Par conséquent,

    Finalement , on obtient :

     

    2ème cas : l’un des côtés est tangent au cercle et l’autre, lui est sécant

     

     

    On joint A’ à B.

    Par conséquent,

    Finalement , on obtient :

     

    3ème cas : les deux côtés sont tangents au cercle

     

    On joint A à B.

    Par conséquent,

    Finalement , on obtient :

     

    Exercices

     

    1)

    On donne la figure suivante :

     

    Calcule les mesures des angles suivants :

    Solution

    On obtient finalement :

     

     

    On obtient finalement :

     

    2)

    On donne la figure suivante :

     

    (xy) rencontre le cercle aux points A et B ; (x’y’) le rencontre aux points A’

    et B’.

    (xy) et (x’y’) se coupent au point S.

    Solution

    Par conséquent, on obtient :

     

    3)

    On donne dans un plan deux points distincts et fixes A et B.

    Trouve l’ensemble des points M tels que :

    Solution

     

    Soit la position d’un point M quelconque appartenant à l’ensemble à

    trouver.

    Soit (C) le cercle circonscrit au triangle (AMB).

    Soit O le centre de ce cercle.

    O appartient à la médiatrice d du segment [AB].

    Or, A et B étant fixes, d l’est également.

     

    Menons de B la demi-droite [Bx), tangente à (C) au point de tangence B.

    [Bx) étant une tangente à (C) au point B et [OB] étant un rayon de ce

    cercle dont l’extrémité est B, [Bx) est donc perpendiculaire à (OB).

    O appartient donc à la droite D perpendiculaire à [Bx) au point B.

    Par conséquent, on a :

    A et B étant fixes et la mesure d’angle de 50° étant une constante, la demi-

    droite [Bx) est donc fixe.

    D étant perpendiculaire à cette demi-droite fixe au point B est également

    fixe.

    O appartenant simultanément à deux droites fixes d et D est fixe.

    Par conséquent, le cercle (C) circonscrit au triangle (AMB), ayant son centre

    O fixe et son rayon OA ou OB constant (puisque O et A sont fixes), est fixe.

    Par définition, cet arc (en rouge sur la figure) est appelé arc capable.

     

    Remarque :

    L’énoncé de cet exercice aurait pu être le suivant :

    On donne dans un plan deux points distincts et fixes A et B.

    Un point M de ce plan se déplace tel que :

    Trouve le lieu géométrique de M.

    La solution reste la même.

     

    4)

    On donne la figure suivante :

     

     

    Solution

    Par ailleurs, on a :

    Finalement, on obtient :

     

    5)

    On donne un cercle C(O , r).

    Par un point S situé à l’extérieur de ce cercle, on mène les deux tangentes

    (Sx) et (Sy) à ce même cercle.

    Le point de tangence relatif à (Sx) est A et celui relatif à (Sy) est B.

    Démontre que le triangle (SAB) est équilatéral.

    Solution

     

    Par ailleurs, on sait que sur les deux tangentes à un cercle issues d’un

    même point, les segments délimités par ce point et les deux points de

    tangence ont même longueur.

    Par conséquent, on a :

    Le triangle (SAB) ayant un angle de mesure 60° et deux côtés de même

    longueur, est équilatéral.

     

    6)

    On donne deux cercles sécants C(O, r) et C’(O’ , r).

    Chacun de ces cercles passe par le centre de l’autre.

    Les intersections de C(O, r) et C’(O’ , r) sont les points A et B.

    Solution

     

    O’ appartenant à (C), on a :

    O appartenant à (C’), on a :

    Ainsi,

    La symétrie axiale d’axe (OO’) permet d’en déduire que le triangle (OO’B)

    est également équilatéral.

    Par conséquent, on a :

     

    7)

    a-

    Dans un plan, on donne un quadrilatère (ABCD) inscrit dans un cercle

    C(O , r).

    Démontre que les angles intérieurs de ce quadrilatère sont deux à deux

    opposés et supplémentaires.

    b-

    On donne dans un plan un quadrilatère convexe (ABCD) tel que deux de ses

    angles intérieurs et opposés sont supplémentaires.

    Démontre que (ABCD) est inscrit dans un cercle, autrement dit, que ses

    quatre sommets sont situés sur un même cercle.

    On dira alors que les points A, B, C et D sont cocycliques.

    c-

    Déduis des conclusions des questions a et b une condition nécessaire et

    suffisante pour qu’un quadrilatère convexe soit inscriptible dans un cercle.

     

    Je te laisse résoudre cet exercice.

     

    a-

    Pour cette question, il suffit d’effectuer la somme des mesures de deux

    angles intérieurs et opposés de ce quadrilatère, sachant que ces angles

    sont des angles inscrits.

    b-

    Pour cette question, on considère le cercle passant par trois quelconques

    des quatre sommets du quadrilatère, par exemple A, B et C et on démontre

    que le quatrième sommet, D, appartient à ce cercle.

    Pour cela, il suffit de raisonner par l’absurde : ce quatrième sommet D peut

    prendre trois positions par rapport au cercle passant par les trois autres

    sommets.

     
    S’il est à l’intérieur ou à l’extérieur du cercle, l’angle intérieur du

    quadrilatère, en D, a alors pour mesure la demi - somme ou la demi -

    différence des mesures de deux arcs et ceci aboutit à une contradiction

    avec l’hypothèse de supplémentarité de deux angles

    opposés, en D et en B, du quadrilatère.

    c-

    Pour qu’un quadrilatère convexe soit inscriptible dans un cercle, il faut et il

    suffit que deux angles intérieurs opposés de ce quadrilatère soient

    supplémentaires.

     

    5/20/2006

    Transformations ponctuelles - 1ère Partie

    Auteur ; raymond RICHA
     
     

    transformations ponctuelles

     

    1- Définition générale d’une transformation ponctuelle

     

    Dans un plan (P) quelconque, une transformation ponctuelle T est une application

    dans (P).

    T applique à tout point M appartenant à (P) un point et un seul M’ appartenant à

    (P).

    M’ sera appelé image de M par la transformation ponctuelle T. On écrit :

    On dit aussi que le point M est l’antécédent du point M’ par T.

     

    Si un point M du plan (P) coïncide avec son image, alors on dira que M est un point

    invariant pour la transformation ponctuelle T.

    On a donc :

     

    Une transformation ponctuelle dans (P), notée Id, est dite transformation identique

    si et seulement si elle rend invariant tout point de (P).

    Dans ce cas, on a :

     

      

    2- Composition de deux ou plusieurs transformations ponctuelles

    Soient dans un plan (P) deux transformation ponctuelles quelconques T et T’.

    On appelle composée de T suivie de T’, la transformation ponctuelle, C, dans (P)

    définie comme suit :

    Cette écriture est donc logiquement équivalente à :

    C peut également s’écrire :

     

    Remarque importante : cette dernière écriture se lit
     
    « T’ rond T » qui signifie « T suivie de T’ ».

    On peut donc lire, comme en langue arabe, de droite à gauche, T suivie de T’.


    Propriétés de la composition des transformations ponctuelles

    Il est évident que la composition des transformations n’est pas commutative ;

    c’est-à-dire qu’en général, il existe au moins T et T’ telles que :


    Dans un plan (P), pour toute transformation ponctuelle T, on a :


    S’il existe une et une seule transformation T’ telle que :

    alors on dira que T’ est la transformation ponctuelle symétrique de T par la

    composition des transformations ponctuelles.


     

    Une transformation T dans un plan (P) est dite involution ou encore involutive si et

    seulement si elle est identique à sa symétrique par la composition des

    transformations ponctuelle ; dans ce cas on a :


     

    Dans un plan (P), la composition des transformations ponctuelles est associative ;

    c’est-à-dire :

     


     

    3- Image d’un ensemble de points d’un plan par une transformation

    ponctuelle

    Soit dans un plan (P) une transformation ponctuelle T.

    Soit un ensemble E quelconque de points M de (P).

    L’ensemble E’ des points images des points M par T est appelé image de E par T ; il

    est noté :

    Un ensemble E de points M de (P) sera dit invariant point par point, par T, si et

    seulement si tout point M de E est invariant par T.

    Un ensemble E de points M de (P) sera dit globalement invariant, par T, si et

    seulement si :

     



    4- Rappel de deux transformations ponctuelles étudiées dans les classes

    antérieures

    La symétrie centrale

    Soit dans un plan (P) un point O quelconque.

    On appelle symétrie centrale de centre O, la transformation dans (P) , notée SO,  et

    définie comme suit :

    Une autre définition de la symétrie centrale

    On peut définir la symétrie centrale à l’aide des vecteurs ; en effet :

     

     

    La symétrie centrale dans un plan muni d’un repère

    Or,

    On sait que deux vecteurs sont égaux (on dit aussi équipollents) si et seulement si leurs composantes scalaires de même nom le sont ; ainsi :

     

    Dans la symétrie centrale dont le centre est l’origine du repère, tout point M a pour

    image le point M’ dont l’abscisse et l’ordonnée sont respectivement les opposées de

    celles de M.

     

    Réciproquement, si deux points M et M’ de ce plan ont leurs abscisses et leurs

    ordonnées respectivement opposées, alors ils sont symétriques dans la symétrie

    centrale dont le centre est l’origine du repère.

     

    Conclusion

    Pour que deux points du plan soient symétriques par rapport à l’origine du repère,

    il faut et il suffit que leurs abscisses et leurs ordonnées soient opposées.

     

    De cette conclusion, on peut déduire la propriété suivante :

    Cette propriété permet de dire que d’une manière générale, l’image d’un vecteur

    par une symétrie centrale est un vecteur qui lui est opposé.

     

    Propriétés de la symétrie centrale

    Le seul point du plan (P) invariant par la symétrie centrale de centre O est le point

    O.


    Toute droite du plan (P) passant par le centre O de la symétrie centrale est

    globalement invariante par cette symétrie centrale.

    Démonstration

     

    La droite (x’x) passe par O.

    Tout point M de la demi-droite [Ox’), différent de O, a pour symétrique le point M’

    de lademi-droite [Ox), tel que :

    Ces points M ne sont pas invariants par cette symétrie.

    Cependant, l’image de [Ox) est [Ox’) et réciproquement ; donc la droite (x’x),

    union de ces deux demi-droites, est globalement invariante par cette symétrie.

     

    La symétrie centrale est une involution.

    Démonstration

    Dans le plan (P), soit une symétrie centrale quelconque SO, de centre O.

    Soit M un point quelconque appartenant à (P).

    Soient :

    On a donc :

    Par conséquent,

    Donc, M’’et M sont confondus et par conséquent,

    Donc,

     

     

    La symétrie centrale conserve l’alignement de points : si trois points sont alignés,

    alors leurs images le sont également.

     

    Toute droite du plan ne passant pas par le centre d’une symétrie centrale a pour

    image une droite qui lui est parallèle.

     

    On en déduit que la symétrie centrale conserve le parallélisme : deux droites

    parallèles ont pour images deux droites parallèles.

     

    La symétrie centrale conserve l’orthogonalité de deux droites : deux droites

    perpendiculaires ont pour images deux droites perpendiculaires.

     

    La symétrie centrale conserve les distances.

     

    La symétrie centrale conserve les milieux de segments : si S est un segment de

    milieu M, alors son image S’ est un segment de milieu M’, M’étant l’image de M.

     

    La symétrie centrale conserve les angles.

     

    La symétrie centrale conserve les aires.

     

    La symétrie centrale conserve les propriétés géométriques d’une figure.

    L’image d’un carré est un carré de même dimension ; l’image d’un rectangle est un

    rectangle de mêmes dimensions, l’image d’un triangle est un triangle de mêmes

    périmètre et aire ; l’image d’un polygone quelconque est un polygone de mêmes

    périmètre et aire.

    Un triangle quelconque ayant pour orthocentre, centre du cercle qui lui est inscrit,

    centre du cercle qui lui est circonscrit et centre de gravité, respectivement les

    points H, I, J et G, a pour image par une symétrie centrale quelconque, un triangle

    dont l’orthocentre, le centre du cercle qui lui est inscrit, le centre du cercle qui lui

    est circonscrit et le centre de gravité, sont les symétriques H’, I’, J’ et G’ des points

    H, I, J et G.

     

    Un cercle quelconque de centre P et de rayon r a pour image par une symétrie

    centrale quelconque un cercle de centre P’, image de P par cette symétrie et pour

    rayon r.

    Un cas particulier : si un cercle a son centre confondu avec le centre d’une symétrie

    centrale, alors il est globalement invariant par cette symétrie.

     


    La symétrie axiale

    Soit dans un plan (P) une droite d quelconque.

    On appelle symétrie axiale d’axe d, la transformation dans (P) , notée Sd,  et définie

    comme suit :

     

     


     

    D est donc médiatrice du segment [MM’] : l’axe de symétrie est médiatrice du

    segment obtenu en joignant un point à son image.

     

    La symétrie axiale dans un plan muni d’un repère orthogonal

    Par conséquent, (MM’) parallèle à l’axe des abscisses ; donc, les ordonnées de M,

    M’ et H sont égales.

    Ainsi,

    De plus,

    Or, H appartient à l’axe des ordonnées ; donc son abscisse est nulle et ainsi :

    Dans la symétrie axiale d’axe, l’axe des ordonnées du repère orthogonal, tout point

    M a pour image le point M’ dont l’abscisse est l’opposée de celle de M et l’ordonnée

    est égale à celle de M.

     

    Réciproquement, si deux points M et M’ de ce plan ont leurs abscisses opposées et

    leurs ordonnées égales, alors ils sont symétriques dans la symétrie axiale, d’axe,

    l’axe des ordonnées du repère orthogonal.

    Conclusion

    Pour que deux points du plan soient symétriques par rapport à l’axe des ordonnées

    du repère orthogonal, il faut et il suffit que leurs abscisses soient opposées et leurs

    ordonnées égales.



    On peut de la même façon établir les mêmes propriétés pour la symétrie axiale,

    d’axe, l’axe des abscisses d’un repère orthogonal.

    Dans la symétrie axiale d’axe, l’axe des abscisses du repère orthogonal, tout point

    M a pour image le poin